法语 版本
哲学
Les Caractères
法语 BooksWhale 版本 · Jean de La Bruyère
Des portraits moraux et sociaux qui observent les passions, les vanités et les travers humains.
- 预览
- 文本节选
- 格式
- 在线阅读, EPUB, PDF
- 访问
- Library 获取
图书简介
Les Caractères
Les Caractères de La Bruyère offrent une suite d’observations brèves, mordantes et précises sur la société, le langage, la cour et les passions humaines. Cette édition française conserve la force des fragments.
BooksWhale 版本
此版本如何整理
此版本基于公版文本,并由 BooksWhale 整理为适合数字阅读的版本。
公版依据
为什么此版本可以分享
Jean de La Bruyère est mort en 1696, et Les Caractères a été publié au XVIIe siècle. Ces dates soutiennent le statut de domaine public du texte français utilisé dans cette édition.
阅读预览
文本节选
预览选自整理后的阅读文本。
预览章节Full text阅读预览
Les Caractères
Jean de La Bruyère
Discours sur Théophraste Les caractères de Théophraste De la dissimulation De la flatterie De l'impertinent ou du diseur de rien De la rusticité Du complaisant De l'image d'un coquin Du grand parleur Du débit des nouvelles De l'effronterie causée par l'avarice De l'épargne sordide De l'impudent ou de celui qui ne rougit de rien Du contre-temps De l'air empressé De la stupidité De la brutalité De la superstition De l'esprit chagrin De la défiance D'un vilain homme D'un homme incommode De la sotte vanité De l'avarice De l'ostentation De l'orgueil De la peur, ou du défaut de courage Des grands d'une république Les peuples sont heureux quand un seul les gouverne. D'une tardive instruction De la médisance
LES CARACTÈRES OU LES MOEURS DE CE SIÈCLE Préface Des ouvrages de l'esprit Du mérite personnel Des femmes Du coeur De la société et de la conversation Des biens de fortune De la ville De la cour Des grands Du souverain ou de la République De l'homme Des jugements De la mode De quelques usages De la chaire Des esprits forts
DISCOURS DE RÉCEPTION À L'ACADÉMIE FRANÇAISE Préface Discours prononcé dans l'académie française le lundi quinzième juin 1693
预览章节Les Caractères De Théophraste预览
Les Caractères De Théophraste
预览章节Discours sur Théophraste预览
Je n'estime pas que l'homme soit capable de former dans son esprit un projet plus vain et plus chimérique, que de prétendre, en écrivant de quelque art ou de quelque science que ce soit, échapper à toute sorte de critique, et enlever les suffrages de tous ses lecteurs.
Car, sans m'étendre sur la différence des esprits des hommes, aussi prodigieuse en eux que celle de leurs visages, qui fait goûter aux uns les choses de spéculation et aux autres celles de pratique, qui fait que quelques-uns cherchent dans les livres à exercer leur imagination, quelques autres à former leur jugement, qu'entre ceux qui lisent, ceux-ci aiment à être forcés par la démonstration, et ceux-là veulent entendre délicatement, ou former des raisonnements et des conjectures, je me renferme seulement dans cette science qui décrit les moeurs, qui examine les hommes, et qui développe leurs caractères, et j'ose dire que sur les ouvrages qui traitent des choses qui les touchent de si près, et où il ne s'agit que d'eux-mêmes, ils sont encore extrêmement difficiles à contenter.
Quelques savants ne goûtent que les apophtegmes des anciens et les exemples tirés des Romains, des Grecs, des Perses, des Égyptiens; l'histoire du monde présent leur est insipide; ils ne sont point touchés des hommes qui les environnent et avec qui ils vivent, et ne font nulle attention à leurs moeurs. Les femmes, au contraire, les gens de la cour, et tous ceux qui n'ont que beaucoup d'esprit sans érudition, indifférents pour toutes les choses qui les ont précédés, sont avides de celles qui se passent à leurs yeux et qui sont comme sous leur main: ils les examinent, ils les discernent, ils ne perdent pas de vue les personnes qui les entourent, si charmés des descriptions et des peintures que l'on fait de leurs contemporains, de leurs concitoyens, de ceux enfin qui leur ressemblent et à qui ils ne croient pas ressembler, que jusque dans la chaire l'on se croit obligé souvent de suspendre l'Évangile pour les prendre par leur faible, et les ramener à leurs devoirs par des choses qui soient de leur goût et de leur portée.
