BooksWhaleBooksWhale
Les Déracinés cover

フランス語 エディション

政治

Les Déracinés

フランス語 BooksWhale エディション · Maurice Barrès

Un roman politique français sur l’éducation, le nationalisme, l’ambition provinciale et la société républicaine.

プレビュー
準備済みテキストからの抜粋
形式
オンラインリーダー, EPUB, PDF
アクセス
ライブラリ claim

本の紹介

Les Déracinés

Les Déracinés suit de jeunes provinciaux attirés vers Paris, entre formation intellectuelle, ambition, perte d’enracinement et débat national. Maurice Barrès y compose un roman politique français essentiel pour comprendre éducation, identité, République et idées de la fin du XIXe siècle.

BooksWhale エディション

このエディションの準備

このエディションはパブリックドメイン本文に基づき、BooksWhale がデジタル読書向けに準備しました。

パブリックドメイン根拠

このエディションを共有できる理由

Maurice Barrès est mort en 1923, et Les Déracinés a été publié pour la première fois en 1897. Ces dates soutiennent la base de domaine public de cette édition française originale.

プレビューを読む

準備済みテキストからの抜粋

準備済み読書テキストから選んだプレビューです。

プレビュー章Full textプレビューを読む

Les Déracinés

Maurice Barrès

プレビュー章CHAPITRE PREMIERプレビュー

CHAPITRE PREMIER

プレビュー章LE LYCÉE DE NANCYプレビュー

En octobre 1879, à la rentrée, la classe de philosophie du lycée de Nancy fut violemment émue. Le professeur, M. Paul Bouteiller, était nouveau et son aspect, le son de sa voix, ses paroles dépassaient ce que chacun de ces enfants avait imaginé jamais de plus noble et de plus impérieux. Un bouillonnement étrange agitait leurs cerveaux, et une rumeur presque insurrectionnelle emplissait leur préau, leur quartier, leur réfectoire et même leur dortoir : car, pour les mépriser, ils comparaient à ce grand homme ses collègues et l’administration. Ce bâtiment d’ordinaire si morne semblait une écurie où l’on a distribué de l’avoine.

À des jeunes gens qui jusqu’alors remâchaient des rudiments quelconques, on venait de donner le plus vigoureux des stimulants : des idées de leur époque ! Non pas des idées qui aient été belles, neuves et éloquentes dans les collèges avant la Révolution, mais ces mêmes idées qui circulent dans notre société, dans nos coteries, dans la rue, et qui font des héros, des fous, des criminels, parmi nos contemporains. Et peut-être, à l’usage, perdront-elles leur puissance sur des âmes diverties par les années ; mais en octobre 1879, voici seulement que naissent ces lents enfants de provinces : jusqu’alors, ils n’ont connu ni la vie ni la mort, mais un état où la rèverie sur le moi n’existe pas encore et qui est une mort animée, comme aux bras de la nourrice.

Pour bien comprendre ce qui se passa dans cette année scolaire 1879-1880, où sortirent de la vie végétative et se formèrent dans une crise quelques-unes des énergies de notre temps, il faut se représenter le lycée , réunion d’enfants favorable, comme tout groupement, aux épidémies morales et soumise, en outre, a une action très définie qui marque jusqu’au cimetière la grande majorité des bacheliers.

Le lycéen reçoit de la collectivité où il figure un ensemble de défauts et de qualités, une conception particulière de l’homme idéal. Cet enfant qui plie sa vie selon la discipline et d’après les roulements du tambour, ne connaissant jamais une minute de solitude ni d’affection sans méfiance, ne songe même pas à tenir comme un élément, dans aucune des raisons qui le déterminent à agir, son contentement intime. Il se préoccupe uniquement de donner aux autres une opinion avantageuse de lui. C’est bon à un jeune garçon élève à la campagne de sentir vers dix-sept ans la beauté de la nature et les délicatesses du sens moral ! Toujours pressés les uns contre les autres, inquiets sans trêve de sembler ridicules, les lycéens développent monstrueusement, à ce régime et sous le système pédagogique des places, une seule chose, leur vanité. Ils se préparent une capacité d’être humiliés et envieux qu’on ne rencontre dans aucun pays, en même temps qu’ils deviennent capables de tout supporter pour une distinction.

La qualité qui fait compensation, c’est le sens de la camaraderie. On dit « chic type », dans leur argot, celui qui possède une supériorité, — qu’il versifie ou qu’il ait réussi au Concours général, — et qui, de plus, est bon camarade. Mais être bon camarade, c’est tout d’abord se refuser à la discipline. Il est difficile de ne point la haïr. Ceux mêmes qui l’appliquent en rougissent. Le proviseur, le censeur, fort impérieux et glorieux devant les petites classes, éprouvent du malaise en face des philosophes et des candidats aux Écoles du Gouvernement. Les pions, qui aux jours de sortie les croisent à la brasserie et dans l’escalier des filles, et qui pressentent déjà les distances de l’avenir, tendent à être, plutôt que des supérieurs, des camarades mécontents du rôle où leur fâcheuse destinée les contraint.

目次

このエディションの内容

  1. 01Full text
  2. 02CHAPITRE PREMIER
  3. 03LE LYCÉE DE NANCY
  4. 04CHAPITRE II
  5. 05DANS LEURS FAMILLES
  6. 06CHAPITRE III
  7. 07LEUR INSTALLATION À PARIS
  8. 08CHAPITRE IV
  9. 09LES FEMMES DE FRANÇOIS STUREL
  10. 10CHAPITRE V
  11. 11UN PROLÉTARIAT DE BACHELIERS ET DE FILLES
  12. 12CHAPITRE VI
  13. 13UN HASARD QUE TOUT NÉCESSITAIT
  14. 14CARACTÈRE D’UN GRAND JOURNALISTE PARLEMENTAIRE
  15. 15CHAPITRE VII
  16. 16VISITE DE TAINE À RŒMERSPACHER
  17. 17CHAPITRE VIII
  18. 18AU TOMBEAU DE NAPOLÉON
  19. 19CHAPITRE IX
  20. 20LA FRANCE DISSOCIÉE ET DÉCÉRÉBRÉE
  21. 21CHAPITRE X
  22. 22ON SORT DU TOMBEAU COMME ON PEUT
  23. 23CHAPITRE XI
  24. 24BOUTEILLER PRÉSENTÉ AUX PARLEMENTAIRES
  25. 25CHAPITRE XII
  26. 26LA VRAIE RÉPUBLIQUE
  27. 27CHAPITRE XIII
  28. 28SON PREMIER NUMÉRO
  29. 29CHAPITRE XIV
  30. 30UNE ANNÉE DE LUTTES
  31. 31ici.
  32. 32CHAPITRE XV
  33. 33QUINZE JOURS DE CRISE
  34. 34CHAPITRE XVI
  35. 35LA MYSTÉRIEUSE SOIRÉE DE BILLANCOURT
  36. 36CHAPITRE XVII
  37. 37LES PERPLEXITÉS DE FRANÇOIS STUREL
  38. 38CHAPITRE XVIII
  39. 39LA VERTU SOCIALE D’UN CADAVRE
  40. 40CHAPITRE XIX
  41. 41DÉRACINÉ, DÉCAPITÉ
  42. 42CHAPITRE XX
  43. 43À BOUTEILLER, LA LORRAINE RECONNAISSANTE

言語の提供状況

他の言語

追加の言語エディションはまだ公開されていません。公開後ここに表示されます。

別の言語をリクエスト

Les Déracinés

メンバーシップ $9.99 / 年 · claim アクセス

プレビュー参加