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Les Mystères de Paris
法语 BooksWhale 版本 · Eugène Sue
Un immense roman-feuilleton sur les bas-fonds, le crime, la charité et les secrets de Paris.
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图书简介
Les Mystères de Paris
Les Mystères de Paris a captivé le XIXe siècle par son intrigue populaire, ses contrastes sociaux et sa peinture des quartiers sombres de la capitale. Cette édition française offre un grand classique du roman-feuilleton.
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Eugène Sue est mort en 1857, et Les Mystères de Paris a été publié de 1842 à 1843. Ces dates soutiennent le domaine public de cette édition française.
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Les Mystères de Paris
Eugène Sue
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(1842--1843)
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Le tapis-franc
Un _tapis-franc_, en argot de vol et de meurtre, signifie un estaminet ou un cabaret du plus bas étage.
Un repris de justice, qui, dans cette langue immonde, s'appelle un _ogre_, ou une femme de même dégradation, qui s'appelle une _ogresse_, tiennent ordinairement ces tavernes, hantées par le rebut de la population parisienne; forçats libérés, escrocs, voleurs, assassins y abondent.
Un crime a-t-il été commis, la police jette, si cela se peut dire, son filet dans cette fange; presque toujours elle y prend les coupables.
Ce début annonce au lecteur qu'il doit assister à de sinistres scènes; s'il y consent, il pénétrera dans des régions horribles, inconnues; des types hideux, effrayants, fourmilleront dans ces cloaques impurs comme les reptiles dans les marais.
Tout le monde a lu les admirables pages dans lesquelles Cooper, le Walter Scott américain, a tracé les moeurs féroces des sauvages, leur langue pittoresque, poétique, les mille ruses à l'aide desquelles ils fuient ou poursuivent leurs ennemis.
On a frémi pour les colons et pour les habitants des villes, en songeant que si près d'eux vivaient et rôdaient ces tribus barbares, que leurs habitudes sanguinaires rejetaient si loin de la civilisation.
Nous allons essayer de mettre sous les yeux du lecteur quelques épisodes de la vie d'autres barbares aussi en dehors de la civilisation que les sauvages peuplades si bien peintes par Cooper.
Seulement les barbares dont nous parlons sont au milieu de nous; nous pouvons les coudoyer en nous aventurant dans les repaires où ils vivent, où ils se rassemblent pour concerter le meurtre, le vol, pour se partager enfin les dépouilles de leurs victimes.
Ces hommes ont des moeurs à eux, des femmes à eux, un langage à eux, langage mystérieux, rempli d'images funestes, de métaphores dégouttantes de sang.
Comme les sauvages, enfin, ces gens s'appellent généralement entre eux par des surnoms empruntés à leur énergie, à leur cruauté, à certains avantages ou à certaines difformités physiques.
Nous abordons avec une double défiance quelques-unes des scènes de ce récit.
Nous craignons d'abord qu'on ne nous accuse de rechercher des épisodes repoussants, et, une fois même cette licence admise, qu'on ne nous trouve au-dessous de la tâche qu'impose la reproduction fidèle, vigoureuse, hardie, de ces moeurs excentriques.
En écrivant ces passages dont nous sommes presque effrayé, nous n'avons pu échapper à une sorte de serrement de coeur... nous n'oserions dire de douloureuse anxiété... de peur de prétention ridicule.
En songeant que peut-être nos lecteurs éprouveraient le même ressentiment, nous nous sommes demandé s'il fallait nous arrêter ou persévérer dans la voie où nous nous engagions, si de pareils tableaux devaient être mis sous les yeux du lecteur.
Nous sommes presque resté dans le doute; sans l'impérieuse exigence de la narration, nous regretterions d'avoir placé en si horrible lieu l'explosion du récit qu'on va lire. Pourtant nous comptons un peu sur l'espèce de curiosité craintive qu'excitent quelquefois les spectacles terribles.
Et puis encore nous croyons à la puissance des contrastes.
Sous ce point de vue de l'art, il est peut-être bon de reproduire certains caractères, certaines existences, certaines figures, dont les couleurs sombre, énergiques, peut-être même crues, serviront de repoussoir, d'opposition à des scènes d'un tout autre genre.
Le lecteur, prévenu de l'excursion que nous lui proposons d'entreprendre parmi les naturels de cette race infernale qui peuple les prisons, les bagnes, et dont le sang rougit les échafauds... le lecteur voudra peut-être bien nous suivre. Sans doute cette investigation sera nouvelle pour lui; hâtons-nous de l'avertir d'abord que, s'il pose d'abord le pied sur le dernier échelon de l'échelle sociale, à mesure que le récit marchera, l'atmosphère s'épurera de plus en plus.
Le 13 décembre 1838, par une soirée pluvieuse et froide, un homme d'une taille athlétique, vêtu d'une mauvaise blouse, traversa le pont au Change et s'enfonça dans la Cité, dédale de rues obscures, étroites, tortueuses, qui s'étend depuis le Palais de Justice jusqu'à Notre-Dame.
目录
本版本内容
- 01Full text
- 02Tome I
- 03I
- 04II
- 05III
- 06IV
- 07V
- 08VI
- 09VII
- 10VIII
- 11IX
- 12X
- 13XI
- 14XII
- 15XIII
- 16XIV
- 17XV
- 18XVI
- 19XVII
- 20XVIII
- 21XIX
- 22XX
- 23XXI
- 24DEUXIÈME PARTIE
- 25I
- 26II
- 27III
- 28IV
- 29NOTE RELATIVE À FLEUR-DE-MARIE
- 30V
- 31VI
- 32VII
- 33--DIEU!
