
francese Edizione
Letteratura
Les Femmes savantes
Edizione BooksWhale in francese di Molière
Dans la maison de Chrysale, la passion des belles paroles tourne à la satire lorsque le savoir affiché menace le bon sens et les liens familiaux.
- Anteprima
- Estratto dal testo preparato
- Formati
- Lettore online, EPUB, PDF
- Accesso
- Claim Libreria
Introduzione al libro
Les Femmes savantes
Dans Les Femmes savantes, Molière oppose l’affectation de Philaminte, d’Armande et de Bélise au jugement plus concret d’Henriette et de Chrysale. La querelle du mariage devient une comédie de langage, de pouvoir domestique et de vanité intellectuelle, où les faux savants et les flatteurs prospèrent grâce aux apparences. Sous le rire, la pièce interroge la place des femmes, l’autorité familiale et la différence entre savoir véritable et pédantisme.
Edizione BooksWhale
Come è stata preparata
Questa edizione si basa su un testo di pubblico dominio ed è stata preparata da BooksWhale per la lettura digitale.
Base di pubblico dominio
Perché può essere condivisa
Molière died in 1673 and the original French work was published in 1672; these dates support its public-domain status.
Leggi anteprima
Estratto dal testo preparato
Anteprima selezionata dal testo preparato per la lettura.
Capitolo in anteprimaFull textLeggi anteprima
Les Femmes savantes
Molière
Capitolo in anteprimaACTE PREMIER.Anteprima
Scène I.
Armande. Quoi ! le beau nom de fille est un titre, ma sœur, Dont vous voulez quitter la charmante douceur ? Et de vous marier vous osez faire fête ? Ce vulgaire dessein vous peut monter en tête ?
Henriette. Oui, ma sœur. Armande. Oui, ma sœur. Ah ! ce oui se peut-il supporter ? Et sans un mal de cœur sauroit-on l’écouter ? Henriette. Qu’a donc le mariage en soi qui vous oblige, Ma sœur… ? Aramande. Ma sœur… ? Ah ! mon Dieu ! fi ! Henriette. Ma sœur… ? Ah ! mon Dieu ! fi ! Comment ? Armande. Ma sœur… ? Ah mon Dieu ! fi ! Comment ? Ah ! fi ! vous dis-je. Ne concevez-vous point ce que, dès qu’on l’entend, Un tel mot à l’esprit offre de dégoûtant, De quelle étrange image on est par lui blessée, Sur quelle sale vue il traîne la pensée ? N’en frissonnez-vous point ? et pouvez-vous, ma sœur, Aux suites de ce mot résoudre votre cœur ? Henriette. Les suites de ce mot, quand je les envisage, Me font voir un mari, des enfants, un ménage ; Et je ne vois rien là, si j’en puis raisonner, Qui blesse la pensée, et fasse frissonner. Armande. De tels attachements, ô ciel ! sont pour vous plaire ? Henriette. Et qu’est-ce qu’à mon âge on a de mieux à faire Que d’attacher à soi, par le titre d’époux, Un homme qui vous aime et soit aimé de vous ; Et, de cette union de tendresse suivie, Se faire les douceurs d’une innocente vie ? Ce nœud bien assorti n’a-t-il pas des appas ? Armande. Mon Dieu, que votre esprit est d’un étage bas ! Que vous jouez au monde un petit personnage, De vous claquemurer aux choses du ménage, Et de n’entrevoir point de plaisirs plus touchants Qu’une idole d’époux et des marmots d’enfants ! Laissez aux gens grossiers, aux personnes vulgaires,
Les bas amusements de ces sortes d’affaires. À de plus hauts objets élevez vos desirs, Songez à prendre un goût des plus nobles plaisirs, Et, traitant de mépris les sens et la matière, À l’esprit, comme nous, donnez-vous tout entière Vous avez notre mère en exemple à vos yeux, Que du nom de savante on honore en tous lieux : Tâchez, ainsi que moi, de vous montrer sa fille : Aspirez aux clartés qui sont dans la famille, Et vous rendez sensible aux charmantes douceurs Que l’amour de l’étude épanche dans les cœurs. Loin d’être aux lois d’un homme en esclave asservie, Mariez-vous, ma sœur, à la philosophie, Qui nous monte au-dessus de tout le genre humain, Et donne à la raison l’empire souverain, Soumettant à ses lois la partie animale, Dont l’appétit grossier aux bêtes nous ravale. Ce sont là les beaux feux, les doux attachements Qui doivent de la vie occuper les moments ; Et les soins où je vois tant de femmes sensibles Me paroissent aux yeux des pauvretés horribles. Henriette. Le ciel, dont nous voyons que l’ordre est tout-puissant, Pour différents emplois nous fabrique en naissant ; Et tout esprit n’est pas composé d’une étoffe Qui se trouve taillée à faire un philosophe. Si le vôtre est né propre aux élévations Où montent des savants les spéculations, Le mien est fait, ma sœur, pour aller terre à terre [ 1 ] , Et dans les petits soins son foible se resserre. Ne troublons point du ciel les justes règlements ; Et de nos deux instincts suivons les mouvements. Habitez, par l’essor d’un grand et beau génie, Les hautes régions de la philosophie, Tandis que mon esprit, se tenant ici-bas, Goûtera de l’hymen les terrestres appas. Ainsi, dans nos desseins l’une à l’autre contraire, Nous saurons toutes deux imiter notre mère : Vous, du côté de l’âme et des nobles desirs ;
Capitolo in anteprimaACTE SECOND.Anteprima
Scène I.
