BooksWhaleBooksWhale
Le Rayon vert cover

Französisch Ausgabe

Literatur

Le Rayon vert

BooksWhale-Ausgabe auf Französisch von Jules Verne

En Écosse, Helena Campbell cherche le rayon vert du soleil couchant tout en défendant sa liberté de choisir qui aimer.

Vorschau
Auszug aus dem vorbereiteten Text
Formate
Online-Reader, EPUB, PDF
Zugriff
Bibliotheks-Claim

Bucheinführung

Le Rayon vert

Helena Campbell refuse de se laisser imposer un mariage et entraîne ses oncles à la recherche du rayon vert, phénomène lumineux fugitif du coucher du soleil. Le voyage traverse les côtes et les îles d’Écosse, entre rencontres comiques et observations de la nature. Jules Verne associe l’aventure touristique à une intrigue sentimentale centrée sur la liberté de sa jeune héroïne.

BooksWhale-Ausgabe

Wie diese Ausgabe vorbereitet wurde

Diese Ausgabe basiert auf einem gemeinfreien Text und wurde von BooksWhale für digitales Lesen vorbereitet.

Public-Domain-Grundlage

Warum diese Ausgabe geteilt werden kann

Jules Verne est mort en 1905. La première publication de Le Rayon vert remonte à 1882.

Vorschau lesen

Auszug aus dem vorbereiteten Text

Vorschau aus dem vorbereiteten Lesetext.

VorschaukapitelFull textVorschau lesen

Le Rayon vert

Jules Verne

VorschaukapitelI — Le frère Sam et le frère SibVorschau

« Bet !

– Beth !

– Bess !

– Betsey !

– Betty ! »

Tels furent les noms qui retentirent successivement dans le magnifique hall d’Helensburgh, – une manie du frère Sam et du frère Sib d’interpeller ainsi la femme de charge du cottage.

Mais, à ce moment, ces diminutifs familiers du mot Élisabeth ne firent pas plus apparaître l’excellente dame que si ses maîtres l’eussent appelée de son nom tout entier.

Ce fut l’intendant Partridge, en personne, qui se montra, sa toque à la main, à la porte du hall.

Partridge, s’adressant à deux personnages de bonne mine, assis dans l’embrasure d’une fenêtre, dont les trois pans à losanges vitrés faisaient saillie sur la façade de l’habitation :

« Ces messieurs ont appelé dame Bess, dit-il ; mais dame Bess n’est pas au cottage.

– Où est-elle donc, Partridge ?

– Elle accompagne Miss Campbell qui se promène dans le parc. »

Et Partridge se retira gravement sur un signe que lui firent les deux personnages.

C’étaient les frères Sam et Sib – de leur véritable nom – de baptême Samuel et Sébastian –, oncles de Miss Campbell. Écossais de vieille roche, Écossais d’un antique clan des Hautes-Terres, à eux deux ils comptaient cent douze ans d’âge, avec quinze mois d’écart seulement entre l’aîné Sam et le cadet Sib.

Pour esquisser en quelques traits ces prototypes de l’honneur, de la bonté, du dévouement, il suffit de rappeler que leur existence tout entière avait été consacrée à leur nièce. Ils étaient frères de sa mère, qui, demeurée veuve après un an de mariage, fut bientôt emportée par une maladie foudroyante. Sam et Sib Melvill restèrent donc seuls, en ce monde, gardiens de la petite orpheline. Unis dans la même tendresse, ils ne vécurent, ne pensèrent, ne rêvèrent plus que pour elle.

Pour elle, ils étaient demeurés célibataires, d’ailleurs sans regret, étant de ces bons êtres, qui n’ont d’autre rôle à jouer ici-bas que celui de tuteur. Et encore n’est-ce pas assez dire : l’aîné s’était fait le père, le cadet s’était fait la mère de l’enfant. Aussi, quelquefois arrivait-il à Miss Campbell de les saluer tout naturellement d’un :

« Bonjour, papa Sam ! Comment allez-vous, maman Sib ? »

À qui pourrait-on le mieux les comparer, ces deux oncles, moins l’aptitude aux affaires, si ce n’est à ces deux charitables négociants, si bons, si unis, si affectueux, aux frères Cheeryble de la cité de Londres, les êtres les plus parfaits qui soient sortis de l’imagination de Dickens ! Il serait impossible de trouver une plus juste ressemblance, et, dût-on accuser l’auteur d’avoir emprunté leur type au chef-d’œuvre de Nicolas Nickleby, personne ne pourra regretter cet emprunt.

Sam et Sib Melvill, alliés par le mariage de leur sœur à une branche collatérale de l’ancienne famille des Campbell, ne s’étaient jamais quittés. La même éducation les avait faits semblables au moral. Ils avaient reçu ensemble la même instruction dans le même collège et dans la même classe. Comme ils émettaient généralement les mêmes idées sur toutes choses, en des termes identiques, l’un pouvait toujours achever la phrase de l’autre, avec les mêmes expressions soulignées des mêmes gestes. En somme, ces deux êtres n’en faisaient qu’un, bien qu’il y eût quelque différence dans leur constitution physique. En effet, Sam était un peu plus grand que Sib, Sib un peu plus gros que Sam : mais ils auraient pu échanger leurs cheveux gris, sans altérer le caractère de leur honnête figure, où se retrouvait empreinte toute la noblesse des descendants du clan de Melvill.

