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文学
Les Caves du Vatican
フランス語 BooksWhale エディション · André Gide
Une sotie mordante sur imposture religieuse, acte gratuit, bourgeoisie et hasard criminel.
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本の紹介
Les Caves du Vatican
Les Caves du Vatican entremêle escroquerie pieuse, complots imaginaires, familles bourgeoises et le geste déroutant de Lafcadio. Gide y démonte les certitudes morales avec humour, ironie narrative et une réflexion célèbre sur l’acte gratuit.
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André Gide died in 1951, and Les Caves du Vatican was first published or composed in 1914; these dates support the public-domain basis for this edition.
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Les Caves du Vatican
André Gide
プレビュー章LIVRE PREMIERプレビュー
Anthime Armand-Dubois
_Pour ma part, mon choix est fait. J'ai opté pour l'athéisme social.
Cet athéisme, je l'ai exprimé depuis une quinzaine d'années, dans une série d'ouvrages..._
Georges Palante.
Chronique philosophique du _Mercure de France_ (Déc. 1912)
プレビュー章I.プレビュー
L'an 1890, sous le pontificat de Léon XIII, la renommée du docteur X, spécialiste pour maladies d'origine rhumatismale, appela à Rome Anthime Armand-Dubois, franc-maçon.
-- Eh quoi? s'écriait Julius de Baraglioul, son beau-frère, c'est votre corps que vous vous en allez soignez à Rome! Puissiez-vous reconnaître là-bas combien votre âme est plus malade encore!
A quoi répondait Armand-Dubois sur un ton de commisération renchérie:
-- Mon pauvre ami, regardez donc mes épaules.
Le débonnaire Baraglioul levait les yeux malgré lui vers les épaules de son beau-frère; elles se trémoussaient, comme soulevées par un rire profond, irrépressible; et c'était certes grand-pitié que de voir ce vaste corps à demi perclus occuper à cette parodie le reliquat de ses disponibilités musculaires. Allons! décidément leurs positions étaient prises, l'éloquence de Baraglioul n'y pourrait rien changer. Le temps peut-être? le secret conseil des saints lieux... D'un air immensément découragé, Julius disait seulement:
-- Anthime, vous me faites beaucoup de peine (les épaules aussitôt s'arrêtaient de danser, car Anthime aimait son beau-frère). Puissé-je, dans trois ans, à l'époque du jubilé, lorsque je viendrai vous rejoindre, puissé-je vous trouver amendé!
Du moins Véronique accompagnait-elle son époux dans des dispositions d'esprit bien différentes: pieuse autant que sa soeur Marguerite et que Julius, ce long séjour à Rome répondait à l'un des chers entre ses voeux; elle meublait de menues pratiques pieuses sa monotone vie déçue, et, bréhaigne, donnait à l'idéal les soins que ne réclamait d'elle aucun enfant. Hélas! elle ne gardait pas grand espoir de ramener à Dieu son Anthime. Elle savait depuis longtemps de quel entêtement était capable ce large front barré de quel déni. L'abbé Flons l'avait avertie:
-- Les plus inébranlables résolutions, lui disait-il, madame, ce sont les pires. N'espérez plus que d'un miracle.
Même, elle avait cessé de s'attrister. Dès les premiers jours de leur installation à Rome, chacun des deux époux, de son côté, avait réglé son existence retirée: Véronique dans les occupations du ménage et dans les dévotions, Anthime dans ses recherches scientifiques. Ils vivaient ainsi l'un près de l'autre, se supportant en se tournant le dos. Grâce à quoi régnait entre eux une manière de concorde, planait sur eux une sorte de demi-félicité, chacun d'eux trouvant dans le support de l'autre l'emploi discret de sa vertu.
L'appartement qu'ils avaient loué par l'entremise d'une agence présentait, comme la plupart des logements italiens, joints à d'imprévus avantages, de remarquables inconvénients. Occupant tout le premier étage du palais Forgetti, via in Lucina, il jouissait d'une assez belle terrasse, où tout aussitôt Véronique s'était mis en tête de cultiver des aspidistras, qui réussissent si mal dans les appartements de Paris;
mais, pour se rendre sur la terrasse, force était de traverser l'orangerie dont Anthime avait fait aussitôt son laboratoire, et dont il avait été convenu qu'il livrerait passage de telle heure à telle heure du jour.
