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Le Jeu de l'amour et du hasard
Edição BooksWhale em francês por Pierre de Marivaux
Marivaux’s elegant comedy of disguise, class, courtship, self-knowledge, and emotional testing.
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Introdução do livro
Le Jeu de l'amour et du hasard
“Le Jeu de l’amour et du hasard” has masters and servants exchange identities to test love and judgment. Marivaux turns a comic premise into a precise study of language, class performance, attraction, and sincerity.
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Le Jeu de l'amour et du hasard is a public-domain work: the author died in 1763, and the text was first published in 1730. This edition uses the original French text.
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Le Jeu de l'amour et du hasard
Le Jeu de l’amour et du hasard/Texte entier
LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD COMÉDIE EN TROIS ACTES Représentée pour la première fois par les comédiens italiens, le 23 janvier 1730. PERSONNAGES MONSIEUR ORGON, vieux gentilhomme. MARIO, fils de M. Orgon. SILVIA, sa fille. DORANTE, amant de Silvia. LISETTE, femme de chambre de Silvia. ARLEQUIN, valet de Dorante . Un laquais. La scène est à Paris, dans la maison de M. Orgon. ACTE PREMIER Scène première SILVIA, LISETTE Silvia. Mais, encore une fois, de quoi vous mêlez-vous ? Pourquoi répondre de mes sentiments ? Lisette. C’est que j’ai cru que, dans cette occasion-ci, vos sentiments ressembleraient à ceux de tout le monde. Monsieur votre père me demande si vous êtes bien aise qu’il vous marie, si vous en avez quelque joie : moi, je lui réponds que oui ; cela va tout de suite ; et il n’y a peut-être que vous de fille au monde, pour qui ce oui -là ne soit pas vrai ; le non n’est pas naturel. Silvia. Le non n’est pas naturel ! quelle sotte naïveté ! Le mariage aurait donc de grands charmes pour vous ? Lisette. Eh bien, c’est encore oui , par exemple. Silvia. Taisez-vous ; allez répondre vos impertinences ailleurs, et sachez que ce n’est pas à vous à juger de mon cœur par le vôtre. Lisette. Mon cœur est fait comme celui de tout le monde. De quoi le vôtre s’avise-t-il de n’être fait comme celui de personne ? Silvia. Je vous dis que, si elle osait, elle m’appellerait une originale. Lisette. Si j’étais votre égale, nous verrions. Silvia. Vous travaillez à me fâcher, Lisette. Lisette. Ce n’est pas mon dessein. Mais dans le fond, voyons, quel mal ai-je fait de dire à monsieur Orgon que vous étiez bien aise d’être mariée ? Silvia. Premièrement, c’est que tu n’as pas dit vrai ; je ne m’ennuie pas d’être fille. Lisette. Cela est encore tout neuf. Silvia. C’est qu’il n’est pas nécessaire que mon père croie me faire tant de plaisir en me mariant, parce que cela le fait agir avec une confiance qui ne servira peut-être de rien. Lisette. Quoi ! vous n’épouserez pas celui qu’il vous destine ? Silvia. Que sais-je ? peut-être ne me conviendra-t-il point, et cela m’inquiète. Lisette. On dit que votre futur est un des plus honnêtes hommes du monde ; qu’il est bien fait, aimable, de bonne mine ; qu’on ne peut pas avoir plus d’esprit, qu’on ne saurait être d’un meilleur caractère ; que voulez-vous de plus ? Peut-on se figurer de mariage plus doux, d’union plus délicieuse ? Silvia. Délicieuse ! que tu es folle avec tes expressions ! Lisette. Ma foi, madame, c’est qu’il est heureux qu’un amant de cette espèce-là veuille se marier dans les formes ; il n’y a presque point de fille, s’il lui faisait la cour, qui ne fût en danger de l’épouser sans