
francese Edizione
Letteratura
Le Cabinet des antiques
Edizione BooksWhale in francese di Honoré de Balzac
Un classique sur noblesse provinciale, ambition sociale, famille et modernité.
- Anteprima
- Estratto dal testo preparato
- Formati
- Lettore online, EPUB, PDF
- Accesso
- Claim Libreria
Introduzione al libro
Le Cabinet des antiques
Le Cabinet des antiques d’Honoré de Balzac explore noblesse provinciale, ambition sociale, famille et modernité. L’œuvre associe intrigue, observation sociale et étude des choix individuels dans un monde façonné par les conventions, l’argent et les passions.
Edizione BooksWhale
Come è stata preparata
Questa edizione si basa su un testo di pubblico dominio ed è stata preparata da BooksWhale per la lettura digitale.
Base di pubblico dominio
Perché può essere condivisa
Honoré de Balzac died in 1850, and Le Cabinet des antiques was first published or composed in 1839. These dates support the public-domain basis for this original-language edition.
Leggi anteprima
Estratto dal testo preparato
Anteprima selezionata dal testo preparato per la lettura.
Capitolo in anteprimaFull textLeggi anteprima
Le Cabinet des antiques
Honoré de Balzac
Capitolo in anteprimaLES RIVALITÉS.Anteprima
(DEUXIÈME HISTOIRE).
Capitolo in anteprimaLE CABINET DES ANTIQUES.Anteprima
A MONSIEUR LE BARON DE HAMMER-PURGSTALL, Conseiller aulique, auteur de _l'Histoire de l'Empire ottoman_.
_Cher baron_,
_Vous vous êtes si chaudement intéressé à ma longue et vaste histoire des mœurs françaises au dix-neuvième siècle, et vous avez accordé de tels encouragements à mon œuvre, que vous m'avez ainsi donné le droit d'attacher votre nom à l'un des fragments qui en feront partie. N'êtes-vous pas un des plus graves représentants de la consciencieuse et studieuse Allemagne? Votre approbation ne doit-elle pas en commander d'autres et protéger mon entreprise? Je suis si fier de l'avoir obtenue, que j'ai tâché de la mériter en continuant mes travaux avec cette intrépidité qui a caractérisé vos études et la recherche de tous les documents sans lesquels le monde littéraire n'aurait pas eu le monument élevé par vous. Votre sympathie pour des labeurs que vous avez connus et appliqués aux intérêts de la société orientale la plus éclatante, et souvent soutenu l'ardeur de mes veilles occupées par les détails de notre société moderne: ne serez-vous pas heureux de le savoir, vous dont la naïve bonté peut se comparer à celle de notre La Fontaine?_
_Je souhaite, cher baron, que ce témoignage de ma vénération pour vous et votre œuvre vienne vous trouver à Dobling, et vous y rappelle, ainsi qu'à tous les vôtres, un de vos plus sincères admirateurs et amis._
DE BALZAC.
Dans une des moins importantes Préfectures de France, au centre de la ville, au coin d'une rue, est une maison; mais les noms de cette rue et de cette ville doivent être cachés ici. Chacun appréciera les motifs de cette sage retenue exigée par les convenances. Un écrivain touche à bien des plaies en se faisant l'annaliste de son temps!... La maison s'appelait l'hôtel d'Esgrignon; mais sachez encore que d'Esgrignon est un nom de convention, sans plus de réalité que n'en ont les Belval, les Floricour, les Derville de la comédie, les Adalbert ou les Monbreuse du roman. Enfin, les noms des principaux personnages seront également changés. Ici l'auteur voudrait rassembler des contradictions, entasser des anachronismes, pour enfouir la vérité sous un tas d'invraisemblances et de choses absurdes; mais, quoi qu'il fasse, elle poindra toujours, comme une vigne mal arrachée repousse en jets vigoureux, à travers un vignoble labouré.
L'hôtel d'Esgrignon était tout bonnement la maison où demeurait un vieux gentilhomme, nommé Charles-Marie-Victor-Ange Carol, marquis d'Esgrignon ou des Grignons, suivant d'anciens titres. La société commerçante et bourgeoise de la ville avait épigrammatiquement nommé son logis un hôtel, et depuis une vingtaine d'années la plupart des habitants avaient fini par dire sérieusement _l'hôtel d'Esgrignon_ en désignant la demeure du marquis.
Le nom de Carol (les frères Thierry l'eussent orthographié Karawl) était le nom glorieux d'un des plus puissants chefs venus jadis du Nord pour conquérir et féodaliser les Gaules. Jamais les Carol n'avaient plié la tête, ni devant les Communes, ni devant la Royauté, ni devant l'Église, ni devant la Finance. Chargés autrefois de défendre une Marche française, leur titre de marquis était à la fois un devoir, un honneur, et non le simulacre d'une charge supposée; le fief d'Esgrignon avait toujours été leur bien. Vraie noblesse de province, ignorée depuis deux cents ans à la cour, mais pure de tout alliage, mais souveraine aux États, mais respectée des gens du pays comme une superstition et à l'égal d'une bonne vierge qui guérit les maux de dents, cette maison s'était conservée au fond de sa province comme les pieux charbonnés de quelque pont de César se conservent au fond d'un fleuve. Pendant treize cents ans, les filles avaient été régulièrement mariées sans dot ou mises au couvent; les cadets avaient constamment accepté leurs légitimes maternelles, étaient devenus soldats, évêques, ou s'étaient mariés à la cour. Un cadet de la maison d'Esgrignon fut amiral, fut fait duc et pair, et mourut sans postérité. Jamais le marquis d'Esgrignon, chef de la branche aînée, ne voulut accepter le titre de duc.
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02LES RIVALITÉS.
- 03LE CABINET DES ANTIQUES.
- 04MONSIEUR BLONDET.
- 05LE COMTE DE MORTSAUF.
Disponibilità lingue
Altre lingue
Altre edizioni linguistiche non sono ancora pubblicate. Qui appariranno quando disponibili.
Richiedi un'altra lingua