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Literatura
Le Grand Meaulnes
Edição BooksWhale em francês por Alain-Fournier
Un roman d'adolescence, de rêve perdu et de quête impossible.
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Introdução do livro
Le Grand Meaulnes
Le Grand Meaulnes suit l'apparition d'un domaine mystérieux, d'une fête presque irréelle et d'un amour qui hante toute une jeunesse. Cette édition française présente le roman d'Alain-Fournier dans une mise en lecture claire.
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Alain-Fournier died in 1914, and Le Grand Meaulnes was first published in 1913. These dates support the public-domain basis for the French source text used in this edition.
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Le Grand Meaulnes
Alain-Fournier
Capítulo de préviaPREMIÈRE PARTIEPrévia
PREMIÈRE PARTIE
Capítulo de préviaCHAPITRE PREMIER LE PENSIONNAIREPrévia
Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189…
Je continue à dire « chez nous », bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.
Nous habitions les bâtiments du Cours Supérieur de Sainte-Agathe. Mon père, que j’appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à la fois le Cours Supérieur, où l’on préparait le brevet d’instituteur, et le Cours Moyen. Ma mère faisait la petite classe.
Une longue maison rouge, avec cinq portes vitrées, sous des vignes vierges, à l’extrémité du bourg ; une cour immense avec préaux et buanderie, qui ouvrait en avant sur le village par un grand portail ; sur le côté nord, la route où donnait une petite grille et qui menait vers La Gare, à trois kilomètres ; au sud et par derrière, des champs, des jardins et des prés qui rejoignaient les faubourgs… tel est le plan sommaire de cette demeure où s’écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de ma vie — demeure d’où partirent et où revinrent se briser, comme des vagues sur un rocher désert, nos aventures.
Le hasard des « changements », une décision d’inspecteur ou de préfet nous avaient conduits là. Vers la fin des vacances, il y a bien longtemps, une voiture de paysan, qui précédait notre ménage, nous avait déposés, ma mère et moi, devant la petite grille rouillée. Des gamins qui volaient des pêches dans le jardin s’étaient enfuis silencieusement par les trous de la haie… Ma mère, que nous appelions Millie, et qui était bien la ménagère la plus méthodique que j’aie jamais connue, était entrée aussitôt dans les pièces remplies de paille poussiéreuse, et tout de suite elle avait constaté avec désespoir, comme à chaque « déplacement », que nos meubles ne tiendraient jamais dans une maison si mal construite… Elle était sortie pour me confier sa détresse. Tout en me parlant, elle avait essuyé doucement avec son mouchoir ma figure d’enfant noircie par le voyage. Puis elle était rentrée faire le compte de toutes les ouvertures qu’il allait falloir condamner pour rendre le logement habitable… Quant à moi, coiffé d’un grand chapeau de paille à rubans, j’étais resté là, sur le gravier de cette cour étrangère, à attendre, à fureter petitement autour du puits et sous le hangar.
C’est ainsi, du moins, que j’imagine aujourd’hui notre arrivée. Car aussitôt que je veux retrouver le lointain souvenir de cette première soirée d’attente dans notre cour de Sainte-Agathe, déjà ce sont d’autres attentes que je me rappelle ; déjà, les deux mains appuyées aux barreaux du portail, je me vois épiant avec anxiété quelqu’un qui va descendre la grand’rue. Et si j’essaie d’imaginer la première nuit que je dus passer dans ma mansarde, au milieu des greniers du premier étage, déjà ce sont d’autres nuits que je me rappelle ; je ne suis plus seul dans cette chambre ; une grande ombre inquiète et amie passe le long des murs et se promène. Tout ce paysage paisible — l’école, le champ du père Martin, avec ses trois noyers, le jardin dès quatre heures envahi chaque jour par des femmes en visite — est à jamais, dans ma mémoire, agité, transformé par la présence de celui qui bouleversa toute notre adolescence et dont la fuite même ne nous a pas laissé de repos.
