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Les Aventures de Télémaque

Edição BooksWhale em francês por Fénelon

Un voyage d’apprentissage consacré à la sagesse des rois et aux devoirs du pouvoir.

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Introdução do livro

Les Aventures de Télémaque

Fénelon fait parcourir la Méditerranée à Télémaque. Les royaumes visités deviennent autant de leçons sur la justice, la guerre, le commerce, la modération et l’éducation politique.

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Fénelon died in 1715; Les Aventures de Télémaque was first published or performed in 1699. This entry uses the original French text.

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Les Aventures de Télémaque

Fénelon

Capítulo de préviaLIVRE PREMIERPrévia

Télémaque, conduit par Minerve, sous la figure de Mentor, est jeté par une tempête dans l’île de Calypso. Cette déesse, inconsolable du départ d’Ulysse, fait au fils de ce héros l’accueil le plus favorable, et, concevant aussitôt pour lui une violente passion, elle lui offre l’immortalité, s’il veut demeurer avec elle. Pressé par Calypso de faire le récit de ses aventures, il lui raconte son voyage à Pylos et à Lacédémone, son naufrage sur la côte de Sicile, le danger qu’il y courut d’être immolé aux mânes d’Anchise, le secours que Mentor et lui donnèrent à Aceste, roi de cette contrée, dans une incursion de Barbares, et la reconnaissance que ce prince leur en témoigna, en leur donnant un vaisseau phénicien pour retourner dans leur pays.

Calypso ne pouvait se consoler du départ d’Ulysse. Dans sa douleur, elle se trouvait malheureuse d’être immortelle. Sa grotte ne résonnait plus de son chant ; les nymphes qui la servaient n’osaient lui parler. Elle se promenait souvent seule sur les gazons fleuris dont un printemps éternel bordait son île : mais ces beaux lieux, loin de modérer sa douleur, ne faisaient que lui rappeler le triste souvenir d’Ulysse, qu’elle y avait vu tant de fois auprès d’elle. Souvent elle demeurait immobile sur le rivage de la mer, qu’elle arrosait de ses larmes, et elle était sans cesse tournée vers le côté où le vaisseau d’Ulysse, fendant les ondes, avait disparu à ses yeux. Tout à coup, elle aperçut les débris d’un navire qui venait de faire naufrage, des bancs de rameurs mis en pièces, des rames écartées çà et là sur le sable, un gouvernail, un mât, des cordages flottant sur la côte ; puis elle découvre de loin deux hommes, dont l’un paraissait âgé, l’autre, quoique jeune, ressemblait à Ulysse. Il avait sa douceur et sa fierté, avec sa taille et sa démarche majestueuse. La déesse comprit que c’était Télémaque, fils de ce héros. Mais, quoique les dieux surpassent de loin en connaissance tous les hommes, elle ne put découvrir qui était cet homme vénérable dont Télémaque était accompagné : c’est que les dieux supérieurs cachent aux inférieurs tout ce qu’il leur plaît ; et Minerve, qui accompagnait Télémaque sous la figure de Mentor, ne voulait pas être connue de Calypso. Cependant Calypso se réjouissait d’un naufrage qui mettait dans son île le fils d’Ulysse, si semblable à son père. Elle s’avance vers lui ; et, sans faire semblant de savoir qui il est : D’où vous vient, lui dit-elle, cette témérité d’aborder en mon île ? Sachez, jeune étranger, qu’on ne vient point impunément dans mon empire. Elle tâchait de couvrir sous ces paroles menaçantes la joie de son cœur, qui éclatait malgré elle sur son visage.

Télémaque lui répondit : Ô vous, qui que vous soyez (mortelle ou déesse), quoiqu’à vous voir on ne puisse vous prendre que pour une divinité, seriez-vous insensible au malheur d’un fils, qui, cherchant son père à la merci des vents et des flots, a vu briser son navire contre vos rochers ? Quel est donc votre père que vous cherchez ? reprit la déesse.

Il se nomme Ulysse, dit Télémaque ; c’est un des rois qui ont, après un siège de dix ans, renversé la fameuse Troie.

Son nom fut célèbre dans toute la Grèce et dans toute l’Asie, par sa valeur dans les combats et plus encore par sa sagesse dans les conseils. Maintenant, errant dans toute l’étendue des mers, il parcourt tous les écueils les plus terribles. Sa patrie semble fuir devant lui. Pénélope, sa femme, et moi, qui suis son fils, nous avons perdu l’espérance de le revoir. Je cours, avec les mêmes dangers que lui, pour apprendre où il est. Mais que dis-je ? peut-être qu’il est maintenant enseveli dans les profonds abîmes de la mer. Ayez pitié de nos malheurs ; et, si vous savez, ô déesse, ce que les destinées ont fait pour sauver ou pour perdre Ulysse, daignez en instruire son fils Télémaque.

