French Edition
Literature
Les Fleurs du mal
French BooksWhale Edition by Charles Baudelaire
Un recueil poétique fondateur sur beauté, spleen, ville, désir et modernité.
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Book introduction
Les Fleurs du mal
Les Fleurs du mal transforme l’expérience moderne en poésie intense et musicale. Baudelaire y explore le spleen, l’idéal, la sensualité, la ville et les tensions de l’âme.
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Charles Baudelaire est mort en 1867, et Les Fleurs du mal a été publié en 1857; ces dates soutiennent le statut de domaine public de cette édition française.
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Les Fleurs du mal
Charles Baudelaire
Preview chapterDédicacePreview
AU POËTE IMPECCABLE
AU PARFAIT MAGICIEN ÈS LETTRES FRANÇAISES
À MON TRÈS-CHER ET TRÈS-VÉNÉRÉ
MAÎTRE ET AMI
THÉOPHILE GAUTIER
AVEC LES SENTIMENTS
DE LA PLUS PROFONDE HUMILITÉ
JE DÉDIE
CES FLEURS MALADIVES
C. B.
Preview chapterAu LecteurPreview
La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.
C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;
Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.
Ainsi qu’un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d’une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.
Serré, fourmillant, comme un million d’helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.
Si le viol, le poison, le poignard, l’incendie,
N’ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C’est que notre âme, hélas ! n’est pas assez hardie.
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,
Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu’il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde ;
C’est l’Ennui ! — l’œil chargé d’un pleur involontaire,
Il rêve d’échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
— Hypocrite lecteur, — mon semblable, — mon frère !
Table of contents
Inside this edition
- 01Full text
- 02Dédicace
- 03Au Lecteur
- 04Spleen Et Idéal
- 05I. BÉNÉDICTION
- 06II. L’ALBATROS
- 07III. ÉLÉVATION
- 08IV. CORRESPONDANCES
- 09V. J’aime le souvenir de ces époques nues,
- 10VI. LES PHARES
- 11VII. LA MUSE MALADE
- 12VIII. LA MUSE VÉNALE
- 13IX. LE MAUVAIS MOINE
- 14X. L’ENNEMI
- 15XI. LE GUIGNON
- 16XII. LA VIE ANTÉRIEURE
- 17XIII. BOHÉMIENS EN VOYAGE
- 18XIV. L’HOMME ET LA MER
- 19XV. DON JUAN AUX ENFERS
- 20XVI. CHÂTIMENT DE L’ORGUEIL
- 21XVII. LA BEAUTÉ
- 22XVIII. L’IDÉAL
- 23XIX. LA GÉANTE
- 24XX. LE MASQUE
- 25Statue Allégorique Dans Le Goût De La Renaissance
- 26À Ernest Christophe
- 27Statuaire
- 28XXI. HYMNE À LA BEAUTÉ
- 29XXII. PARFUM EXOTIQUE
- 30XXIII. LA CHEVELURE
- 31XXIV. Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne,
- 32XXV. Tu mettrais l’univers entier dans ta ruelle,
- 33XXVI. SED NON SATIATA
- 34XXVII. Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
- 35XXVIII. LE SERPENT QUI DANSE
- 36XXIX. UNE CHAROGNE
- 37XXX. DE PROFUNDIS CLAMAVI
- 38XXXI. LE VAMPIRE
- 39XXXII. Une nuit que j’étais près d’une affreuse Juive,
- 40XXXIII. REMORDS POSTHUME
- 41XXXIV. LE CHAT
- 42XXXV. DUELLUM
- 43XXXVI. LE BALCON
- 44XXXVII. LE POSSÉDÉ
- 45XXXVIII. UN FANTÔME
- 46I. les ténèbres.
- 47II. le parfum.
- 48III. le cadre.
- 49IV. le portrait.