cérémonie. Aimable, bien fait, voilà de quoi vivre pour l’amour ; sociable et spirituel, voilà pour l’entretien de la société. Pardi ! tout en sera bon, dans cet homme-là ; l’utile et l’agréable, tout s’y trouve. Silvia. Oui dans le portrait que tu en fais, et on dit qu’il y ressemble, mais c’est un on dit , et je pourrais bien n’être pas de ce sentiment-là, moi. Il est bel homme, dit-on, et c’est presque tant pis. Lisette. Tant pis ! tant pis ! mais voilà une pensée bien hétéroclite ! Silvia. C’est une pensée de très bon sens. Volontiers un bel homme est fat ; je l’ai remarqué. Lisette. Oh ! il a tort d’être fat ; mais il a raison d’être beau. Silvia. On ajoute qu’il est bien fait ; passe ! Lisette. Oui-da ; cela est pardonnable. Silvia. De beauté et de bonne mine je l’en dispense ; ce sont là des agréments superflus. Lisette. Vertuchoux ! si je me marie jamais, ce superflu-là sera mon nécessaire. Silvia. Tu ne sais ce que tu dis. Dans le mariage, on a plus souvent affaire à l’homme raisonnable qu’à l’aimable homme ; en un mot, je ne lui demande qu’un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu’on ne pense. On loue beaucoup le sien ; mais qui est-ce qui a vécu avec lui ? Les hommes ne se contrefont-ils pas, surtout quand ils ont de l’esprit ? N’en ai-je pas vu moi, qui paraissaient avec leurs amis les meilleures gens du monde ? C’est la douceur, la raison, l’enjouement même, il n’y a pas jusqu’à leur physionomie qui ne soit garante de toutes les bonnes qualités qu’on leur trouve. « Monsieur un tel a l’air d’un galant homme, d’un homme bien raisonnable, disait-on tous les jours d’Ergaste. — Aussi l’est-il, répondait-on ; je l’ai répondu moi-même ; sa physionomie ne vous ment pas d’un mot. » Oui, fiez-vous-y à cette physionomie si douce, si prévenante, qui disparaît un quart d’heure après pour faire place à un visage sombre, brutal, farouche qui devient l’effroi de toute une maison ! Ergaste s’est marié ; sa femme, ses enfants, son domestique ne lui connaissent encore que ce visage-là, pendant qu’il promène partout ailleurs cette physionomie si aimable que nous lui voyons, et qui n’est qu’un masque qu’il prend au sortir de chez lui. Lisette. Quel fantasque avec ces deux visages ! Silvia. N’est-on pas content de Léandre quand on le voit ? Eh bien, chez lui, c’est un homme qui ne dit mot, qui ne rit ni qui ne gronde ; c’est une âme glacée, solitaire, inaccessible. Sa femme ne la connaît point, n’a point de commerce avec elle ; elle n’est mariée qu’avec une figure qui sort d’un cabinet, qui vient à table et qui fait expirer de langueur, de froid et d’ennui tout ce qui l’environne. N’est-ce pas là un mari bien amusant ? Lisette. Je gèle au récit que vous m’en faites ; mais Tersandre, par exemple ? Silvia. Oui, Tersandre ! Il venait l’autre jour de s’emporter contre sa femme ; j’arrive, on m’annonce, je vois un homme qui vient à moi les bras ouverts, d’un air serein, dégagé ; vous auriez dit qu’il sortait de la conversation la plus badine ; sa bouche et ses yeux riaient encore. Le fourbe ! Voilà ce que c’est que les hommes. Qui est-ce qui croit que sa femme est à plaindre avec lui ? Je la trouvai tout abattue, le teint plombé, avec des yeux qui venaient de pleurer ; je la trouvai comme je serai peut-être ; voilà mon portrait à venir ; je vais du moins risquer d’en être une copie. Elle me fit pitié, Lisette ; si j’allais te faire pitié aussi ! Cela est terrible ! qu’en dis-tu ? Songe à ce que c’est qu’un mari. Lisette. Un mari, c’est un mari ; vous ne deviez pas finir par ce mot-là ; il me raccommode avec tout le reste. Scène