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Letteratura
Point de lendemain
Edizione BooksWhale in francese di Vivant Denon
Point de lendemain est un classique du domaine public autour de fiction libertine concise, ironie et séduction.
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Introduzione al libro
Point de lendemain
Point de lendemain de Vivant Denon est une œuvre française originale consacrée à fiction libertine concise, ironie et séduction. Cette édition BooksWhale privilégie un texte classique, lisible et recherché, avec une base de domaine public vérifiée selon un critère mondial conservateur.
Edizione BooksWhale
Come è stata preparata
Questa edizione si basa su un testo di pubblico dominio ed è stata preparata da BooksWhale per la lettura digitale.
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Perché può essere condivisa
L’auteur est mort en 1825 et l’œuvre originale a été publiée en 1777; sélectionnée selon un contrôle conservateur du domaine public mondial: décès au plus tard en 1925 et première publication au plus tard en 1930.
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Point de lendemain
Vivant Denon
La lettre tue, et l’esprit vivifie.
Capitolo in anteprimaE. D. S. P.Anteprima
E. D. S. P.
Capitolo in anteprimaPOINT DE LENDEMAIN,Anteprima
CONTE.
J’aimais éperdument la comtesse de ***; j’avais vingt ans, et j’étais ingénu; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J’étais ingénu, je la regrettai; j’avais vingt ans, elle me pardonna: et comme j’avais vingt ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. Elle était amie de madame de T…, qui semblait avoir quelques projets sur ma personne, mais sans que sa dignité fût compromise. Comme on le verra, madame de T… avait des principes de décence auxquels elle était scrupuleusement attachée.
Un jour que j’allais attendre la Comtesse dans sa loge, je m’entends appeler de la loge voisine. N’était-ce pas encore la décente madame de T…? Quoi! déjà? me dit-on. Quel désœuvrement! Venez donc près de moi. — J’étais loin de m’attendre à tout ce que cette rencontre allait avoir de romanesque et d’extraordinaire. On va vîte avec l’imagination des femmes; et dans ce moment celle de madame de T… fut singulièrement inspirée. Il faut, me dit-elle, que je vous sauve le ridicule d’une pareille solitude; puisque vous voilà, il faut… l’idée est excellente. Il semble qu’une main divine vous ait conduit ici. Auriez-vous par hasard des projets pour ce soir? Ils seraient vains, je vous en avertis; point de questions, point de résistance… appelez mes gens. Vous êtes charmant. — Je me prosterne… on me presse de descendre, j’obéis. — Allez chez Monsieur, dit-on à un domestique, avertissez qu’il ne rentrera pas ce soir… Puis on lui parle à l’oreille, et on le congédie. Je veux hasarder quelques mots, l’opéra commence, on me fait taire: on écoute, ou l’on fait semblant d’écouter. À peine le premier acte est-il fini, que le même domestique rapporte un billet à madame de T…, en lui disant que tout est prêt. Elle sourit, me demande la main, descend, me fait entrer dans sa voiture, et je suis déjà hors de la ville avant d’avoir pu m’informer de ce qu’on voulait faire de moi.
Chaque fois que je hasardais une question, on répondait par un éclat de rire. Si je n’avais bien su qu’elle était femme à grandes passions, et que dans l’instant même elle avait une inclination, inclination dont elle ne pouvait ignorer que je fusse instruit, j’aurais été tenté de me croire en bonne fortune. Elle connaissait également la situation de mon cœur, car la comtesse de *** était, comme je l’ai déjà dit, l’amie intime de madame de T… Je me défendis donc toute idée présomptueuse, et j’attendis les événemens. Nous relayâmes, et repartîmes comme l’éclair. Cela commençait à me paraître plus sérieux. Je demandai avec plus d’instance jusqu’où me mènerait cette plaisanterie. — Elle vous mènera dans un très beau séjour; mais devinez où: oh! je vous le donne en mille… chez mon mari. Le connaissez-vous? — Pas du tout. — Je crois que vous en serez content: on nous réconcilie. Il y a six mois que cela se négocie, et il y en a un que nous nous écrivons. Il est, je pense, assez galant à moi d’aller le trouver. — Oui: mais, s’il vous plaît, que ferai-je là, moi? à quoi puis-je y être bon? — Ce sont mes affaires. J’ai craint l’ennui d’un tête-à-tête; vous êtes aimable, et je suis bien aise de vous avoir. — Prendre le jour d’un raccommodement pour me présenter, cela me paraît bizarre. Vous me feriez croire que je suis sans conséquence. Ajoutez à cela l’air d’embarras qu’on apporte à une première entrevue. En vérité, je ne vois rien de plaisant pour tous les trois dans la démarche que vous allez faire. — Ah! point de morale, je vous en conjure; vous manquez l’objet de votre emploi. Il faut m’amuser, me distraire, et non me prêcher. —
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02E. D. S. P.
- 03POINT DE LENDEMAIN,
- 04FIN.
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