BooksWhaleBooksWhale
La Symphonie pastorale cover

法语 版本

文学

La Symphonie pastorale

法语 BooksWhale 版本 · André Gide

Un récit moral intense sur la foi, le désir, la cécité et l’aveuglement intérieur.

预览
文本节选
格式
在线阅读, EPUB, PDF
访问
Library 获取

图书简介

La Symphonie pastorale

La Symphonie pastorale suit un pasteur protestant et une jeune fille aveugle recueillie dans son foyer, révélant les tensions entre charité, passion, vérité morale et illusion spirituelle. Cette édition française conserve la force du récit original.

BooksWhale 版本

此版本如何整理

此版本基于公版文本,并由 BooksWhale 整理为适合数字阅读的版本。

公版依据

为什么此版本可以分享

La Symphonie pastorale a été publié pour la première fois en 1919. La date de publication et la mort de André Gide en 1951 permettent d’établir le domaine public de cette édition française.

阅读预览

文本节选

预览选自整理后的阅读文本。

预览章节Full text阅读预览

La Symphonie pastorale

André Gide

预览章节JEAN SCHLUMBERGER预览

JEAN SCHLUMBERGER

预览章节PREMIER CAHIER预览

10 Février 189…

La neige qui n’a pas cessé de tomber depuis trois jours, bloque les routes. Je n’ai pu me rendre à R… où j’ai coutume depuis quinze ans de célébrer le culte deux fois par mois. Ce matin trente fidèles seulement se sont rassemblés dans la chapelle de La Brévine.

Je profiterai des loisirs que me vaut cette claustration forcée, pour revenir en arrière et raconter comment je fus amené à m’occuper de Gertrude.

J’ai projeté d’écrire ici tout ce qui concerne la formation et le développement de cette âme pieuse, qu’il me semble que je n’ai fait sortir de la nuit que pour l’adoration et l’amour. Béni soit le Seigneur pour m’avoir confié cette tâche.

Il y a deux ans et six mois, comme je remontais de la Chaux-de-Fond, une fillette que je ne connaissais point vint me chercher en toute hâte pour m’emmener à sept kilomètres de là, auprès d’une pauvre vieille qui se mourait. Le cheval n’était pas dételé ; je fis monter l’enfant dans la voiture, après m’être muni d’une lanterne, car je pensai ne pas pouvoir être de retour avant la nuit.

Je croyais connaître admirablement tous les entours de la commune ; mais passé la ferme de la Saudraie, l’enfant me fit prendre une route où jusqu’alors je ne m’étais jamais aventuré. Je reconnus pourtant, à deux kilomètres de là, sur la gauche, un petit lac mystérieux où jeune homme j’avais été quelquefois patiner. Depuis quinze ans je ne l’avais plus revu, car aucun devoir pastoral ne m’appelle de ce côté ; je n’aurais plus su dire où il était et j’avais à ce point cessé d’y penser qu’il me sembla, lorsque tout à coup, dans l’enchantement rose et doré du soir, je le reconnus, ne l’avoir d’abord vu qu’en rêve.

La route suivait le cours d’eau qui s’en échappait, coupant l’extrémité de la forêt, puis longeant une tourbière. Certainement je n’étais jamais venu là.

Le soleil se couchait et nous marchions depuis longtemps dans l’ombre, lorsque enfin ma jeune guide m’indiqua du doigt, à flanc de coteau, une chaumière qu’on eût pu croire inhabitée, sans un mince filet de fumée qui s’en échappait, bleuissant dans l’ombre, puis blondissant dans l’or du ciel. J’attachai le cheval à un pommier voisin, puis rejoignis l’enfant dans la pièce obscure où la vieille venait de mourir.

La gravité du paysage, le silence et la solennité de l’heure m’avaient transi. Une femme encore jeune était à genoux près du lit. L’enfant, que j’avais prise pour la petite-fille de la défunte mais qui n’était que sa servante alluma une chandelle fumeuse, puis se tint immobile au pied du lit. Durant la longue route, j’avais essayé d’engager la conversation, mais n’avais pu tirer d’elle quatre paroles.

La femme agenouillée se releva. Ce n’était pas une parente ainsi que je supposais d’abord, mais simplement une voisine, une amie, que la servante avait été chercher lorsqu’elle vit s’affaiblir sa maîtresse, et qui s’offrit pour veiller le corps. La vieille, me dit-elle, s’était éteinte sans souffrance. Nous convînmes ensemble des dispositions à prendre pour l’inhumation et la cérémonie funèbre. Comme souvent déjà, dans ce pays perdu, il me fallait tout décider. J’étais quelque peu gêné, je l’avoue, de laisser cette maison, si pauvre que fût son apparence, à la seule garde de cette voisine et de cette servante enfant. Toutefois il ne paraissait guère probable qu’il y eût dans un recoin de cette misérable demeure, quelque trésor caché… Et qu’y pouvais-je faire ? Je demandai néanmoins si la vieille ne laissait aucun héritier.

目录

本版本内容

  1. 01Full text
  2. 02JEAN SCHLUMBERGER
  3. 03PREMIER CAHIER
  4. 04DEUXIÈME CAHIER

语言版本

其他语言

其他语言版本尚未发布。相关版本上线后,会在这里显示链接。

请求其他语言版本

La Symphonie pastorale

会员 $9.99 / 年 · 获取权益

预览加入