II MONSIEUR ORGON, SILVIA, LISETTE. Monsieur Orgon. Eh ! bonjour, ma fille ; la nouvelle que je viens d’annoncer te fera-t-elle plaisir ? Ton prétendu est arrivé aujourd’hui ; son père me l’apprend par cette lettre-ci. Tu ne me réponds rien ; tu me parais triste. Lisette de son côté baisse les yeux ; qu’est-ce que cela signifie ? Parle donc toi ; de quoi s’agit-il ? Lisette. Monsieur, un visage qui fait trembler, un autre qui fait mourir de froid, une âme gelée qui se tient à l’écart, et puis le portrait d’une femme qui a le visage abattu, un teint plombé, des yeux bouffis, et qui viennent de pleurer ; voilà, monsieur, tout ce que nous considérons avec tant de recueillement. Monsieur Orgon. Que veut dire ce galimatias ? Une âme ! un portrait ! Explique-toi donc ; Je n’y entends rien. Silvia. C’est que j’entretenais Lisette du malheur d’une femme maltraitée par son mari ; je lui citais celle de Tersandre, que je trouvai l’autre jour fort abattue, parce que son mari venait de la quereller, et je faisais là-dessus mes réflexions. Lisette. Oui, nous parlions d’une physionomie qui va et qui vient ; nous disions qu’un mari porte un masque avec le monde, et une grimace avec sa femme. Monsieur Orgon. De tout cela, ma fille, je comprends que le mariage t’alarme, d’autant plus que tu ne connais point Dorante. Lisette. Premièrement, il est beau ; et c’est presque tant pis. Monsieur Orgon. Tant pis ! rêves-tu avec ton tant pis ? Lisette. Moi, je dis ce qu’on m’apprend ; c’est la doctrine de madame ; j’étudie sous elle. Monsieur Orgon. Allons, allons, il n’est pas question de tout cela. Tiens, ma chère enfant, tu sais combien je t’aime. Dorante vient pour t’épouser. Dans le dernier voyage que je fis en province, j’arrêtai ce mariage-là avec son père, qui est mon intime et mon ancien ami ; mais ce fut à condition que vous vous plairiez à tous deux, et que vous auriez entière liberté de vous expliquer là-dessus ; je te défends toute complaisance à mon égard. Si Dorante ne te convient point, tu n’as qu’à le dire, il repart ; si tu ne lui convenais pas, il repart de même. Lisette. Un duo de tendresse en décidera, comme à l’Opéra : Vous me voulez, je vous veux ; vite un notaire ! ou bien : M’aimez-vous ? non ; ni moi non plus ; vite à cheval ! Monsieur Orgon. Pour moi, je n’ai jamais vu Dorante ; il était absent quand j’étais chez son père ; mais sur tout le bien qu’on m’en a dit, je ne saurais craindre que vous vous remerciiez ni l’un ni l’autre. Silvia. Je suis pénétrée de vos bontés, mon père. Vous me défendez toute complaisance, et je vous obéirai. Monsieur Orgon. Je te l’ordonne. Silvia. Mais si j’osais, je vous proposerais, sur une idée qui me vient, de m’accorder une grâce qui me tranquilliserait tout à fait. Monsieur Orgon. Parle ; si la chose est faisable, je te l’accorde. Silvia. Elle est très faisable ; mais je crains que ce ne soit abuser de vos bontés. Monsieur Orgon. Eh bien, abuse. Va, dans ce monde, il faut être un peu trop bon pour l’être assez. Lisette. Il n’y a que le meilleur de tous les hommes qui puisse dire cela. Monsieur Orgon. Explique-toi, ma fille. Silvia. Dorante arrive ici aujourd’hui ; si je pouvais le voir, l’examiner un peu sans qu’il me connût ! Lisette a de l’esprit, monsieur ; elle pourrait prendre ma place pour un peu de temps, et je prendrais la sienne. Monsieur Orgon. Son idée est plaisante. (Haut.) Laisse-moi rêver un peu à ce que tu me dis là. (À part.) Si je la laisse faire, il doit arriver quelque chose de bien singulier. Elle ne s’y attend pas elle-même... (Haut.) Soit, ma fille, je te permets le