Capítulo de préviaLIVRE IIPrévia

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Suite du récit de Télémaque. Le vaisseau tyrien qu’il montait ayant été pris par une flotte de Sésostris, Mentor et lui sont faits prisonniers et conduits en Égypte. Richesses et merveilles de ce pays : sagesse de son gouvernement. Télémaque et Mentor sont traduits devant Sésostris, qui renvoie l’examen de leur affaire à un de ses officiers appelé Métophis. Par ordre de cet officier, Mentor est vendu à des Éthiopiens qui l’emmènent dans leur pays, et Télémaque est réduit à conduire un troupeau dans le désert d’Oasis. Là, Termosiris, prêtre d’Apollon, adoucit la rigueur de son exil en lui apprenant à imiter le dieu, qui, étant contraint de garder les troupeaux d’Admète, roi de Thessalie, se consolait de sa disgrâce en polissant les mœurs sauvages des bergers. Bientôt Sésostris, informé de tout ce que Télémaque faisait de merveilleux dans les déserts d’Oasis, le rappelle auprès de lui, reconnaît son innocence, et lui promet de le renvoyer à Ithaque. Mais la mort de ce prince replonge Télémaque dans de nouveaux malheurs : il est emprisonné dans une tour sur le bord de la mer, d’où il voit Bocchoris, nouveau roi d’Égypte, périr dans un combat contre ses sujets révoltés et secourus par les Phéniciens.

Les Tyriens, par leur fierté, avaient irrité contre eux le grand roi Sésostris, qui régnait en Égypte, et qui avait conquis tant de royaumes. Les richesses qu’ils ont acquises par le commerce et la force de l’imprenable ville de Tyr, située dans la mer, avaient enflé le cœur de ces peuples. Ils avaient refusé de payer à Sésostris le tribut qu’il leur avait imposé en revenant de ses conquêtes, et ils avaient fourni des troupes à son frère, qui avait voulu, à son retour, le massacrer au milieu des réjouissances d’un grand festin. Sésostris avait résolu, pour abattre leur orgueil, de troubler leur commerce dans toutes les mers. Ses vaisseaux allaient de tous côtés cherchant les Phéniciens. Une flotte égyptienne nous rencontra, comme nous commencions à perdre de vue les montagnes de la Sicile.

Le port et la terre semblaient fuir derrière nous, et se perdre dans les nues. En même temps nous voyons approcher les navires des Égyptiens, semblables à une ville flottante. Les Phéniciens les reconnurent, et voulurent s’en éloigner ; mais il n’était plus temps ; leurs voiles étaient meilleures que les nôtres ; le vent les favorisait ; leurs rameurs étaient en plus grand nombre. Ils nous abordent, nous prennent et nous emmènent prisonniers en Égypte.

En vain je leur représentai que je n’étais pas Phénicien ; à peine daignèrent-ils m’écouter : ils nous regardèrent comme des esclaves dont les Phéniciens trafiquaient ; et ils ne songèrent qu’au profit d’une telle prise. Déjà nous remarquons les eaux de la mer qui blanchissent par le mélange de celles du Nil, et nous voyons la côte d’Égypte, presque aussi basse que la mer. Ensuite nous arrivons à l’île de Pharos, voisine de la ville de No ; de là nous remontons le Nil jusqu’à Memphis.

Si la douleur de notre captivité ne nous eût rendus insensibles à tous les plaisirs, nos yeux auraient été charmés de voir cette fertile terre d’Égypte, semblable à un jardin délicieux arrosé d’un nombre infini de canaux. Nous ne pouvions jeter les yeux sur les deux rivages sans apercevoir des villes opulentes, des maisons de campagne agréablement situées, des terres qui se couvraient tous les ans d’une moisson dorée sans se reposer jamais, des prairies pleines de troupeaux, des laboureurs qui étaient accablés sous le poids des fruits que la terre épanchait de son sein, des bergers qui faisaient répéter les doux sons de leurs flûtes et de leurs chalumeaux à tous les échos d’alentour.

Sumário

Nesta edição

  1. 01Full text
  2. 02LIVRE PREMIER
  3. 03LIVRE II
  4. 04LIVRE III
  5. 05LIVRE IV
  6. 06LIVRE V.
  7. 07LIVRE VI
  8. 08LIVRE VII
  9. 09LIVRE VIII
  10. 10LIVRE IX
  11. 11LIVRE X
  12. 12LIVRE XI
  13. 13LIVRE XII
  14. 14LIVRE XIII
  15. 15LIVRE XIV.
  16. 16LIVRE XV
  17. 17LIVRE XVI
  18. 18LIVRE XVII
  19. 19LIVRE XVIII
  20. 20VARIANTE POUR LA PAGE 100.
  21. 21FIN DE TÉLÉMAQUE.

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