VorschaukapitelII — Helena CampbellVorschau

Le cottage, habité par les frères Melvill et Miss Campbell, était situé à trois milles de la petite bourgade d’Helensburgh, sur les bords du Gare-Loch, l’une de ces pittoresques indentations qui se creusent capricieusement sur la rive droite de la Clyde.

Pendant la saison d’hiver, les frères Melvill et leur nièce occupaient, à Glasgow, un vieil hôtel de West-George Street, dans le quartier aristocratique de la nouvelle ville, non loin de Blythswood Square. C’est là qu’ils demeuraient six mois de l’année, à moins qu’un caprice d’Helena – à qui ils se soumettaient sans observation – ne les entraînât en quelque déplacement de longue durée, du côté de l’Italie, de l’Espagne ou de la France. Au cours de ces voyages, ils continuaient à ne voir que par les yeux de la jeune fille, allant où il lui plaisait d’aller, s’arrêtant où il lui convenait de s’arrêter, n’admirant que ce qu’elle admirait. Puis, lorsque Miss Campbell avait fermé l’album sur lequel elle consignait, soit d’un trait de crayon, soit d’un trait de plume, ses impressions de voyageuse, ils reprenaient docilement le chemin du Royaume-Uni, et rentraient, non sans quelque satisfaction, dans la confortable habitation de West-George Street.

Le mois de mai étant déjà vieux de trois semaines, le frère Sam et frère Sib ressentaient alors un immodéré désir de s’en aller à la campagne. Cela les prenait juste au moment où Miss Campbell manifestait elle-même le désir non moins immodéré de quitter, avec Glasgow, le bruit d’une grande cité industrielle, de fuir le mouvement des affaires, qui refluait parfois jusqu’au quartier de Blythswood Square, de revoir enfin un ciel moins enfumé, de respirer un air moins chargé d’acide carbonique que le ciel et l’air de l’antique métropole, dont les lords du tabac, « Tobacco-Lords », ont fondé, il y a quelques siècles, l’importance commerciale.

Toute la maison, maîtres et gens, partait donc pour le cottage, distant d’une vingtaine de milles au plus.

C’est un joli endroit, ce village d’Helensburgh. On en a fait une station balnéaire, très fréquentée de tous ceux auxquels leurs loisirs permettent de varier les promenades de la Clyde par les excursions du lac Katrine et du lac Lomond, chers aux touristes.

À un mille du village, sur les rives du Gare-Loch, les frères Melvill avaient choisi la meilleure place pour y élever leur cottage, à travers un fouillis d’arbres magnifiques, au milieu d’un réseau d’eaux courantes, sur un sol accidenté, dont le relief se prêtait à tous les mouvements d’un parc. Ombrages frais, gazons verdoyants, massifs variés, parterres de fleurs, prairies dont « l’herbe hygiénique » pousse spécialement pour des moutons privilégiés, étangs avec leurs nappes d’un clair noir, peuplés de cygnes sauvages, ces gracieux oiseaux dont Wordsworth a dit :

Le cygne flotte double, le cygne et son ombre !

enfin, tout ce que la nature peut réunir de merveilles pour les yeux, sans que la main de l’homme se trahisse en ses aménagements, telle était la résidence d’été de la riche famille.

Il faut ajouter que, de la partie du parc située au-dessus de Gare-Loch, la vue était charmante. Au-delà de l’étroit golfe, à droite, le regard s’arrêtait d’abord sur cette presqu’île de Rosenheat, où s’élève une jolie villa italienne appartenant au duc d’Argyle. À gauche, la petite bourgade d’Helensburgh dessinait la ligne ondulée de ses maisons littorales, dominées par deux ou trois clochers, son pier élégant, allongé sur les eaux du lac pour le service des bateaux à vapeur, et l’arrière-plan de ses coteaux égayés de quelques habitations pittoresques. En face, sur la rive gauche de la Clyde, Port-Glasgow, les ruines du château de Newark, Greenock et sa forêt de mâts empanachés de pavillons multicolores, formaient un panorama très varié, dont les yeux ne se détachaient pas sans peine.

Inhaltsverzeichnis

In dieser Ausgabe

  1. 01Full text
  2. 02I — Le frère Sam et le frère Sib
  3. 03II — Helena Campbell
  4. 04III — L’article du « Morning Post »
  5. 05IV — En descendant la Clyde
  6. 06V — D’un bateau à l’autre
  7. 07VI — Le gouffre de Corryvrekan
  8. 08VII — Aristobulus Ursiclos
  9. 09VIII — Un nuage à l’horizon
  10. 10IX — Propos de dame Bess
  11. 11X — Une partie de croquet
  12. 12XI — Olivier Sainclair
  13. 13XII — Nouveaux projets
  14. 14XIII — Les magnificences de la mer
  15. 15XIV — La vie à Iona
  16. 16XV — Les ruines d’Iona
  17. 17XVI — Deux coups de fusil
  18. 18XVII — À bord de la « Clorinda »
  19. 19XVIII — Staffa
  20. 20XIX — La grotte de Fingal
  21. 21XX — Pour Miss Campbell !
  22. 22XXI — Toute une tempête dans une grotte
  23. 23XXII — Le Rayon-Vert
  24. 24XXIII — Conclusion

Sprachverfügbarkeit

Andere Sprachen

Weitere Sprachausgaben sind noch nicht veröffentlicht. Sobald verfügbar, werden sie hier verlinkt.

Andere Sprache anfragen

Le Rayon vert

Mitgliedschaft $9.99 / Jahr · Claim-Zugriff

VorschauBeitreten