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Letteratura
Le Capitaine Paul
Edizione BooksWhale in francese di Alexandre Dumas
Édition française du classique Le Capitaine Paul de Alexandre Dumas, un roman d’aventures publié pour la première fois en 1838.
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Le Capitaine Paul
Lisez Le Capitaine Paul de Alexandre Dumas, un classique français de roman d’aventures, d’aventure et de littérature patrimoniale.
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Alexandre Dumas est décédé avant 1926 et Le Capitaine Paul a été publié avant 1931; ces repères soutiennent un contrôle conservateur du domaine public pour l’édition originale.
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Le Capitaine Paul
Alexandre Dumas
Capitolo in anteprimaPréfaceAnteprima
J'avais déjà écrit cet hémistiche, chers lecteurs, et j'allais inscrire au-dessous le nom d'Horace, lorsque je me demandai deux choses: si je me rappelais le commencement du vers et si ce vers était bien du poète de Venusium.
Chercher dans les cinq ou six mille vers d'Horace, c'était bien long, et je n'ai pas de temps à perdre.
Cependant, je tenais beaucoup à cet hémistiche, qui s'applique merveilleusement au livre que vous allez lire.
Que faire?
Écrire à Méry.
Méry, vous le savez, c'est Homère, c'est Eschyle, c'est Virgile, c'est Horace, c'est l'antiquité incarnée dans un moderne.
Méry sait le grec comme Démosthène, et le latin comme Cicéron.
J'écrivis donc:
«Cher Méry,
«Est-ce bien d'Horace, cet hémistiche:
_«Habent sua fata libelli?_
«Vous rappelez-vous le commencement du vers?
«À vous de coeur.
«Alex. Dumas.»
Je reçus poste pour poste la réponse suivante:
«Mon cher Dumas,
«L'hémistiche _Habent sua fata libelli_ est attribué à Horace, mais à tort.
«Voici le vers complet:
«_Pro captu lectoris, habent sua fata libelli._
«Il est du grammairien Terentianus Maurus. Le premier hémistiche: _Pro captu lectoris_, n'est pas de très bonne latinité. Selon le goût, selon le choix, selon l'esprit du lecteur, les écrits ont leur destin.
«Je n'aime pas le _pro captu_, qu'on ne trouverait chez aucun bon classique.
«Tout à vous de coeur, mon bien cher frère.
«Méry.»
Voilà une réponse, j'espère, comme je les aime et comme vous les aimez, courte et catégorique, où chaque mot dit ce qu'il a à dire et répond à la question faite.
Le vers n'était donc pas d'Horace.
J'avais donc bien fait de ne pas le signer du nom de l'ami de Mécène.
Le premier hémistiche était mauvais.
J'avais donc bien fait de l'oublier.
Mais je m'étais rappelé le second, et cela, à propos du _Capitaine Paul_, dont on préparait une nouvelle édition.
En effet, si un hémistiche a jamais été fait pour un livre, c'est l'hémistiche de Terentianus Maurus pour le livre qui nous occupe.
Laissez-moi, chers lecteurs, vous raconter, non pas l'histoire de ce livre -- son histoire est l'histoire de tous les livres -- mais sa genèse: ce qui lui est arrivé avant qu'il vît le jour; ses infortunes avant qu'il fût; ses transformations tandis qu'il était encore dans les limbes de l'existence.
Cela vous rappellera, en petit, bien entendu, les sept incarnations de Brahma.
Première phase. -- Conception.
Une impression généralement éprouvée par tous les admirateurs du _Pilote_, l'un des plus magnifiques romans de Cooper -- impression que nous avons profondément ressentie nous-même -- c'est le regret de perdre aussi complètement de vue, le livre une fois terminé, l'homme étrange que l'on a suivi avec tant d'intérêt à travers le détroit de Devils-Gripp et les corridors de l'abbaye de Sainte- Ruth. Il y a dans la physionomie, dans la parole et dans les actions de ce personnage, indiqué une première fois sous le nom de John, et une seconde fois sous celui de Paul, une mélancolie si profonde, une amertume si douloureuse, un mépris de la vie si grand, que chacun a désiré connaître les causes qui ont amené ce brave et généreux coeur au désenchantement et au doute. Quant à nous, plus d'une fois nous l'avouons, il nous était passé par l'esprit ce désir, au moins indiscret, d'écrire à Cooper pour lui demander, sur le commencement de la carrière et la fin de la vie de cet aventureux marin, les renseignements que je cherchais en vain dans son livre. Je pensais qu'une pareille demande serait facilement excusée par celui auquel elle s'adresserait; car elle portait avec elle la louange la plus sincère et la plus complète de son oeuvre. Mais, je fus retenu par l'idée que l'auteur ne connaissait peut-être, de la vie dont il nous avait donné un épisode, que la partie qui avait été éclairée par le soleil de l'indépendance américaine. En effet le météore brillant, mais éphémère, avait passé des nuages de sa naissance à l'obscurité de sa mort, de sorte qu'il était tout à fait possible que, éloigné des lieux où son héros vit le jour et des pays où il ferma les yeux, l'historien poète, qui peut-être l'avait choisi à cause de ce mystère même, pour lui faire jouer un rôle dans ses annales, n'en eût connu que ce qu'il nous en avait transmis. Alors je résolus de me procurer par moi-même les détails que j'avais tant désiré qu'un autre me donnât. Je fouillai les archives de la marine; elles ne m'offrirent qu'une copie de lettres de marque à lui données par Louis XVI. J'interrogeai les annales de la Convention: je n'y trouvai que l'arrêté pris à l'époque de sa mort. Je questionnai les contemporains; à cette époque -- c'était vers 1829 -- il en restait encore: ils me dirent qu'il était enterré au Père-Lachaise. Et, de ces premières tentatives, voilà tout ce que je retirai.