Ariste , quittant Clitandre, et lui parlant encore. Oui, je vous porterai la réponse au plus tôt ; J’appuierai, presserai, ferai tout ce qu’il faut. Qu’un amant, pour un mot, a de choses à dire ! Et qu’impatiemment il veut ce qu’il desire ! Jamais…
Scène II.
Ariste. Jamais… Ah ! Dieu vous gard’, mon frère ! Chrysale. Jamais… Ah ! Dieu vous gard’, mon frère ! Et vous aussi, Mon frère ! Ariste. Mon frère ! Savez-vous ce qui m’amène ici ? Chrysale. Non ; mais, si vous voulez, je suis prêt à l’entendre [ 1 ] . Ariste. Depuis assez longtemps vous connoissez Clitandre ? Chrysale. Sans doute, et je le vois qui fréquente chez nous. Ariste. En quelle estime est-il, mon frère, auprès de vous ? Chrysale. D’homme d’honneur, d’esprit, de cœur, et de conduite ; Et je vois peu de gens qui soient de son mérite. Ariste. Certain desir qu’il a conduit ici mes pas, Et je me réjouis que vous en fassiez cas. Chrysale. Je connus feu son père en mon voyage à Rome. Ariste. Fort bien.
Chrysale. Fort bien. C’étoit, mon frère, un fort bon gentilhomme. Ariste. On le dit. Chrysale. On le dit. Nous n’avions alors que vingt-huit ans, Et nous étions, ma foi, tous deux de verts galants. Ariste. Je le crois. Chrysale. Je le crois. Nous donnions chez les dames romaines, Et tout le monde, là, parlait de nos fredaines : Nous faisions des jaloux. Ariste. Nous faisions des jaloux. Voilà qui va des mieux ; Mais venons au sujet qui m’amène en ces lieux.
Scène III.
Ariste. Clitandre auprès de vous me fait son interprète, Et son cœur est épris des grâces d’Henriette. Chrysale. Quoi ! de ma fille ? Ariste. Quoi ! de ma fille ? Oui ; Clitandre en est charmé, Et je ne vis jamais amant plus enflammé. Bélise. Non, non ; je vous entends. Vous ignorez l’histoire, Et l’affaire n’est pas ce que vous pouvez croire. Ariste. Comment, ma sœur ? Bélise. Comment, ma sœur ? Clitandre abuse vos esprits ; Et c’est d’un autre objet que son cœur est épris. Ariste. Vous raillez. Ce n’est pas Henriette qu’il aime ? Bélise. Non ; j’en suis assurée.
Ariste. Non ; j’en suis assurée. Il me l’a dit lui-même. Bélise. Hé ! oui. Ariste. Hé ! oui. Vous me voyez, ma sœur, chargé par lui D’en faire la demande à son père aujourd’hui. Bélise. Fort bien. Ariste. Fort bien. Et son amour même m’a fait instance De presser les moments d’une telle alliance. Bélise. Encor mieux. On ne peut tromper plus galamment. Henriette entre nous est un amusement, Un voile ingénieux, un prétexte, mon frère, À couvrir d’autres feux dont je sais le mystère ; Et je veux bien, tous deux, vous mettre hors d’erreur. Ariste. Mais puisque vous savez tant de choses, ma sœur, Dites-nous, s’il vous plait, cet autre objet qu’il aime. Bélise. Vous le voulez savoir ? Ariste. Vous le voulez savoir ? Oui. Quoi ? Bélise. Vous le voulez savoir ? Oui. Quoi ? Moi. Ariste. Vous le voulez savoir ? Oui. Quoi ? Moi. Vous ? Bélise. Vous le voulez savoir ? Oui. Quoi ? Moi. Vous ? Moi-même. Ariste. Hai, ma sœur ! Bélise. Hai, ma sœur ! Qu’est-ce donc que veut dire ce hai ? Et qu’ a de surprenant le discours que je fai ? On est faite d’un air, je pense, à pouvoir dire Qu’on n’a pas pour un cœur soumis à son empire ; Et Dorante, Damis, Cléonte, et Lycidas, Peuvent bien faire voir qu’on a quelques appas.
Ariste. Ces gens vous aiment ? Bélise. Ces gens vous aiment ? Oui, de toute leur puissance. Ariste. Ils vous l’ont dit ? Bélise. Ils vous l’ont dit ? Aucun n’a pris cette licence, Ils m’ont su révérer si fort jusqu’à ce jour, Qu’ils ne m’ont jamais dit un mot de leur amour. Mais pour m’offrir leur cœur et vouer leur service, Les muets truchements ont tous fait leur office. Ariste. On ne voit presque point céans venir Damis. Bélise. C’est pour me faire voir un respect plus soumis. Ariste. De mots piquants, partout, Dorante vous outrage. Bélise. Ce sont emportements d’une jalouse rage. Ariste. Cléonte et Lycidas ont pris femme tous deux. Bélise. C’est par un désespoir où j’ai réduit leurs feux. Ariste. Ma foi, ma chère sœur, vision toute claire. Chrysale , à Bélise. De ces chimères-là vous devez vous défaire. Bélise. Ah ! chimères ! ce sont des chimères, dit-on. Chimères, moi ! Vraiment, chimères est fort bon ! Je me réjouis fort de chimères, mes frères ; Et je ne savois pas que j’eusse des chimères.
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02ACTE PREMIER.
- 03ACTE SECOND.
- 04ACTE TROISIÈME.
- 05ACTE QUATRIÈME.
- 06ACTE CINQUIÈME.
Disponibilità lingue
Altre lingue
Altre edizioni linguistiche non sono ancora pubblicate. Qui appariranno quando disponibili.
Richiedi un'altra lingua