
Französisch Ausgabe
Literatur
Turcaret
BooksWhale-Ausgabe auf Französisch von Alain-René Lesage
Une comédie classique qui satirise les financiers, l’argent et les ambitions sociales.
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Bucheinführung
Turcaret
Turcaret met en scène un monde de spéculation, de tromperie et d’ascension sociale. Lesage attaque avec vivacité la puissance de l’argent, les faux-semblants et la corruption des mœurs dans une comédie française devenue classique.
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Alain-René Lesage est mort en 1747, et Turcaret a été publié en 1709. Ces dates soutiennent le statut de domaine public de cette édition originale française.
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Turcaret
Alain-René Lesage
TURCARET, COMÉDIE, Représentée, pour la première fois, le 14 février 1709.
COMÉDIE,
La scène est à Paris, chez la baronne.
TURCARET, COMÉDIE.
VorschaukapitelACTE PREMIER.Vorschau
ACTE PREMIER.
VorschaukapitelScène PREMIÈRE.Vorschau
LA BARONNE, MARINE.
MARINE.
Encore hier deux cents pistoles?
LA BARONNE.
Cesse de me reprocher…
MARINE, l’interrompant.
Non, madame, je ne puis me taire; votre conduite est insupportable.
LA BARONNE.
Marine!
MARINE.
Vous mettez ma patience à bout.
LA BARONNE.
Eh! comment veux-tu donc que je fasse? Suis-je femme à thésauriser?
MARINE.
Ce seroit trop exiger de vous; et cependant je vous vois dans la nécessité de le faire.
LA BARONNE.
Pourquoi?
MARINE.
Vous êtes veuve d’un colonel étranger qui a été tué en Flandre, l’année passée. Vous aviez déjà mangé le petit douaire qu’il vous avoit laissé en partant, et il ne vous restoit plus que vos meubles, que vous auriez été obligée de vendre, si la fortune propice ne vous eût fait faire la précieuse conquête de M. Turcaret le traitant. Cela n’est-il pas vrai, madame?
LA BARONNE.
Je ne dis pas le contraire.
MARINE.
Or, ce M. Turcaret, qui n’est pas un homme fort aimable, et qu’aussi vous n’aimez guère, quoique vous ayez dessein de l’épouser, comme il vous l’a promis, M. Turcaret, dis-je, ne se presse pas de vous tenir parole, et vous attendez patiemment qu’il accomplisse sa promesse, parce qu’il vous fait tous les jours quelque présent considérable: je n’ai rien à dire à cela. Mais ce que je ne puis souffrir, c’est que vous soyez coiffée d’un petit chevalier joueur qui va mettre à la réjouissance les dépouilles du traitant. Eh! que prétendez-vous faire de ce chevalier.
LA BARONNE.
Le conserver pour ami. N’est-il pas permis d’avoir des amis?
MARINE.
Sans doute, et de certains amis encore dont on peut faire son pis-aller. Celui-ci, par exemple, vous pourriez fort bien l’épouser, en cas que M. Turcaret vînt à vous manquer; car il n’est pas de ces chevaliers qui sont consacrés au célibat et obligés de courir au secours de Malte. C’est un chevalier de Paris; il fait ses caravanes dans les lansquenets.
LA BARONNE.
Oh! je le crois un fort honnête homme.
MARINE.
J’en juge tout autrement. Avec ses airs passionnés, son ton radouci, sa face minaudière, je le crois un grand comédien; et ce qui me confirme dans mon opinion, c’est que Frontin, son bon valet Frontin, ne m’en a pas dit le moindre mal.
LA BARONNE.
Le préjugé est admirable! et tu conclus de là?
MARINE.
Que le maître et le valet sont deux fourbes qui s’entendent pour vous duper; et vous vous laissez surprendre à leurs artifices, quoiqu’il y ait déjà du temps que vous les connoissiez. Il est vrai que depuis votre veuvage il a été le premier à vous offrir brusquement sa foi; et cette façon de sincérité l’a tellement établi chez vous qu’il dispose de votre bourse comme de la sienne.
LA BARONNE.
Il est vrai que j’ai été sensible aux premiers soins du chevalier. J’aurois dû, je l’avoue, l’éprouver avant que de lui découvrir mes sentiments, et je conviendrai, de bonne foi, que tu as peut-être raison de me reprocher tout ce que je fais pour lui.
MARINE.
Assurément; et je ne cesserai point de vous tourmenter, que vous ne l’ayez chassé de chez vous; car enfin, si cela continue, savez-vous ce qui en arrivera?
LA BARONNE.
Eh! quoi?
MARINE.
M. Turcaret saura que vous voulez conserver le chevalier pour ami; et il ne croit pas, lui, qu’il soit permis d’avoir des amis. Il cessera de vous faire des présents, il ne vous épousera point; et si vous êtes réduite à épouser le chevalier, ce sera un fort mauvais mariage pour l’un et pour l’autre.
LA BARONNE.
Inhaltsverzeichnis
In dieser Ausgabe
- 01Full text
- 02ACTE PREMIER.
- 03Scène PREMIÈRE.
- 04Scène II.
- 05Scène III.
- 06Scène IV.
- 07Scène V.
- 08Scène VI.
- 09Scène VII.
- 10Scène VIII.
- 11Scène IX.
- 12Scène VI.
- 13Scène VII.
- 14Scène VIII.
- 15Scène IX.
- 16Scène XVII.
- 17Scène XVIII ET DERNIÈRE.
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