Capitolo in anteprimaChapitre IAnteprima
Vers la fin d'une belle soirée du mois d'octobre de l'année 1779, les curieux de la petite ville de Port-Louis étaient rassemblés sur la pointe de terre qui fait pendant à celle où, sur l'autre rive du golfe, est bâti Lorient. L'objet qui attirait leur attention et servait de texte à leurs discours était une noble et belle frégate de 32 canons, à l'ancre depuis huit jours, non pas dans le port, mais dans une petite anse de la rade, et qu'on avait trouvée là un matin, comme une fleur de l'Océan éclose pendant la nuit. Cette frégate, qui paraissait tenir la mer pour la première fois, tant elle semblait coquette et élégante, était entrée dans le golfe sous le pavillon français dont le vent déployait les plis, et dont les trois fleurs de lis d'or brillaient aux derniers rayons du soleil couchant. Ce qui paraissait surtout exciter la curiosité des amateurs de ce spectacle, si fréquent et cependant toujours si nouveau dans un port de mer, c'était le doute où chacun était du pays où avait été construit ce merveilleux navire, qui, dépouillé de toutes ses voiles serrées autour des vergues, dessinait sur l'occident lumineux la silhouette gracieuse de sa carène, et l'élégante finesse de ses agrès. Les uns croyaient bien y reconnaître la mâture élevée et hardie de la marine américaine; mais la perfection des détails qui distinguait le reste de sa construction contrastait visiblement avec la rudesse barbare de ces enfants rebelles de l'Angleterre.
D'autres, trompés par le pavillon qu'elle avait arboré, cherchaient dans quel port de France elle avait été lancée; mais bientôt tout amour-propre national cédait à l'évidence, car on demandait en vain à sa poupe cette lourde galerie garnie de sculptures et d'ornements, qui formait la parure obligée de toute fille de l'Océan ou de la Méditerranée née sur les chantiers de Brest ou de Toulon; d'autres encore, sachant que le pavillon n'était souvent qu'un masque destiné à cacher le véritable visage, soutenaient que les tours et les lions d'Espagne eussent été plus à leur place à l'arrière du bâtiment que les trois fleurs de lis de France; mais à ceux-ci on répondait en demandant si les flancs minces et élancés de la frégate ressemblaient à la taille rebondie des galions espagnols. Enfin il y en avait qui eussent juré que cette charmante fée des eaux avait pris naissance dans les brouillards de la Hollande, si la hauteur et la finesse de ses mâtereaux n'avaient point, par leur dangereuse hardiesse, donné un démenti aux prudentes constructions, de ces anciens balayeurs des mers. Au reste, depuis le matin (et, comme nous l'avons dit, il y avait de cela huit jours) où cette gracieuse vision était apparue sur les côtes de la Bretagne, aucun indice n'avait pu fixer l'opinion, que nous retrouvons encore flottante au moment où nous ouvrons les premières pages de cette histoire, attendu que pas un homme de l'équipage n'était venu à terre sous quelque prétexte que ce fût. On pouvait même ignorer, à la rigueur, s'il existait un équipage, car, si l'on n'eût aperçu la sentinelle et l'officier de garde, dont la tête dépassait parfois les bordages du navire, on eût pu le croire inhabité. Il paraît néanmoins que ce bâtiment, tout inconnu qu'il était demeuré, n'avait aucune intention hostile; son arrivée n'avait point paru inquiéter les autorités de Lorient, et il avait été se placer sous le feu d'un petit fort que la déclaration de guerre entre l'Angleterre et la France avait fait remettre en état, et qui étendait en dehors de ses murailles, et au-dessus de la tête même des curieux, le cou allongé d'une batterie de gros calibre.
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02Préface
- 03Chapitre I
- 04Chapitre II
- 05Chapitre III
- 06Chapitre IV
- 07Chapitre V
- 08Chapitre VI
- 09Chapitre VII
- 10Chapitre VIII
- 11Chapitre IX
- 12Chapitre X
- 13Chapitre XI
- 14Chapitre XII
- 15Chapitre XIII
- 16Chapitre XIV
- 17Chapitre XV
- 18Chapitre XVI
- 19Chapitre XVII
- 20Chapitre XVIII
- 21Épilogue
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