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Letteratura
Le Comte de Monte-Cristo
Edizione BooksWhale in francese di Alexandre Dumas
Un grand roman français d’aventure, trahison, prison, vengeance, identité et justice.
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Introduzione al libro
Le Comte de Monte-Cristo
Le Comte de Monte-Cristo raconte l’histoire d’Edmond Dantès, injustement emprisonné, puis revenu sous une nouvelle identité pour poursuivre une vengeance longuement préparée. Alexandre Dumas y mêle aventure, suspense, politique, amour et réflexion morale. Cette édition BooksWhale présente le texte original français pour la lecture en ligne, EPUB et PDF.
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Alexandre Dumas est mort en 1870, et Le Comte de Monte-Cristo a été publié à partir de 1844. Ces dates soutiennent la base de domaine public de cette édition française originale.
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Le Comte de Monte-Cristo
Alexandre Dumas
Capitolo in anteprimaI MARSEILLE. — L’ARRIVÉE.Anteprima
Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame de la Garde signala le trois-mâts le Pharaon , venant de Smyrne, Trieste et Naples.
Comme d’habitude, un pilote côtier partit aussitôt du port, rasa le château d’If, et alla aborder le navire entre le cap de Morgion et l’île de Rion.
Aussitôt, comme d’habitude encore, la plate-forme du fort Saint-Jean s’était couverte de curieux ; car c’est toujours une grande affaire à Marseille que l’arrivée d’un bâtiment, surtout quand ce bâtiment, comme le Pharaon , a été construit, gréé, arrimé sur les chantiers de la vieille Phocée, et appartient à un armateur de la ville.
Cependant ce bâtiment s’avançait ; il avait heureusement franchi le détroit que quelque secousse volcanique a creusé entre l’île de Calasareigne et l’île de Jaros ; il avait doublé Pomègue, et il s’avançait sous ses trois huniers, son grand foc et sa brigantine, mais si lentement et d’une allure si triste, que les curieux, avec cet instinct qui pressent un malheur, se demandaient quel accident pouvait être arrivé à bord. Néanmoins les experts en navigation reconnaissaient que si un accident était arrivé, ce ne pouvait être au bâtiment lui-même ; car il s’avançait dans toutes les conditions d’un navire parfaitement gouverné : son ancre était en mouillage, ses haubans de beaupré décrochés ; et près du pilote, qui s’apprêtait à diriger le Pharaon par l’étroite entrée du port de Marseille, était un jeune homme au geste rapide et à l’œil actif, qui surveillait chaque mouvement du navire et répétait chaque ordre du pilote.
La vague inquiétude qui planait sur la foule avait particulièrement atteint un des spectateurs de l’esplanade de Saint-Jean, de sorte qu’il ne put attendre l’entrée du bâtiment dans le port ; il sauta dans une petite barque et ordonna de ramer au-devant du Pharaon , qu’il atteignit en face de l’anse de la Réserve.
En voyant venir cet homme, le jeune marin quitta son poste à côté du pilote, et vint, le chapeau à la main, s’appuyer à la muraille du bâtiment.
C’était un jeune homme de dix-huit à vingt ans, grand, svelte, avec de beaux yeux noirs et des cheveux d’ébène ; il y avait dans toute sa personne cet air calme et de résolution particulier aux hommes habitués depuis leur enfance à lutter avec le danger.
— Ah ! c’est vous, Dantès ! cria l’homme à la barque ; qu’est-il donc arrivé, et pourquoi cet air de tristesse répandu sur tout votre bord ?
— Un grand malheur, monsieur Morrel ! répondit le jeune homme, un grand malheur, pour moi surtout : à la hauteur de Civita-Vecchia, nous avons perdu ce brave capitaine Leclère.
— Et le chargement ? demanda vivement l’armateur.
— Il est arrivé à bon port, monsieur Morrel, et je crois que vous serez content sous ce rapport ; mais ce pauvre capitaine Leclère…
— Que lui est-il donc arrivé ? demanda l’armateur d’un air visiblement soulagé ; que lui est-il donc arrivé, à ce brave capitaine ?
— Il est mort.
— Tombé à la mer ?
— Non, monsieur ; mort d’une fièvre cérébrale, au milieu d’horribles souffrances. Puis, se retournant vers ses hommes :
— Holà hé ! dit-il, chacun à son poste pour le mouillage !
L’équipage obéit. Au même instant, les huit ou dix matelots qui le composaient s’élancèrent les uns sur les écoutes, les autres sur les bras, les autres aux drisses, les autres aux hallebas des focs, enfin les autres aux cargues des voiles.
Le jeune marin jeta un coup d’œil nonchalant sur ce commencement de manœuvre, et, voyant que ses ordres allaient s’exécuter, il revint à son interlocuteur.
— Et comment ce malheur est-il donc arrivé ? continua l’armateur, reprenant la conversation où le jeune marin l’avait quittée.
