French Edition
Literature
Alcools
French BooksWhale Edition by Guillaume Apollinaire
Une édition française originale autour de Paris moderne, Zone, amour perdu, voyage, mythologie, images nouvelles et liberté poétique.
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Book introduction
Alcools
Alcools de Guillaume Apollinaire est présenté dans une édition française originale et claire. Le texte met en valeur Paris moderne, Zone, amour perdu, voyage, mythologie, images nouvelles et liberté poétique. Cette œuvre garde un intérêt fort pour l’histoire littéraire, intellectuelle et culturelle, avec des mots-clés utiles pour la recherche et la découverte.
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Guillaume Apollinaire est mort en 1918, et Alcools a été publié ou composé en 1913. Ces repères soutiennent le statut de domaine public du texte français original utilisé dans cette édition.
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Alcools
Guillaume Apollinaire
(1898 - 1912)
Table des matières
Zone Le pont Mirabeau La Chanson du Mal-Aimé Aubade chantée à Laetare l'an passé Beaucoup de ces dieux... Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople Voie lactée {1} Les sept épées Voie lactée {2} Les colchiques Palais Chantre Crépuscule Annie La maison des morts Clotilde Cortège Marizibill Le voyageur Marie La blanche neige Poème lu au mariage d'André Salmon L'Adieu Salomé La porte Merlin et la vieille femme Saltimbanques Le larron Le vent nocturne Lul de Faltenin La tzigane L'ermite Automne L'Émigrant de Landor Road Rosemonde Le brasier Je flambe dans le brasier Descendant des hauteurs Rhenanes Nuit rhénane Mai La synagogue Les cloches La Loreley Schinderhannes Rhénane d'automne Les sapins Les femmes Signe Un soir La dame Les fiançailles Mes amis m'ont enfin avoué leur mépris Je n'ai plus même pitié de moi J'ai eu le courage de regarder en arrière Pardonnez-moi mon ignorance J'observe le repos du dimanche A la fin les mensonges ne me font plus peur Au tournant d'une rue je vis des matelots Templiers flamboyants je brûle parmi vous Clair de lune 1909 A la Santé Automne malade Hôtels Cors de chasse Vendémiaire
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À la fin tu es las de ce monde ancien
Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin
Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine
Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes La religion seule est restée toute neuve la religion Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation
Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X Et toi que les fenêtres observent la honte te retient D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d'aventures policières Portraits des grands hommes et mille titres divers
J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom Neuve et propre du soleil elle était le clairon Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent Le matin par trois fois la sirène y gémit Une cloche rageuse y aboie vers midi Les inscriptions des enseignes et des murailles Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent J'aime la grâce de cette rue industrielle Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l'avenue des Ternes
Voilà la jeune rue et tu n'es encore qu'un petit enfant Ta mère ne t'habille que de bleu et de blanc Tu es très pieux et avec le plus ancien de tes camarades René Dalize Vous n'aimez rien tant que les pompes de l'Église Il est neuf heures le gaz est baissé tout bleu vous sortez du dortoir en cachette Vous priez toute la nuit dans la chapelle du collège Tandis qu'éternelle et adorable profondeur améthyste Tourne à jamais la flamboyante gloire du Christ C'est le beau lys que tous nous cultivons C'est la torche aux cheveux roux que n'éteint pas le vent C'est le fils pâle et vermeil de la douloureuse mère C'est l'arbre toujours touffu de toutes les prières C'est la double potence de l'honneur et de l'éternité C'est l'étoile à six branches C'est Dieu qui meurt le vendredi et ressuscite le dimanche
C'est le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs Il détient le record du monde pour la hauteur
Pupille Christ de l'oeil Vingtième pupille des siècles il sait y faire Et changé en oiseau ce siècle comme Jésus monte dans l'air Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour le regarder Ils disent qu'il imite Simon Mage en Judée Ils crient s'il sait voler qu'on l'appelle voleur Les anges voltigent autour du joli voltigeur Icare Enoch Elie Apollonius de Thyane Flottent autour du premier aéroplane Ils s'écartent parfois pour laisser passer ceux que transporte la Sainte-Eucharistie Ces prêtres qui montent éternellement élevant l'hostie L'avion se pose enfin sans refermer les ailes Le ciel s'emplit alors de millions d'hirondelles À tire-d'aile viennent les corbeaux les faucons les hiboux D'Afrique arrivent les ibis les flamants les marabouts L'oiseau Roc célébré par les conteurs et les poètes Plane tenant dans les serres le crâne d'Adam la première tête L'aigle fond de l'horizon en poussant un grand cri Et d'Amérique vient le petit colibri De Chine sont venus les pihis longs et souples Qui n'ont qu'une seule aile et qui volent par couples Puis voici la colombe esprit immaculé Qu'escortent l'oiseau-lyre et le paon ocellé Le phénix ce bûcher qui soi-même s'engendre Un instant voile tout de son ardente cendre Les sirènes laissant les périlleux détroits Arrivent en chantant bellement toutes trois Et tous aigle phénix et pihis de la Chine Fraternisent avec la volante machine
Preview chapterLE PONT MIRABEAUPreview
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine.
Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Table of contents
Inside this edition
- 01Full text
- 02ZONE
- 03LE PONT MIRABEAU
- 04LA CHANSON DU MAL-AIMÉ
- 05LES COLCHIQUES
- 06PALAIS
- 07CHANTRE
- 08CRÉPUSCULE
- 09ANNIE
- 10LA MAISON DES MORTS
- 11CLOTILDE
- 12CORTÈGE
- 13MARIZIBILL
- 14LE VOYAGEUR
- 15MARIE
- 16LA BLANCHE NEIGE
- 17POÈME LU AU MARIAGE D'ANDRÉ SALMON
- 18L'ADIEU
- 19SALOMÉ
- 20LA PORTE
- 21MERLIN ET LA VIEILLE FEMME
- 22SALTIMBANQUES
- 23LE LARRON
- 24CHOEUR
- 25LARRON
- 26VIEILLARD
- 27CHOEUR
- 28LARRON
- 29L'ACTEUR
- 30CHOEUR
- 31L'ACTEUR
- 32CHOEUR
- 33FEMME
- 34CHOEUR
- 35LE VENT NOCTURNE
- 36LUL DE FALTENIN
- 37LA TZIGANE
- 38L'ERMITE
- 39AUTOMNE
- 40L'ÉMIGRANT DE LANDOR ROAD
- 41ROSEMONDE
- 42LE BRASIER
- 43RHENANES
- 44SIGNE
- 45UN SOIR
- 46LA DAME
- 47LES FIANÇAILLES
- 48CLAIR DE LUNE
- 49A LA SANTÉ
- 50I
- 51II
- 52III
- 53IV
- 54V
- 55VI
- 56AUTOMNE MALADE
- 57HÔTELS
- 58CORS DE CHASSE
- 59VENDÉMIAIRE
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