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心理学
Les Lois psychologiques de l’évolution des peuples
法语 BooksWhale 版本 · Gustave Le Bon
Un essai de psychologie sociale sur peuples, croyances, institutions, histoire et caractère collectif.
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图书简介
Les Lois psychologiques de l’évolution des peuples
Les Lois psychologiques de l’évolution des peuples expose la pensée de Gustave Le Bon sur la formation des civilisations, des croyances, des institutions et des caractères collectifs. Cette édition française intéresse les lecteurs de psychologie sociale, histoire des idées et sociologie politique.
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Gustave Le Bon est mort en 1931, et Les Lois psychologiques de l’évolution des peuples a paru en 1894. Ces dates fondent le caractère public de cette édition française originale.
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Les Lois psychologiques de l’évolution des peuples
Gustave Le Bon
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INTRODUCTION
预览章节LES IDÉES ÉGALITAIRES MODERNES ET LES BASES PSYCHOLOGIQUES DE L'HISTOIRE预览
Naissance et développement de l'idée égalitaire. - Les conséquences qu'elle a produites. - Ce qu'a déjà coûté son application. - Son influence actuelle sur les foules. - Problèmes abordés dans cet ouvrage. - Recherche des facteurs principaux de l'évolution générale des peuples. - Cette évolution dérive-t-elle des institutions ? - Les éléments de chaque civilisation : institutions, arts, croyances, etc., n'auraient-ils pas certains fondements psychologiques spéciaux à chaque peuple ? - Les hasards de l'histoire et les lois permanentes.
La civilisation d'un peuple repose sur un petit nombre d'idées fondamentales. De ces idées dérivent ses institutions, sa littérature et ses arts. Très lentes à se former, elles sont très lentes aussi à disparaître. Devenues depuis longtemps des erreurs évidentes pour les esprits instruits, elles restent pour les foules des vérités indiscutables et poursuivent leur oeuvre dans les masses profondes des nations. S'il est difficile d'imposer une idée nouvelle, il ne l'est pas moins de détruire une idée ancienne. L'humanité s'est toujours cramponnée désespérément aux idées mortes et aux dieux morts.
Sans doute, certaines des inégalités qui séparent les individus et les races étaient trop apparentes pour pouvoir être sérieusement contestées ; mais on se persuada aisément que ces inégalités n'étaient que les conséquences des différences d'éducation, que tous les hommes naissent également intelligents et bons, et que les institutions seules avaient pu les pervertir. Le remède était dès lors très simple :
refaire les institutions et donner à tous les hommes une instruction identique. C'est ainsi que les institutions et l'instruction ont fini par devenir les grandes panacées des démocraties modernes, le moyen de remédier à des inégalités choquantes pour les immortels principes qui sont les dernières divinités d'aujourd'hui. Certes, une science plus avancée a prouvé la vanité des théories égalitaires et montré que l'abîme mental, créé par le passé entre les individus et les races, ne pourrait être comblé que par des accumulations héréditaires fort lentes. La psychologie moderne, à côté des dures leçons de l'expérience, a montré que les institutions et l'éducation qui conviennent à certains individus et à certains peuples sont fort nuisibles à d'autres, Mais il n'est pas au pouvoir des philosophes d'anéantir les idées lancées dans le monde, le jour où ils
reconnaissent qu'elles sont erronées. Comme le fleuve débordé qu'aucune digue ne saurait contenir, l'idée poursuit sa course dévastatrice, et rien n'en ralentit le cours.
Cette notion chimérique de l'égalité des hommes qui a bouleversé le monde, suscité en Europe une révolution gigantesque, lancé l'Amérique dans la sanglante guerre de sécession et conduit toutes les colonies françaises à un état de lamentable décadence, il n'est pas un psychologue, pas un voyageur, pas un homme d'Etat un peu instruit, qui ne sache combien elle est erronée ; et pourtant il en est bien peu qui ose la combattre.