- 50XXXIX. Je te donne ces vers afin que si mon nom
- 51XL. SEMPER EADEM
- 52XLI. TOUT ENTIÈRE
- 53XLII. Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire,
- 54XLIII. LE FLAMBEAU VIVANT
- 55XLIV. RÉVERSIBILITÉ
- 56XLV. CONFESSION
- 57XLVI. L’AUBE SPIRITUELLE
- 58XLVII. HARMONIE DU SOIR
- 59XLVIII. LE FLACON
- 60XLIX. LE POISON
- 61L. CIEL BROUILLÉ
- 62LI. LE CHAT
- 63I. Dans ma cervelle se promène,
- 64II. De sa fourrure blonde et brune
- 65LII. LE BEAU NAVIRE
- 66LIII. L’INVITATION AU VOYAGE
- 67LIV. L’IRRÉPARABLE
- 68LV. CAUSERIE
- 69LVI. CHANT D’AUTOMNE
- 70I. Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
- 71II. J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
- 72LVII. À UNE MADONE
- 73LVIII. CHANSON D’APRÈS-MIDI
- 74LIX. SISINA
- 75LX. FRANCISCÆ MEÆ LAUDES
- 76LXI. À UNE DAME CRÉOLE
- 77LXII. MŒSTA ET ERRABUNDA
- 78LXIII. LE REVENANT
- 79LXIV. SONNET D’AUTOMNE
- 80LXV. TRISTESSES DE LA LUNE
- 81LXVI. LES CHATS
- 82LXVII. LES HIBOUX
- 83LXVIII. LA PIPE
- 84LXIX. LA MUSIQUE
- 85LXX. SÉPULTURE
- 86LXXI. UNE GRAVURE FANTASTIQUE
- 87LXXII. LE MORT JOYEUX
- 88LXXIII. LE TONNEAU DE LA HAINE
- 89LXXIV. LA CLOCHE FÊLÉE
- 90LXXV. SPLEEN
- 91LXXVI. SPLEEN
- 92LXXVII. SPLEEN
- 93LXXVIII. SPLEEN
- 94LXXIX. OBSESSION
- 95LXXX. LE GOÛT DU NÉANT
- 96LXXXI. ALCHIMIE DE LA DOULEUR
- 97LXXXII. HORREUR SYMPATHIQUE
- 98LXXXIII. L’HÉAUTONTIMOROUMÉNOS
- 99À J. G. F
- 100LXXXIV. L’IRREMÉDIABLE
- 101I. Une Idée, une Forme, un Être
- 102II. Tête-à-tête sombre et limpide
- 103LXXXV. L’HORLOGE
- 104Tableaux Parisiens
- 105LXXXVI. PAYSAGE
- 106LXXXVII. LE SOLEIL
- 107LXXXVIII. À UNE MENDIANTE ROUSSE
- 108LXXXIX. LE CYGNE
- 109À Victor Hugo
- 110I. Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
- 111II. Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
- 112XC. LES SEPT VIEILLARDS
- 113À Victor Hugo
- 114XCI. LES PETITES VIEILLES
- 115À Victor Hugo
- 116I. Dans les plis sinueux des vieilles capitales,
- 117II. De Frascati défunt Vestale enamourée ;
- 118III. Ah ! que j’en ai suivi de ces petites vieilles !
- 119IV. Telles vous cheminez, stoïques et sans plaintes,
- 120XCII. LES AVEUGLES
- 121XCIII. À UNE PASSANTE
- 122XCIV. LE SQUELETTE LABOUREUR
- 123I. Dans les planches d’anatomie
- 124II. De ce terrain que vous fouillez,
- 125XCV. LE CRÉPUSCULE DU SOIR
- 126XCVI. LE JEU
- 127XCVII. DANSE MACABRE
- 128À Ernest Christophe
- 129XCVIII. L’AMOUR DU MENSONGE
- 130XCIX. Je n’ai pas oublié, voisine de la ville,
- 131C. La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse,
- 132CI. BRUMES ET PLUIES
- 133CII. RÊVE PARISIEN
- 134À Constantin Guys
- 135I. De ce terrible paysage,
- 136II. En rouvrant mes yeux pleins de flamme
- 137CIII. LE CRÉPUSCULE DU MATIN
- 138Le Vin
- 139CIV. L’ÂME DU VIN
- 140CV. LE VIN DES CHIFFONNIERS
- 141CVI. LE VIN DE L’ASSASSIN
- 142CVII. LE VIN DU SOLITAIRE
- 143CVIII. LE VIN DES AMANTS
- 144Fleurs Du Mal
- 145CIX. LA DESTRUCTION
- 146CX. UNE MARTYRE
- 147Dessin D’Un Maître Inconnu
- 148CXI. FEMMES DAMNÉES
- 149CXII. LES DEUX BONNES SŒURS
- 150CXIII. LA FONTAINE DE SANG
- 151CXIV. ALLÉGORIE
- 152CXV. LA BÉATRICE
- 153CXVI. UN VOYAGE À CYTHÈRE
- 154CXVII. L’AMOUR ET LE CRÂNE
- 155Vieux Cul-De-Lampe
- 156Révolte
- 157CXVIII. LE RENIEMENT DE SAINT PIERRE
- 158CXIX. ABEL ET CAÏN
- 159I. Race d’Abel, dors, bois et mange ;
- 160II. Ah ! race d’Abel, ta charogne
- 161CXX. LES LITANIES DE SATAN
- 162Prière
- 163La Mort
- 164CXXI. LA MORT DES AMANTS
- 165CXXII. LA MORT DES PAUVRES
- 166CXXIII. LA MORT DES ARTISTES
- 167CXXIV. LA FIN DE LA JOURNÉE
- 168CXXV. LE RÊVE D’UN CURIEUX
- 169À F. N.
- 170CXXVI. LE VOYAGE
- 171À Maxime Du Camp
- 172I. Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
- 173II. Nous imitons, horreur ! la toupie et la boule
- 174III. Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires
- 175IV. « Nous avons vu des astres
- 176V. Et puis, et puis encore ?
- 177VI. « Ô cerveaux enfantins !
- 178VII. Amer savoir, celui qu’on tire du voyage !
- 179VIII. Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !
- 180Fin.
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