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Letteratura
Le Docteur Pascal
Edizione BooksWhale in francese di Émile Zola
Un classique sur hérédité, science, amour et espoir de transformation.
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Introduzione al libro
Le Docteur Pascal
Le Docteur Pascal d’Émile Zola explore hérédité, science, amour et espoir de transformation. L’œuvre associe intrigue, observation sociale et étude des choix individuels dans un monde façonné par les conventions, l’argent et les passions.
Edizione BooksWhale
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Émile Zola died in 1902, and Le Docteur Pascal was first published or composed in 1893. These dates support the public-domain basis for this original-language edition.
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Le Docteur Pascal
Émile Zola
Capitolo in anteprimaLE DOCTEUR PASCALAnteprima
LE DOCTEUR PASCAL
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Dans la chaleur de l'ardente après-midi de juillet, la salle, aux volets soigneusement clos, était pleine d'un grand calme. Il ne venait, des trois fenêtres, que de minces flèches de lumière, par les fentes des vieilles boiseries; et c'était, au milieu de l'ombre, une clarté très douce, baignant les objets d'une lueur diffuse et tendre. Il faisait là relativement frais, dans l'écrasement torride qu'on sentait au dehors, sous le coup de soleil qui incendiait la façade.
Debout devant l'armoire, en face des fenêtres, le docteur Pascal cherchait une note, qu'il y était venu prendre. Grande ouverte, cette immense armoire de chêne sculpté, aux fortes et belles ferrures, datant du dernier siècle, montrait sur ses planches, dans la profondeur de ses flancs, un amas extraordinaire de papiers, de dossiers, de manuscrits, s'entassant, débordant, pêle-mêle. Il y avait plus de trente ans que le docteur y jetait toutes les pages qu'il écrivait, depuis les notes brèves jusqu'aux textes complets de ses grands travaux sur l'hérédité. Aussi les recherches n'y étaient-elles pas toujours faciles. Plein de patience, il fouillait, et il eut un sourire, quand il trouva enfin.
Un instant encore, il demeura près de l'armoire, lisant la note, sous un rayon doré qui tombait de la fenêtre du milieu. Lui-même, dans cette clarté d'aube, apparaissait, avec sa barbe et ses cheveux de neige, d'une solidité vigoureuse bien qu'il approchât de la soixantaine, la face si fraîche, les traits si fins, les yeux restés limpides, d'une telle enfance, qu'on l'aurait pris, serré dans son veston de velours marron, pour un jeune homme aux boucles poudrées.
--Tiens! Clotilde, finit-il par dire, tu recopieras cette note. Jamais Ramond ne déchiffrerait ma satanée écriture.
Et il vint poser le papier près de la jeune fille, qui travaillait debout devant un haut pupitre, dans l'embrasure de la fenêtre de droite.
--Bien, maître! répondit-elle.
Elle ne s'était pas même retournée, tout entière au pastel qu'elle sabrait en ce moment de larges coups de crayon. Près d'elle, dans un vase, fleurissait une tige de roses trémières, d'un violet singulier, zébré de jaune. Mais on voyait nettement le profil de sa petite tête ronde, aux cheveux blonds et coupés court, un exquis et sérieux profil, le front droit, plissé par l'attention, l'oeil bleu ciel, le nez fin, le menton ferme. Sa nuque penchée avait surtout une adorable jeunesse, d'une fraîcheur de lait, sous l'or des frisures folles. Dans sa longue blouse noire, elle était très grande, la taille mince, la gorge menue, le corps souple, de cette souplesse allongée des divines figures de la Renaissance. Malgré ses vingt-cinq ans, elle restait enfantine et en paraissait à peine dix-huit.
--Et, reprit le docteur, tu remettras un peu d'ordre dans l'armoire. On ne s'y retrouve plus.
--Bien, maître! répéta-t-elle sans lever la tête. Tout à l'heure!
Pascal était revenu s'asseoir à son bureau, à l'autre bout de la salle, devant la fenêtre de gauche. C'était une simple table de bois noir, encombrée, elle aussi, de papiers, de brochures de toutes sortes. Et le silence retomba, cette grande paix à demi obscure, dans l'écrasante chaleur du dehors. La vaste pièce, longue d'une dizaine de mètres, large de six, n'avait d'autres meubles, avec l'armoire, que deux corps de bibliothèque, bondés de livres. Des chaises et des fauteuils antiques traînaient à la débandade; tandis que, pour tout ornement, le long des murs, tapissés d'un ancien papier de salon empire, à rosaces, se trouvaient cloués des pastels de fleurs, aux colorations étranges, qu'on distinguait mal. Les boiseries des trois portes, à double battant, celle de l'entrée, sur le palier, et les deux autres, celle de la chambre du docteur et celle de la chambre de la jeune fille, aux deux extrémités de la pièce, dataient de Louis XV, ainsi que la corniche du plafond enfumé.
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02LE DOCTEUR PASCAL
- 03I
- 04II
- 05III
- 06IV
- 07V
- 08VI
- 09VII
- 10VIII
- 11IX
- 12X
- 13XI
- 14XII
- 15XIII
- 16XIV
- 17FIN
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