déguisement. Es-tu bien sûre de soutenir le tien, Lisette ? Lisette. Moi, monsieur, vous savez qui je suis ; essayez de m’en conter, et manquez de respect, si vous l’osez, à cette contenance-ci. Voilà un échantillon des bons airs avec lesquels je vous attends. Qu’en dites-vous ? hein ? retrouvez-vous Lisette ? Monsieur Orgon. Comment donc ! je m’y trompe actuellement moi-même ; mais il n’y a point de temps à perdre ; va t’ajuster suivant ton rôle. Dorante peut nous surprendre. Hâtez-vous, et qu’on donne le mot à toute la maison. Silvia. Il ne me faut presque qu’un tablier. Lisette. Et moi je vais à ma toilette ; venez m’y coiffer, Lisette, pour vous accoutumer à vos fonctions ; un peu d’attention à votre service, s’il vous plaît. Silvia. Vous serez contente, marquise ; marchons ! Scène III MARIO, MONSIEUR ORGON, SILVIA. Mario. Ma sœur, je te félicite de la nouvelle que j’apprends ; nous allons voir ton amant, dit-on. Silvia. Oui, mon frère ; mais je n’ai pas le temps de m’arrêter, j’ai des affaires sérieuses, et mon père vous les dira ; je vous quitte. Scène IV MONSIEUR ORGON, MARIO. Monsieur Orgon. Ne l’amusez pas, Mario ; venez, vous saurez de quoi il s’agit. Mario. Qu’y a-t-il de nouveau, monsieur ? Monsieur Orgon. Je commence par vous recommander d’être discret sur ce que je vais vous dire, au moins. Mario. Je suivrai vos ordres. Monsieur Orgon. Nous verrons Dorante aujourd’hui ; mais nous ne le verrons que déguisé. Mario. Déguisé ! Viendra-t-il en partie de masque ? lui donnerez-vous le bal ? Monsieur Orgon. Écoutez l’article de la lettre du père. Hum... « Je ne sais au reste ce que vous penserez d’une imagination qui est venue à mon fils : elle est bizarre, il en convient lui-même ; mais le motif en est pardonnable et même délicat ; c’est qu’il m’a prié de lui permettre de n’arriver d’abord chez vous que sous la figure de son valet, qui, de son côté, fera le personnage de son maître. » Mario. Ah ! ah ! cela sera plaisant. Monsieur Orgon. Écoutez le reste... « Mon fils sait combien l’engagement qu’il va prendre est sérieux ; il espè
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ACTE PREMIER
Capítulo de préviaScène premièrePrévia
Mais, encore une fois, de quoi vous mêlez-vous ? Pourquoi répondre de mes sentiments ?
C’est que j’ai cru que, dans cette occasion-ci, vos sentiments ressembleraient à ceux de tout le monde. Monsieur votre père me demande si vous êtes bien aise qu’il vous marie, si vous en avez quelque joie : moi, je lui réponds que oui ; cela va tout de suite ; et il n’y a peut-être que vous de fille au monde, pour qui ce oui -là ne soit pas vrai ; le non n’est pas naturel.
Le non n’est pas naturel ! quelle sotte naïveté ! Le mariage aurait donc de grands charmes pour vous ?
Eh bien, c’est encore oui , par exemple.
Taisez-vous ; allez répondre vos impertinences ailleurs, et sachez que ce n’est pas à vous à juger de mon cœur par le vôtre.
Mon cœur est fait comme celui de tout le monde. De quoi le vôtre s’avise-t-il de n’être fait comme celui de personne ?
Je vous dis que, si elle osait, elle m’appellerait une originale.
Si j’étais votre égale, nous verrions.
Vous travaillez à me fâcher, Lisette.
Ce n’est pas mon dessein. Mais dans le fond, voyons, quel mal ai-je fait de dire à monsieur Orgon que vous étiez bien aise d’être mariée ?
Premièrement, c’est que tu n’as pas dit vrai ; je ne m’ennuie pas d’être fille.
Cela est encore tout neuf.
C’est qu’il n’est pas nécessaire que mon père croie me faire tant de plaisir en me mariant, parce que cela le fait agir avec une confiance qui ne servira peut-être de rien.