Sans bruit, Véronique poussait la porte, puis glissait furtivement, les yeux au sol, comme passe un convers devant les _graffiti_ obscènes; car elle dédaignait de voir, tout au fond de la pièce, débordant du fauteuil où s'accotait une béquille, l'énorme dos d'Anthime se voûter au-dessus d'on ne sait quelle maligne opération. Anthime, de son côté, affectait de ne la point entendre. Mais, sitôt qu'elle avait repassé, il se soulevait de son siège, se traînait vers la porte et, plein de hargne, les lèvres serrées, d'un coup d'index autoritaire, vlan! poussait le loquet.
C'était l'heure bientôt où, par l'autre porte, Beppo le procureur entrait prendre les commissions.
Galopin de douze ans ou treize, en haillons, sans parents, sans gîte, Anthime l'avait remarqué peu de jours après son arrivée à Rome. Devant l'hôtel où le couple était d'abord descendu via di Bocca di Leone, Beppo sollicitait l'attention du passant au moyen d'un criquet blotti sous une pincée d'herbe dans une petite nasse de jonc. Anthime avait donné dix sous pour l'insecte, puis, avec le peu d'italien qu'il savait, tant bien que mal avait fait entendre à l'enfant que, dans l'appartement où il devait emménager le lendemain, via in Lucina, il aurait bientôt besoin de quelques rats. Tout ce qui rampait, nageait, trottait ou volait servait à le documenter. Il travaillait sur la chair vive.
目次
このエディションの内容
- 01Full text
- 02LIVRE PREMIER
- 03I.
- 04II.
- 05III.
- 06IV.
- 07parts, sa faculté de bon support en est réduite à chercher dans de
- 08V.
- 09VI.
- 10VII
- 11Livre Deuxième.
- 12JULIUS DE BARAGLIOUL
- 13I.
- 14II.
- 15QUI INCOMINCIA IL LIBRO
- 16DELLA NOVA ESIGENZA
- 17E
- 18DELLA SUPREMA VIRTU.
- 19BOCCACIO.
- 20III.
- 21IV.
- 22LAFCADIO DE BARAGLIOUL
- 23V.
- 24livres de rente; je dois voir mon notaire tantôt et j'examinerai ces
- 25VI.
- 26VII
- 27partit sans donner d'adresse. Celle de son notaire suffisait.
- 28LIVRE TROISIÉME
- 29I.
- 30LE PAPE ATTEND.
- 31II.
- 32III.
- 33IV.
- 34LIVRE QUATRIÈME
- 35LE MILLE-PATTES
- 36I.
- 37partout par sa femme ou par son ami Blafaphas. Calé dans son coin de
- 38parti de l'enlever complètement et de se couvrir le chef de son foulard
- 39II.
- 40III.
- 41IV.
- 42V
- 43VI.
- 44particulièrement d'un pseudo-chanoine qui se prétend chargé de mission
- 45VII.
- 46LIVRE CINQUIÈME
- 47LAFCADIO
- 48I.
- 49II.
- 50III.
- 51particulièrement médiocres, désagréables et hideux.
- 52CRIME, SUICIDE... OU ACCIDENT
- 53RECENTISSIME
- 54UN CADAVRE LE LONG DE LA VOIE
- 55LAFCADIO WLUIKI
- 56IV.
- 57V.
- 58livres, journaux. Une serviette d'avocat accrocha son regard. Sûr d'être
- 59DEFOUQUEBLIZE
- 60partir la sienne à demi pleine, car ce qu'il voyait à présent
- 61livrer un vieil ami comme vous à la police; mais qu'y faire? Désormais
- 62VI.
- 63VII.
- 64particulier qu'il avait lentement formé et qui faisait valoir le doigt
- 65livrer.