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文学
L’Atlantide
法语 BooksWhale 版本 · Pierre Benoit
Grand roman d’aventures sahariennes, célèbre pour son royaume perdu, son mystère, sa tension exotique et son rythme populaire.
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图书简介
L’Atlantide
L’Atlantide est une œuvre du domaine public soigneusement sélectionnée. Grand roman d’aventures sahariennes, célèbre pour son royaume perdu, son mystère, sa tension exotique et son rythme populaire. Cette édition BooksWhale privilégie un titre clair, des métadonnées exactes et une présentation utile aux lecteurs de classiques.
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L’Atlantide a été publié pour la première fois en 1919. Le texte retenu appartient au domaine public ou repose sur une traduction publique vérifiée pour cette édition BooksWhale.
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L’Atlantide
Pierre Benoit
预览章节LETTRE LIMINAIRE[1]预览
Hassi-Inifel, 8 novembre 1903.
Si les pages qui vont suivre voient un jour la lumière du soleil, c'est qu'elle m'aura été ravie. Le délai que je fixe à leur divulgation m'en est un assez sûr garant.
Cette divulgation, qu'on ne se méprenne pas sur mon but quand je la prépare, lorsque je la réclame. On peut me croire, si j'affirme que je n'attache aucun amour-propre d'auteur à ce cahier fiévreux. D'ores et déjà, je suis loin de toutes ces choses! Mais, vraiment, il est inutile que d'autres s'engagent sur la route par laquelle je ne serai pas revenu.
Quatre heures du matin.--Bientôt, l'aurore va mettre sur le _hamada_ son incendie rose. Autour de moi le bordj sommeille. Par la porte de sa chambre entr'ouverte, j'entends la respiration calme, si calme, d'André de Saint-Avit.
Dans deux jours, lui et moi, nous partons. Nous quittons le bordj. Nous nous enfonçons là-bas, vers le Sud. L'ordre ministériel est arrivé hier matin.
Maintenant, même si j'en avais l'envie, il serait trop tard pour reculer. André et moi avons sollicité cette mission. L'autorisation que j'ai demandée, de concert avec lui, est à l'heure actuelle devenue un ordre. La voie hiérarchique parcourue, des influences mobilisées au ministère, tout cela pour ensuite avoir peur, renâcler devant l'entreprise!...
Avoir peur, ai-je dit. Je sais que je n'ai pas peur. Une nuit, dans le Gourara, quand j'ai trouvé deux de mes sentinelles massacrées, avec, au ventre, l'ignoble incision cruciale des Berabers, j'ai eu peur. Je sais ce que c'est que la peur. Aussi maintenant, quand je fixe l'immensité ténébreuse d'où tout à l'heure surgira brusquement l'énorme soleil rouge, je sais que ce n'est point de peur que je tressaille. Je sens lutter en moi l'horreur sacrée du mystère et son attrait.
Fumées, peut-être. Imaginations d'un cerveau surchauffé et d'un oeil affolé par les mirages. Un jour viendra sans doute où je relirai ces pages avec un sourire de pitié gênée, le sourire de l'homme de cinquante ans qui relit de vieilles lettres.
Fumées. Imaginations. Mais ces fumées, ces imaginations me sont chères. «Le capitaine de Saint-Avit et le lieutenant Ferrières, dit la dépêche ministérielle, s'appliqueront à dégager, au Tassili, les relations statigraphiques des grès albiens et des calcaires carbonifériens... Ils en profiteront pour se renseigner, éventuellement, sur les modifications d'attitude des Azdjer vis-à-vis de notre influence, etc.». Si ce voyage devait, à la fin, n'avoir trait qu'à d'aussi pauvres choses, je sens que je ne partirais pas...
Donc, je souhaite ce que je redoute. Je serai déçu si je ne me trouve pas face à face avec ce qui me fait étrangement frémir.
Au fond de la vallée de l'Oued Mia, un chacal aboie. Par intervalles, quand un rayon de lune, crevant d'argent les nuages gonflés de chaleur, lui fait croire au jeune soleil, une tourterelle roucoule dans les palmeraies.
Un pas au dehors. Je me penche à la fenêtre. Une ombre vêtue d'étoffes noires et luisantes glisse sur le pisé de la terrasse du fortin. Un éclair dans la nuit électrique. L'homme vient d'allumer une cigarette. Il s'est accroupi, face au Midi. Il fume.
C'est Cegheïr-ben-Cheïkh, notre guide targui, celui qui dans trois jours va nous entraîner vers les plateaux inconnus du mystérieux Imoschaoch, à traverse les hamadas de pierres noires, les grands oueds desséchés, les salines d'argent, les gours fauves, les dunes d'or mat que surmonte, quand souffle l'alizé, un tremblant panache de sable blême.
Cegheïr-ben-Cheïkh! C'est cet homme. Elle me revient à l'esprit, la tragique phrase de Duveyrier: «Le colonel met le pied à l'étrier et reçoit au même moment un coup de sabre[2]...» Cegheïr-ben-Cheïkh!... Il est là. Il fume paisiblement une cigarette, une cigarette du paquet que je lui ai donné... Mon Dieu! pardonnez-moi cette félonie.
预览章节CHAPITRE PREMIER预览
CHAPITRE PREMIER
目录
本版本内容
- 01Full text
- 02LETTRE LIMINAIRE[1]
- 03CHAPITRE PREMIER
- 04UN POSTE DU SUD
- 05CHAPITRE II
- 06LE CAPITAINE DE SAINT-AVIT
- 07CHAPITRE III
- 08LA MISSION MORHANGE-SAINT-AVIT
- 09CHAPITRE IV
- 10VERS LE VINGT-CINQUIÈME DEGRÉ
- 11CHAPITRE V
- 12L'INSCRIPTION
- 13CHAPITRE VI
- 14LES INCONVÉNIENTS DE LA LAITUE
- 15CHAPITRE VII
- 16LE PAYS DE LA PEUR
- 17CHAPITRE VIII
- 18LE RÉVEIL AU HOGGAR
- 19CHAPITRE IX
- 20L'ATLANTIDE
- 21CHAPITRE X
- 22LA SALLE DE MARBRE ROUGE
- 23CHAPITRE XI
- 24ANTINÉA
- 25CHAPITRE XII
- 26MORHANGE SE LÈVE ET DISPARAIT
- 27--A...
- 28CHAPITRE XIII
- 29HISTOIRE DE L'HETMAN DE JITOMIR
- 30CHAPITRE XIV
- 31HEURES D'ATTENTE
- 32CHAPITRE XV
- 33LA COMPLAINTE DE TANIT-ZERGA
- 34CHAPITRE XVI
- 35LE MARTEAU D'ARGENT
- 36CHAPITRE XVII
- 37LES VIERGES AUX ROCHERS
- 38CHAPITRE XVIII
- 39LES LUCIOLES
- 40CHAPITRE XIX
- 41LE TANEZROUFT
- 42CHAPITRE XX
- 43LE CERCLE EST FERMÉ
- 44FIN