Quoi ! vous n’épouserez pas celui qu’il vous destine ?
Que sais-je ? peut-être ne me conviendra-t-il point, et cela m’inquiète.
On dit que votre futur est un des plus honnêtes hommes du monde ; qu’il est bien fait, aimable, de bonne mine ; qu’on ne peut pas avoir plus d’esprit, qu’on ne saurait être d’un meilleur caractère ; que voulez-vous de plus ? Peut-on se figurer de mariage plus doux, d’union plus délicieuse ?
Délicieuse ! que tu es folle avec tes expressions !
Ma foi, madame, c’est qu’il est heureux qu’un amant de cette espèce-là veuille se marier dans les formes ; il n’y a presque point de fille, s’il lui faisait la cour, qui ne fût en danger de l’épouser sans cérémonie. Aimable, bien fait, voilà de quoi vivre pour l’amour ; sociable et spirituel, voilà pour l’entretien de la société. Pardi ! tout en sera bon, dans cet homme-là ; l’utile et l’agréable, tout s’y trouve.
Oui dans le portrait que tu en fais, et on dit qu’il y ressemble, mais c’est un on dit , et je pourrais bien n’être pas de ce sentiment-là, moi. Il est bel homme, dit-on, et c’est presque tant pis.
Tant pis ! tant pis ! mais voilà une pensée bien hétéroclite !
C’est une pensée de très bon sens. Volontiers un bel homme est fat ; je l’ai remarqué.
Oh ! il a tort d’être fat ; mais il a raison d’être beau.
On ajoute qu’il est bien fait ; passe !
Oui-da ; cela est pardonnable.
De beauté et de bonne mine je l’en dispense ; ce sont là des agréments superflus.
Vertuchoux ! si je me marie jamais, ce superflu-là sera mon nécessaire.
Tu ne sais ce que tu dis. Dans le mariage, on a plus souvent affaire à l’homme raisonnable qu’à l’aimable homme ; en un mot, je ne lui demande qu’un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu’on ne pense. On loue beaucoup le sien ; mais qui est-ce qui a vécu avec lui ? Les hommes ne se contrefont-ils pas, surtout quand ils ont de l’esprit ? N’en ai-je pas vu moi, qui paraissaient avec leurs amis les meilleures gens du monde ? C’est la douceur, la raison, l’enjouement même, il n’y a pas jusqu’à leur physionomie qui ne soit garante de toutes les bonnes qualités qu’on leur trouve. « Monsieur un tel a l’air d’un galant homme, d’un homme bien raisonnable, disait-on tous les jours d’Ergaste. — Aussi l’est-il, répondait-on ; je l’ai répondu moi-même ; sa physionomie ne vous ment pas d’un mot. » Oui, fiez-vous-y à cette physionomie si douce, si prévenante, qui disparaît un quart d’heure après pour faire place à un visage sombre, brutal, farouche qui devient l’effroi de toute une maison ! Ergaste s’est marié ; sa femme, ses enfants, son domestique ne lui connaissent encore que ce visage-là, pendant qu’il promène partout ailleurs cette physionomie si aimable que nous lui voyons, et qui n’est qu’un masque qu’il prend au sortir de chez lui.
Sumário
Nesta edição
- 01Full text
- 02ACTE PREMIER
- 03Scène première
- 04Scène II
- 05Scène III
- 06Scène IV
- 07Scène V
- 08Scène VI
- 09Scène VII
- 10Scène VIII
- 11Scène IX
- 12Scène X
- 13ACTE II
- 14Scène première
- 15Scène II
- 16Scène III
- 17Scène IV
- 18Scène V
- 19Scène VI
- 20Scène VII
- 21Scène VIII
- 22Scène IX
- 23Scène X
- 24Scène XI
- 25Scène XII
- 26Scène XIII
- 27ACTE III
- 28Scène première
- 29Scène II
- 30Scène III
- 31Scène IV
- 32Scène V
- 33Scène VI
- 34Scène VII
- 35Scène VIII
- 36Scène IX
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