- 34VIII
- 35IX
- 36X
- 37XI
- 38XII
- 39GÉNÉALOGIE DES SOUVERAINS DE L'EUROPE ET DE LEUR FAMILLE
- 40GEROLSTEIN
- 41XIII
- 42XIV
- 43XV
- 44XVI
- 45XVII
- 46XVIII
- 47XIX
- 48XX
- 49XXI
- 50XXII
- 51LES MYSTÈRES DE PARIS
- 52Tome II
- 53I
- 54II
- 55III
- 56IV
- 57V
- 58VI
- 59VII
- 60VIII
- 61IX
- 62X
- 63NOIRMONT DE LUCENAY.»
- 64XI
- 65XII
- 66XIII
- 67XIV
- 68XV
- 69D'ORBIGNY-D'HARVILLE.»
- 70XVI
- 71XVII
- 72XVIII
- 73XIX
- 74XX
- 75QUATRIÈME PARTIE
- 76I
- 77II
- 78III
- 79IV
- 80V
- 81VI
- 82VII
- 83--CABRION!!!
- 84VIII
- 85IX
- 86X
- 87XI
- 88XII
- 89XIII
- 90XIV
- 91XV
- 92XVI
- 93XVII
- 94XVIII
- 95XIX
- 96XX
- 97LES MYSTÈRES DE PARIS
- 98Tome III
- 99I
- 100II
- 101III
- 102IV
- 103A. D'HARVILLE
- 104V
- 105VI
- 106VII
- 107VIII
- 108IX
- 109X
- 110XI
- 111--CABRION!!!
- 112XII
- 113XIII
- 114«FRANÇOIS GERMAIN
- 115XIV
- 116XV
- 117«RODOLPHE»
- 118XVI
- 119AU RENDEZ-VOUS DES RAVAGEURS
- 120SIXIÈME PARTIE
- 121I
- 122II
- 123ici.
- 124III
- 125IV
- 126V
- 127VI
- 128VII
- 129VIII
- 130IX
- 131X
- 132WORDSWORTH
- 133XI
- 134XII
- 135LES MYSTÈRES DE PARIS
- 136Tome IV
- 137I
- 138II
- 139III
- 140IV
- 141V
- 142VI
- 143VII
- 144VIII
- 145IX
- 146X
- 147XI
- 148«D'ORBIGNY D'HARVILLE»
- 149XII
- 150XIII
- 151XIV
- 152XV
- 153HUITIÈME PARTIE
- 154I
- 155II
- 156III
- 157IV
- 158V
- 159VI
- 160VII
- 161VIII
- 162IX
- 163X
- 164XI
- 165XII
- 166XIII
- 167XIV
- 168ÉTABLISSEMENT DE LA BANQUE DES TRAVAILLEURS SANS OUVRAGE
- 169«AIMONS-NOUS LES UNS LES AUTRES.»
- 170LES MYSTÈRES DE PARIS
- 171Tome V
- 172I
- 173II
- 174III
- 175IV
- 176V
- 177VI
- 178VII
- 179VIII
- 180IX
- 181X
- 182XI
- 183XII
- 184XIII
- 185XIV
- 186XV
- 187XVI
- 188DIXIÈME PARTIE
- 189I
- 190II
- 191III
- 192ÉPILOGUE
- 193I
- 194LE PRINCE HENRI D'HERKAUSEN-OLDENZAAL AU COMTE MAXIMILIEN KAMINETZ
- 195II
- 196LE PRINCE HENRI D'HERKAUSEN-OLDENZAAL AU COMTE MAXIMILIEN KAMINETZ
- 197III
- 198LE PRINCE HENRI D'HERKAUSEN-OLDENZAAL AU COMTE MAXIMILIEN KAMINETZ
- 199HENRI D'H. O.
- 200IV
- 201V
- 202«GUSTAVE-PAUL,
- 203VI
- 204«VENI, CREATOR OPTIME.»
- 205VII
- 206RODOLPHE À CLÉMENCE
- 207R.
- 208R.
- 209RODOLPHE À CLÉMENCE.
- 210WALTER MURPH.
- 211FIN DE L'ÉPILOGUE.
- 212À MONSIEUR LE RÉDACTEUR EN CHEF DU _JOURNAL DES DÉBATS_
- 213_LA RUCHE POPULAIRE._
- 214EUGÈNE SUE
- 215ENREGISTRÉS GRATIS. AUCUN SALAIRE D'HUISSIER, D'AVOUÉ ET D'AVOCAT NE
- 216PARTIE ADVERSE.
- 217DROIT D'ENREGISTREMENT ET SANS AUCUNS FRAIS.
- 218À M. LE RÉDACTEUR DU JOURNAL DES DÉBATS.
- 219JE NE FERAI RIEN.
- 220SA VACHE ET SA PETITE MAISON POUR Y SUBVENIR...
- 221LA FEMME DONT LA PAUVRETÉ SERAIT CONSTATÉE, ENTRAÎNER VIRTUELLEMENT ET
- 222SANS FRAIS LA SÉPARATION DE CORPS?
- 223EUGÈNE SUE.
- 224AU MÊME.
- 225CIVIL QU'AU CRIMINEL.
- 226EUGÈNE SUE.
- 227FIN DES MYSTÈRES DE PARIS.