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De la Terre à la Lune
法语 BooksWhale 版本 · Jules Verne
Le grand roman lunaire de Jules Verne, entre artillerie, calcul, imagination scientifique et rêve spatial.
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图书简介
De la Terre à la Lune
De la Terre à la Lune imagine une entreprise américaine capable d’envoyer un projectile habité vers la Lune. Jules Verne mêle humour, ingénierie, astronomie populaire, rivalité nationale et enthousiasme technique. Le roman est l’un des textes fondateurs de l’imaginaire spatial moderne et de la science-fiction francophone.
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Jules Verne est mort en 1905 et De la Terre à la Lune a paru en 1865. Ces dates soutiennent le domaine public de cette édition française.
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De la Terre à la Lune
De la Terre à la Lune Trajet Direct en 97 Heures 20 Minutes par Jules Verne
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I
预览章节LE GUN-CLUB预览
Pendant la guerre fédérale des États-Unis, un nouveau club très influent s'établit dans la ville de Baltimore, en plein Maryland. On sait avec quelle énergie l'instinct militaire se développa chez ce peuple d'armateurs, de marchands et de mécaniciens. De simples négociants enjambèrent leur comptoir pour s'improviser capitaines, colonels, généraux, sans avoir passé par les écoles d'application de West-Point [École militaire des États-Unis.]; ils égalèrent bientôt dans «L'art de la guerre» leurs collègues du vieux continent, et comme eux ils remportèrent des victoires à force de prodiguer les boulets, les millions et les hommes.
Mais en quoi les Américains surpassèrent singulièrement les Européens, ce fut dans la science de la balistique. Non que leurs armes atteignissent un plus haut degré de perfection, mais elles offrirent des dimensions inusitées, et eurent par conséquent des portées inconnues jusqu'alors. En fait de tirs rasants, plongeants ou de plein fouet, de feux d'écharpe, d'enfilade ou de revers, les Anglais, les Français, les Prussiens, n'ont plus rien à apprendre; mais leurs canons, leurs obusiers, leurs mortiers ne sont que des pistolets de poche auprès des formidables engins de l'artillerie américaine.
Ceci ne doit étonner personne. Les Yankees, ces premiers mécaniciens du monde, sont ingénieurs, comme les Italiens sont musiciens et les Allemands métaphysiciens,--de naissance. Rien de plus naturel, dès lors, que de les voir apporter dans la science de la balistique leur audacieuse ingéniosité. De là ces canons gigantesques, beaucoup moins utiles que les machines à coudre, mais aussi étonnants et encore plus admirés. On connaît en ce genre les merveilles de Parrott, de Dahlgreen, de Rodman. Les Armstrong, les Pallisser et les Treuille de Beaulieu n'eurent plus qu'à s'incliner devant leurs rivaux d'outre-mer.
Donc, pendant cette terrible lutte des Nordistes et des Sudistes, les artilleurs tinrent le haut du pavé; les journaux de l'Union célébraient leurs inventions avec enthousiasme, et il n'était si mince marchand, si naïf «booby» [Badaud.], qui ne se cassât jour et nuit la tête à calculer des trajectoires insensées.
Or, quand un Américain a une idée, il cherche un second Américain qui la partage. Sont-ils trois, ils élisent un président et deux secrétaires. Quatre, ils nomment un archiviste, et le bureau fonctionne. Cinq, ils se convoquent en assemblée générale, et le club est constitué. Ainsi arriva-t-il à Baltimore. Le premier qui inventa un nouveau canon s'associa avec le premier qui le fondit et le premier qui le fora. Tel fut le noyau du Gun-Club [Littéralement «Club-Canon».]. Un mois après sa formation, il comptait dix-huit cent trente-trois membres effectifs et trente mille cinq cent soixante-quinze membres correspondants.
Une condition _sine qua non_ était imposée à toute personne qui voulait entrer dans l'association, la condition d'avoir imaginé ou, tout au moins, perfectionné un canon; à défaut de canon, une arme à feu quelconque. Mais, pour tout dire, les inventeurs de revolvers à quinze coups, de carabines pivotantes ou de sabres-pistolets ne jouissaient pas d'une grande considération. Les artilleurs les primaient en toute circonstance.
«L'estime qu'ils obtiennent, dit un jour un des plus savants orateurs du Gun-Club, est proportionnelle «aux masses» de leur canon, et «en raison directe du carré des distances» atteintes par leurs projectiles!
Un peu plus, c'était la loi de Newton sur la gravitation universelle transportée dans l'ordre moral.
Le Gun-Club fondé, on se figure aisément ce que produisit en ce genre le génie inventif des Américains. Les engins de guerre prirent des proportions colossales, et les projectiles allèrent, au-delà des limites permises, couper en deux les promeneurs inoffensifs. Toutes ces inventions laissèrent loin derrière elles les timides instruments de l'artillerie européenne. Qu'on en juge par les chiffres suivants.
目录
本版本内容
- 01Full text
- 02I
- 03LE GUN-CLUB
- 04IMPEY BARBICANE, P. G.-C.
- 05II
- 06COMMUNICATION DU PRÉSIDENT BARBICANE
- 07III
- 08EFFET DE LA COMMUNICATION BARBICANE
- 09IV
- 10RÉPONSE DE L'OBSERVATOIRE DE CAMBRIDGE
- 11«J.-M. BELFAST,
- 12V
- 13LE ROMAN DE LA LUNE
- 14VI
- 15CE QU'IL N'EST PAS POSSIBLE D'IGNORER ET CE QU'IL N'EST
- 16PLUS PERMIS DE CROIRE DANS LES ÉTATS-UNIS
- 17VII
- 18L'HYMNE DU BOULET
- 19VIII
- 20L'HISTOIRE DU CANON
- 21IX
- 22LA QUESTION DES POUDRES
- 23livre américaine est de 453 g.]); il produit en s'enflammant quatre
- 24X
- 25UN ENNEMI SUR VINGT-CINQ MILLIONS D'AMIS
- 26BARBICANE.
- 27XI
- 28FLORIDE ET TEXAS
- 29XII
- 30URBI ET ORBI
- 31XIII
- 32STONE'S-HILL
- 33XIV
- 34PIOCHE ET TRUELLE
- 35XV
- 36LA FÊTE DE LA FONTE
- 37XVI
- 38LA COLUMBIAD
- 39XVII
- 40UNE DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE
- 41FRANCE, PARIS.
- 42MICHEL ARDAN.
- 43XVIII
- 44LE PASSAGER DE L'«ATLANTA
- 45XIX
- 46UN MEETING
- 47XX
- 48ATTAQUE ET RIPOSTE
- 49XXI
- 50COMMENT UN FRANÇAIS ARRANGE UNE AFFAIRE
- 51XXII
- 52LE NOUVEAU CITOYEN DES ÉTATS-UNIS
- 53XXIII
- 54LE WAGON-PROJECTILE
- 55XXIV
- 56LE TÉLESCOPE DES MONTAGNES ROCHEUSES
- 57XXV
- 58DERNIERS DÉTAILS
- 59XXVI
- 60FEU!
- 61XXVII
- 62TEMPS COUVERT
- 63XXVIII
- 64UN NOUVEL ASTRE
- 65A MM. LES MEMBRES DU BUREAU DE L'OBSERVATOIRE DE CAMBRIDGE.
- 66J.-M. BELFAST.