La cour ou ne connaît pas la ville, ou, par le mépris qu'elle a pour elle, néglige d'en relever le ridicule, et n'est point frappée des images qu'il peut fournir; et si au contraire l'on peint la cour, comme c'est toujours avec les ménagements qui lui sont dus, la ville ne tire pas de cette ébauche de quoi remplir sa curiosité, et se faire une juste idée d'un pays où il faut même avoir vécu pour le connaître.
D'autre part, il est naturel aux hommes de ne point convenir de la beauté ou de la délicatesse d'un trait de morale qui les peint, qui les désigne, et où ils se reconnaissent eux-mêmes: ils se tirent d'embarras en le condamnant; et tels n'approuvent la satire, que lorsque, commençant à lâcher prise et à s'éloigner de leurs personnes, elle va mordre quelque autre.
Enfin quelle apparence de pouvoir remplir tous les goûts si différents des hommes par un seul ouvrage de morale? Les uns cherchent des définitions, des divisions, des tables, et de la méthode: ils veulent qu'on leur explique ce que c'est que la vertu en général, et cette vertu en particulier; quelle différence se trouve entre la valeur, la force et la magnanimité; les vices extrêmes par le défaut ou par l'excès entre lesquels chaque vertu se trouve placée, et duquel de ces deux extrêmes elle emprunte davantage; toute autre doctrine ne leur plaît pas. Les autres, contents que l'on réduise les moeurs aux passions et que l'on explique celles-ci par le mouvement du sang, par celui des fibres et des artères, quittent un auteur de tout le reste.
目录
本版本内容
- 01Full text
- 02Les Caractères De Théophraste
- 03Discours sur Théophraste
- 04Les caractères de Théophraste
- 05De la dissimulation
- 06De la flatterie
- 07De l'impertinent ou du diseur de rien
- 08De la rusticité
- 09Du complaisant
- 10De l'image d'un coquin
- 11Du grand parleur
- 12Du débit des nouvelles
- 13De l'effronterie causée par l'avarice
- 14De l'épargne sordide
- 15De l'impudent ou de celui qui ne rougit de rien
- 16Du contre-temps
- 17De l'air empressé
- 18De la stupidité
- 19De la brutalité
- 20De la superstition
- 21De l'esprit chagrin
- 22De la défiance
- 23D'un vilain homme
- 24D'un homme incommode
- 25De la sotte vanité
- 26De l'avarice
- 27De l'ostentation
- 28De l'orgueil
- 29De la peur, ou du défaut de courage
- 30Des grands d'une république
- 31D'une tardive instruction
- 32De la médisance
- 33Les Caractères Ou Les Moeurs De Ce Siècle
- 34Préface
- 35Des ouvrages de l'esprit
- 36Du mérite personnel
- 37Des femmes
- 38Du coeur
- 39De la société et de la conversation
- 40Des biens de fortune
- 41De la ville
- 42De la cour
- 43Des grands
- 44Du souverain ou de la République
- 45De l'homme
- 46Des jugements
- 47Deux choses toutes contraires nous préviennent également, l'habitude et la nouveauté.
- 48Du même fonds dont on néglige un homme de mérite, l'on sait encore admirer un sot.
- 49De la mode
- 50De quelques usages
- 51De la chaire
- 52Des esprits forts
- 53Discours De Réception À L'Académie Française
- 54Préface
- 55Discours prononcé dans l'académie française le lundi quinzième juin 1693