Capitolo in anteprimaII LE PÈRE ET LE FILS.Anteprima
Laissons Danglars, aux prises avec le génie de la haine, essayer de souffler contre son camarade quelque maligne supposition à l’oreille de l’armateur, et suivons Dantès, qui, après avoir parcouru la Canebière dans toute sa longueur, prend la rue de Noailles, entre dans une petite maison située du côté gauche des allées de Meillan, monte vivement les quatre étages d’un escalier obscur, et, se retenant à la rampe d’une main, comprimant de l’autre les battements de son cœur, s’arrête devant une porte entre-bâillée, qui laisse voir jusqu’au fond d’une petite chambre.
Cette chambre était celle qu’habitait le père de Dantès.
La nouvelle de l’arrivée du Pharaon n’était pas encore parvenue au vieillard, qui s’occupait, monté sur une chaise, à palissader d’une main tremblante quelques capucines mêlées de clématites, qui montaient en grimpant le long du treillage de sa fenêtre.
Tout à coup il se sentit prendre à bras-le-corps, et une voix bien connue s’écria derrière lui :
— Mon père, mon bon père !
Le vieillard jeta un cri et se retourna ; puis, voyant son fils, il se laissa aller dans ses bras, tout tremblant et tout pâle.
— Qu’as-tu donc, père ? s’écria le jeune homme inquiet ; serais-tu malade ?
— Non, non, mon cher Edmond, mon fils, mon enfant, non ; mais je ne t’attendais pas, et la joie, le saisissement de te revoir ainsi à l’improviste… ah ! mon Dieu ! il me semble que je vais mourir !
— Eh bien ! remets-toi donc, père ! c’est moi, c’est bien moi ! On dit toujours que la joie ne fait pas de mal, et voilà pourquoi je suis entré ici sans préparation. Voyons, souris-moi, au lieu de me regarder comme tu le fais, avec des yeux égarés. Je reviens et nous allons être heureux.
— Ah ! tant mieux, garçon ! reprit le vieillard ; mais comment allons-nous être heureux ? tu ne me quittes donc plus ? Voyons, conte-moi ton bonheur !
— Que le Seigneur me pardonne, dit le jeune homme, de me réjouir d’un bonheur fait avec le deuil d’une famille ! mais Dieu sait que je n’eusse pas désiré ce bonheur ; il arrive, et je n’ai pas la force de m’en affliger : le brave capitaine Leclère est mort, mon père, et il est probable que, par la protection de M. Morrel, je vais avoir sa place. Comprenez-vous, mon père ? capitaine à vingt ans ! avec cent louis d’appointements et une part dans les bénéfices ! n’est-ce pas plus que ne pouvait vraiment l’espérer un pauvre matelot comme moi.
— Oui, mon fils, oui, en effet, dit le vieillard, c’est heureux.
— Aussi je veux que du premier argent que je toucherai vous ayez une petite maison, avec un jardin pour planter vos clématites, vos capucines et vos chèvrefeuilles… Mais qu’as-tu donc, père, on dirait que tu te trouves mal ?
— Patience, patience ! ce ne sera rien.
Et, les forces manquant au vieillard, il se renversa en arrière.
— Voyons, voyons ! dit le jeune homme, un verre de vin, mon père ; cela vous ranimera ; où mettez-vous votre vin ?
— Non, merci, ne cherche pas ; je n’en ai pas besoin, dit le vieillard essayant de retenir son fils.
— Si fait, si fait, père, indiquez-moi l’endroit.
Et il ouvrit deux ou trois armoires.
— Inutile… dit le vieillard, il n’y a plus de vin.
— Comment, il n’y a plus de vin ! dit en pâlissant à son tour Dantès, regardant alternativement les joues creuses et blêmes du vieillard et les armoires vides, comment, il n’y a plus de vin ! auriez-vous manqué d’argent, mon père ?
— Je n’ai manqué de rien puisque te voilà, dit le vieillard.
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02I MARSEILLE. — L’ARRIVÉE.
- 03II LE PÈRE ET LE FILS.
- 04III LES CATALANS.
- 05IV COMPLOT.
- 06V LE REPAS DES FIANÇAILLES.
- 07VI LE SUBSTITUT DU PROCUREUR DU ROI.
- 08VII L’INTERROGATOIRE.
- 09VIII LE CHÂTEAU D’IF.
- 10IX LE SOIR DES FIANÇAILLES.
- 11X LE PETIT CABINET DES TUILERIES.
- 12XI L’OGRE DE CORSE.
- 13XII LE PÈRE ET LE FILS.
- 14XIII LES CENT-JOURS.
- 15XIV LE PRISONNIER FURIEUX ET LE PRISONNIER FOU.
- 16XV LE NUMÉRO 34 ET LE NUMÉRO 27.
- 17XVI UN SAVANT ITALIEN.
- 18XVII LA CHAMBRE DE L’ABBÉ.
- 19XVIII LE TRÉSOR.