Loin d'ailleurs d'être entrée dans une phase de déclin, l'idée égalitaire continue à grandir encore. C'est en son nom que le socialisme, qui semble devoir asservir bientôt la plupart des peuples de l'Occident, prétend assurer leur bonheur. C'est en son nom que la femme moderne, oubliant les différences mentales profondes qui la séparent de l'homme, réclame les mêmes droits, la même instruction que lui et finira, si elle triomphe, par faire de l'Européen un nomade sans foyer ni famille.
Des bouleversements politiques et sociaux que les principes égalitaires ont engendrés, de ceux beaucoup plus graves qu'ils sont destinés à engendrer encore, les peuples ne se soucient guère, et la vie politique des hommes d'Etat est aujourd'hui trop courte pour qu'ils s'en soucient davantage. L'opinion publique est d'ailleurs devenue maîtresse souveraine, et il serait impossible de ne pas la suivre.
目录
本版本内容
- 01Full text
- 02INTRODUCTION
- 03LES IDÉES ÉGALITAIRES MODERNES ET LES BASES PSYCHOLOGIQUES DE L'HISTOIRE
- 04LIVRE PREMIER
- 05LES CARACTÈRES PSYCHOLOGIQUES DES RACES
- 06CHAPITRE PREMIER
- 07L'AME DES RACES
- 08CHAPITRE II
- 09LIMITES DE VARIABILITÉ DU CARACTÈRE DES RACES
- 10CHAPITRE III
- 11HIÉRARCHIE PSYCHOLOGIQUE DES RACES
- 12CHAPITRE IV
- 13DIFFÉRENCIATION PROGRESSIVE DES INDIVIDUS ET DES RACES
- 14CHAPITRE V
- 15FORMATION DES RACES HISTORIQUES
- 16LIVRE II
- 17COMMENT LES CARACTÈRES PSYCHOLOGIQUES DES RACES SE MANIFESTENT DANS LES DIVERS ÉLÉMENTS DE LEURS CIVILISATIONS
- 18CHAPITRE PREMIER
- 19LES DIVERS ÉLÉMENTS D'UNE CIVILISATION COMME MANIFESTATION EXTÉRIEURE DE L'AME D'UN PEUPLE
- 20CHAPITRE II
- 21COMMENT SE TRANSFORMENT LES INSTITUTIONS, LES RELIGIONS ET LES LANGUES
- 22CHAPITRE III
- 23COMMENT SE TRANSFORMENT LES ARTS
- 24LIVRE III
- 25L'HISTOIRE DES PEUPLES COMME CONSEQUENCE DE LEUR CARACTÈRE
- 26CHAPITRE PREMIER
- 27COMMENT LES INSTITUTIONS DÉRIVENT DE L'AME DES PEUPLES
- 28CHAPITRE II
- 29CHAPITRE III
- 30COMMENT L'ALTÉRATION DE L'AME DES RACES MODIFIE L'ÉVOLUTION HISTORIQUE DES PEUPLES
- 31LIVRE IV
- 32COMMENT SE MODIFIENT LES CARACTÈRES PSYCHOLOGIQUES DES RACES
- 33CHAPITRE PREMIER
- 34LE ROLE DES IDEES DANS LA VIE DES PEUPLES
- 35CHAPITRE II
- 36LE ROLE DES CROYANCES RELIGIEUSES DANS L'ÉVOLUTION DES CIVILISATIONS
- 37CHAPITRE III
- 38LE ROLE DES GRANDS HOMMES DANS L'HISTOIRE DES PEUPLES
- 39LIVRE V
- 40LA DISSOCIATION DU CARACTÈRE DES RACES ET LEUR DÉCADENCE
- 41CHAPITRE PREMIER
- 42COMMENT LES CIVILISATIONS PALISSENT ET S'ÉTEIGNENT
- 43CHAPITRE II
- 44CONCLUSIONS GÉNÉRALES