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Französisch Ausgabe

Literatur

Les Paysans

BooksWhale-Ausgabe auf Französisch von Honoré de Balzac

Une lutte rurale implacable autour de la terre, de l’héritage et du changement social.

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Les Paysans

Autour des Aigues, aristocrates, paysans ambitieux, juristes et spéculateurs s’affrontent. Balzac transforme un conflit de propriété en vaste tableau de la société française.

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Honoré de Balzac died in 1850; Les Paysans was first published or performed in 1855. This entry uses the original French text.

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Les Paysans

Honoré de Balzac

VorschaukapitelPREMIÈRE PARTIE QUI TERRE A, GUERRE A I. — LE CHÂTEAU.Vorschau

PREMIÈRE PARTIE QUI TERRE A, GUERRE A I. — LE CHÂTEAU.

VorschaukapitelÀ MONSIEUR NATHAN.Vorschau

Aux Aigues, 6 août 1823.

» Toi qui procures de délicieux rêves au public avec tes fantaisies, mon cher Nathan, je vais te faire rêver avec du vrai. Tu me diras si jamais le siècle actuel pourra léguer de pareils songes aux Nathan et aux Blondet de l’an 1923 ! Tu mesureras la distance à laquelle nous sommes du temps où les Florine du dix-huitième siècle trouvaient, à leur réveil, un château comme les Aigues, dans un contrat.

» Mon très cher, si tu reçois ma lettre dans la matinée, vois-tu de ton lit, à cinquante lieues de Paris environ, au commencement de la Bourgogne, sur une grande route royale, deux petits pavillons en brique rouge, réunis ou séparés par une barrière peinte en vert ?… Ce fut là que la diligence déposa ton ami.

» De chaque côté des pavillons, serpente une haie vive d’où s’échappent des ronces semblables à des cheveux follets. Çà et là, une pousse d’arbre s’élève insolemment. Sur le talus du fossé, de belles fleurs baignent leurs pieds dans une eau dormante et verte. A droite et à gauche, cette haie rejoint deux lisières de bois, et la double prairie à laquelle elle sert d’enceinte, a sans doute été conquise par quelque défrichement.

À ces pavillons déserts et poudreux commence une magnifique avenue d’ormes centenaires, dont les têtes en parasol se penchent les unes sur les autres et forment un long, un majestueux berceau. L’herbe croît dans l’avenue ; à peine y remarque-t-on les sillons tracés par les doubles roues des voitures. L’âge des ormes, la largeur de deux contre-allées, la tournure vénérable des pavillons, la couleur brune des chaînes de pierre, tout indique les abords d’un château quasi royal.

Avant d’arriver à cette barrière, du haut d’une de ces éminences que, nous autres Français, nous nommons assez vaniteusement une montagne, et au bas de laquelle se trouve le village de Couches, le dernier relais, j’avais aperçu la longue vallée des Aigues, au bout de laquelle la grande route tourne pour aller droit à la petite sous-préfecture de la Ville-aux-Fayes, où trône le neveu de notre ami des Lupeaulx. D’immenses forêts posées à l’horizon, sur une vaste colline côtoyée par une rivière, dominent cette riche vallée, encadrée au loin par les monts d’une petite Suisse, appelée le Morvan. Ces épaisses forêts appartiennent aux Aigues, au marquis de Ronquerolles et au comte de Soulanges, dont les châteaux et les parcs, dont les villages vus de loin et de haut donnent de la vraisemblance aux fantastiques paysages de Breughel-de-Velours.

Si ces détails ne te remettent pas en mémoire tous les châteaux en Espagne que tu as désiré posséder en France, tu ne serais pas digne de cette narration d’un Parisien stupéfait. J’ai enfin joui d’une campagne où l’art se trouve mêlé à la nature, sans que l’un soit gâté par l’autre, où l’art semble naturel, où la nature est artiste. J’ai rencontré l’oasis que nous avons si souvent rêvée d’après quelques romans : une nature luxuriante et parée, des accidents sans confusion, quelque chose de sauvage et d’ébouriffé, de secret, de pas commun. Enjambe la barrière, et marchons.

Quand mon œil curieux a voulu embrasser l’avenue où le soleil ne pénètre qu’à son lever ou à son coucher, en la zébrant de ses rayons obliques ma vue a été barrée par le contour que produit une élévation du terrain ; mais, après ce détour, la longue avenue est coupée par un petit bois, et nous sommes dans un carrefour, au centre duquel se dresse un obélisque en pierre, absolument comme un éternel point d’admiration. Entre les assises de ce monument, terminé par une boule à piquants (quelle idée !), pendent quelques fleurs purpurines ou jaunes, selon la saison. Certes, les Aigues ont été bâtis par une femme, ou pour une femme ; un homme n’a pas d’idées si coquettes ; l’architecte a eu quelque mot d’ordre.

Inhaltsverzeichnis

In dieser Ausgabe

  1. 01Full text
  2. 02PREMIÈRE PARTIE QUI TERRE A, GUERRE A I. — LE CHÂTEAU.
  3. 03À MONSIEUR NATHAN.
  4. 04FOURCHON.
  5. 05MOUCHE
  6. 06LA MÈRE TONSARD.
  7. 07MICHAUD ET SA FEMME.
  8. 08CATHERINE TONSARD.
  9. 09NISERON.
  10. 10TIVOLI SERA ILLUMINE EN VERRES DE COULEUR.
  11. 11M
  12. 12FIN DES PAYSANS.

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