Nous étions pourtant depuis dix ans dans ce pays lorsque Meaulnes arriva.
J’avais quinze ans. C’était un froid dimanche de novembre, le premier jour d’automne qui fît songer à l’hiver. Toute la journée, Millie avait attendu une voiture de La Gare qui devait lui apporter un chapeau pour la mauvaise saison. Le matin, elle avait manqué la messe ; et jusqu’au sermon, assis dans le chœur avec les autres enfants, j’avais regardé anxieusement du côté des cloches, pour la voir entrer avec son chapeau neuf.
Sumário
Nesta edição
- 01Full text
- 02PREMIÈRE PARTIE
- 03CHAPITRE PREMIER LE PENSIONNAIRE
- 04CHAPITRE II APRÈS QUATRE HEURES…
- 05CHAPITRE III « JE FRÉQUENTAIS LA BOUTIQUE D’UN VANNIER »
- 06CHAPITRE IV L’ÉVASION
- 07CHAPITRE V LA VOITURE QUI REVIENT
- 08CHAPITRE VI ON FRAPPE AU CARREAU
- 09CHAPITRE VII LE GILET DE SOIE
- 10CHAPITRE VIII L’AVENTURE
- 11CHAPITRE IX UNE HALTE
- 12CHAPITRE X LA BERGERIE
- 13CHAPITRE XI LE DOMAINE MYSTÉRIEUX
- 14CHAPITRE XII LA CHAMBRE DE WELLINGTON
- 15CHAPITRE XIII LA FÊTE ÉTRANGE
- 16CHAPITRE XIV LA FÊTE ÉTRANGE (suite)
- 17CHAPITRE XV LA RENCONTRE
- 18CHAPITRE XVI FRANTZ DE GALAIS
- 19CHAPITRE XVII LA FÊTE ÉTRANGE (fin)
- 20DEUXIÈME PARTIE
- 21CHAPITRE PREMIER LE GRAND JEU
- 22CHAPITRE II NOUS TOMBONS DANS UNE EMBUSCADE
- 23CHAPITRE III LE BOHÉMIEN À L’ÉCOLE
- 24CHAPITRE IV OÙ IL EST QUESTION DU DOMAINE MYSTÉRIEUX
- 25CHAPITRE V L’HOMME AUX ESPADRILLES
- 26CHAPITRE VI UNE DISPUTE DANS LA COULISSE
- 27CHAPITRE VII LE BOHÉMIEN ENLÈVE SON BANDEAU
- 28CHAPITRE VIII LES GENDARMES !
- 29CHAPITRE IX À LA RECHERCHE DU SENTIER PERDU
- 30CHAPITRE X LA LESSIVE
- 31CHAPITRE XI JE TRAHIS…
- 32CHAPITRE XII LES TROIS LETTRES DE MEAULNES
- 33TROISIÈME PARTIE
- 34CHAPITRE PREMIER LA BAIGNADE
- 35CHAPITRE II CHEZ FLORENTIN
- 36CHAPITRE III UNE APPARITION
- 37CHAPITRE IV LA GRANDE NOUVELLE
- 38CHAPITRE V LA PARTIE DE PLAISIR
- 39CHAPITRE VI LA PARTIE DE PLAISIR (fin)
- 40CHAPITRE VII LE JOUR DES NOCES
- 41CHAPITRE VIII L’APPEL DE FRANTZ
- 42CHAPITRE IX LES GENS HEUREUX
- 43CHAPITRE X LA « MAISON DE FRANTZ »
- 44CHAPITRE XI CONVERSATION SOUS LA PLUIE
- 45CHAPITRE XII LE FARDEAU
- 46CHAPITRE XIII LE CAHIER DE DEVOIRS MENSUELS
- 47CHAPITRE XIV LE SECRET
- 48CHAPITRE XV LE SECRET (suite)
- 49CHAPITRE XVI LE SECRET (fin)
- 50ÉPILOGUE.
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