- 20XIX LE TROISIÈME ACCÈS.
- 21XX LE CIMETIÈRE DU CHÂTEAU D’IF.
- 22XXI L’ÎLE DE TIBOULEN.
- 23I LES CONTREBANDIERS.
- 24II L’ÎLE DE MONTE-CRISTO.
- 25III ÉBLOUISSEMENT.
- 26IV L’INCONNU.
- 27V L’AUBERGE DU PONT DU GARD.
- 28VI LE RÉCIT.
- 29VII LES REGISTRES DES PRISONS.
- 30VIII LA MAISON MORREL.
- 31IX LE CINQ SEPTEMBRE.
- 32X ITALIE. — SIMBAD LE MARIN.
- 33XI RÉVEIL
- 34XII BANDITS ROMAINS.
- 35XIII APPARITION.
- 36XIV LA MAZZOLATA.
- 37XV LE CARNAVAL DE ROME.
- 38XVI LES CATACOMBES DE SAINT-SÉBASTIEN.
- 39XVII LE RENDEZ-VOUS.
- 40I LES CONVIVES.
- 41II LE DÉJEUNER.
- 42III LA PRÉSENTATION.
- 43IV MONSIEUR BERTUCCIO.
- 44V LA MAISON D’AUTEUIL.
- 45VI LA VENDETTA.
- 46VII LA PLUIE DE SANG.
- 47VIII LE CRÉDIT ILLIMITÉ.
- 48IX L’ATTELAGE GRIS-POMMELÉ.
- 49X IDÉOLOGIE.
- 50XI HAYDÉE.
- 51XII LA FAMILLE MORREL.
- 52XIII PYRAME ET THISBÉ.
- 53XIV TOXICOLOGIE.
- 54XV ROBERT-LE-DIABLE.
- 55XVI LA HAUSSE ET LA BAISSE.
- 56XVII LE MAJOR CAVALCANTI.
- 57XVIII ANDREA CAVALCANTI.
- 58XIX L’ENCLOS À LA LUZERNE.
- 59I M. NOIRTIER DE VILLEFORT.
- 60II LE TESTAMENT.
- 61III LE TÉLÉGRAPHE.
- 62IV LE MOYEN DE DÉLIVRER UN JARDINIER DES LOIRS QUI MANGENT SES PÊCHES.
- 63V LES FANTÔMES.
- 64VI LE DÎNER.
- 65VII LE MENDIANT.
- 66VIII SCÈNE CONJUGALE.
- 67IX PROJETS DE MARIAGE.
- 68X LE CABINET DU PROCUREUR DU ROI.
- 69XI UN BAL D’ÉTÉ.
- 70XII LES INFORMATIONS.
- 71XIII LE BAL.
- 72XIV LE PAIN ET LE SEL.
- 73XV MADAME DE SAINT-MÉRAN.
- 74XVI LA PROMESSE.
- 75XVII LE CAVEAU DE LA FAMILLE VILLEFORT.
- 76XVIII LE PROCÈS-VERBAL.
- 77XIX LE PROGRÈS DE CAVALCANTI FILS.
- 78XX HAYDÉE.
- 79I ON NOUS ÉCRIT DE JANINA.
- 80II LA LIMONADE.
- 81III L’ACCUSATION.
- 82IV LA CHAMBRE DU BOULANGER RETIRÉ.
- 83V L’EFFRACTION.
- 84VI LA MAIN DE DIEU.
- 85VII BEAUCHAMP.
- 86VIII LE VOYAGE.
- 87IX LE JUGEMENT.
- 88X LA PROVOCATION.
- 89XI L’INSULTE.
- 90XII LA NUIT.
- 91XIII LA RENCONTRE.
- 92XIV LA MÈRE ET LE FILS.
- 93XV LE SUICIDE.
- 94XVI VALENTINE.
- 95XVII L’AVEU.
- 96XVIII LE PÈRE ET LA FILLE.
- 97XIX LE CONTRAT.
- 98XX LA ROUTE DE BELGIQUE.
- 99I L’AUBERGE DE LA CLOCHE ET DE LA BOUTEILLE.
- 100II LA LOI.
- 101III L’APPARITION.
- 102IV LOCUSTE.
- 103V VALENTINE.
- 104VI MAXIMILIEN.
- 105VII LA SIGNATURE DANGLARS.
- 106VIII LE CIMETIÈRE DU PÈRE-LACHAISE.
- 107IX LE PARTAGE.
- 108X LA FOSSE AUX LIONS.
- 109XI LE JUGE.
- 110XII LES ASSISES.
- 111XIII L’ACTE D’ACCUSATION.
- 112XIV EXPIATION.
- 113XV LE DÉPART.
- 114XVI LE PASSÉ.
- 115XVII PEPPINO.
- 116XVIII LA CARTE DE LUIGI VAMPA.
- 117XIX LE PARDON.
- 118XX LE 5 OCTOBRE.
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