BooksWhaleBooksWhale
La Vie des termites cover

French Edition

Science

La Vie des termites

French BooksWhale Edition by Maurice Maeterlinck

Maurice Maeterlinck décrit la société des termites et confronte ses mécanismes collectifs aux questions de l'instinct, de l'intelligence et du destin.

Preview
A sample from the prepared text
Formats
Online reader, EPUB, PDF
Access
Library claim

Book introduction

La Vie des termites

L'architecture de la termitière, son alimentation et la division des tâches forment le point de départ de cette enquête de Maurice Maeterlinck. Ouvriers, soldats, couple royal et essaimage révèlent une organisation sociale singulière. L'observation naturaliste conduit à des interrogations sur l'instinct, l'intelligence et la place de l'individu dans la communauté, au fil d'une prose méditative.

BooksWhale edition

How this edition was prepared

This edition is based on a public domain text and has been prepared for digital reading by BooksWhale.

Public domain basis

Why this edition can be shared

Maurice Maeterlinck est mort en 1949. L’œuvre a paru en 1926. Cette édition reprend le texte français historique de Project Gutenberg, sans les ajouts éditoriaux modernes.

Read preview

A sample from the prepared text

Preview selected from the prepared reader text.

Preview chapterINTRODUCTIONRead preview

INTRODUCTION

Preview chapterIPreview

« La vie des Termites », non plus que « La Vie des Abeilles », dont toutes les assertions ont été reconnues exactes par les spécialistes, n’est pas une biographie romancée comme il est démodé d’en faire en ce moment. Je suis resté fidèle au principe qui m’a guidé dans l’œuvre précédente, qui est de ne jamais céder à la tentation d’ajouter un merveilleux imaginé ou complaisant au merveilleux réel. Étant moins jeune, il m’est plus facile de résister à cette tentation, car les années apprennent peu à peu, à tout homme, que la vérité seule est merveilleuse. Entre autres choses, elles apprennent aussi à l’écrivain que ce sont les ornements qui vieillissent d’abord et plus vite que lui et que seuls les faits strictement exposés et les réflexions sobrement, nettement formulées ont chance d’avoir demain à peu près le même aspect qu’aujourd’hui.

Je n’ai donc pas avancé un fait, rapporté une observation qui ne soit incontesté et facilement vérifiable. C’est le premier devoir quand il s’agit d’un monde aussi peu connu, aussi déconcertant que celui où nous allons pénétrer. La plus innocente fantaisie, la plus légère exagération, la plus petite inexactitude enlèverait à une étude de ce genre tout crédit et tout intérêt. J’espère qu’il y en a fort peu, à moins que sur quelque point je n’aie moi-même été induit en erreur par ceux que j’ai suivis, ce qui n’est guère probable, car je n’ai fait état que des travaux d’entomologistes professionnels, écrivains purement objectifs et très froids qui n’ont que le culte de l’observation scientifique et qui même, la plupart du temps, ne paraissent pas se rendre compte du caractère extraordinaire de l’insecte qu’ils étudient et, en tout cas, ne se soucient aucunement d’y insister et de le mettre en valeur.

J’ai emprunté peu de chose aux récits de centaines de voyageurs qui nous ont parlé des termites et qui sont souvent sujets à caution, soit qu’ils reproduisent sans critique des racontars d’indigènes, soit qu’ils paraissent enclins à l’exagération. Je n’ai fait d’exception à cette règle que lorsqu’il s’agissait d’explorateurs illustres, d’un David Livingstone, par exemple, doublé, d’ailleurs, d’un naturaliste savant et scrupuleux.

Il eût été facile, à propos de chaque affirmation, d’alourdir le bas des pages de notes et de références. Il est tel chapitre où il aurait fallu en hérisser toutes les phrases et où la glose eût dévoré le texte comme dans les plus rébarbatifs de nos manuels scolaires. Je pense que la bibliographie sommaire que le lecteur trouvera à la fin du volume en tiendra lieu d’autant plus avantageusement que la littérature consacrée aux termites n’est pas encore encombrante comme celle des abeilles.

Voilà pour les faits. Je les ai trouvés épars, diffus, dissimulés en cent endroits divers, souvent sans signification parce qu’ils étaient isolés. Comme dans La Vie des Abeilles, mon rôle s’est borné à les relier, à les grouper aussi harmonieusement que j’ai pu, à les laisser agir les uns sur les autres, à les envelopper de quelques réflexions pertinentes, et surtout à les mettre en lumière, car les mystères de la termitière sont plus ignorés que ceux de la ruche, même des curieux, de jour en jour plus nombreux, qui s’intéressent spécialement aux insectes.

Seule, l’interprétation de ces faits m’appartient plus ou moins, comme elle appartient au lecteur qui en tirera peut-être des conclusions tout à fait différentes. C’est, du reste, la seule chose qui appartienne à l’historien, et la monographie d’un insecte, surtout d’un insecte aussi singulier, n’est en somme que l’histoire d’une peuplade inconnue, d’une peuplade qui semble par moments originaire d’une autre planète, et cette histoire demande à être traitée de la même façon méthodique et désintéressée que l’histoire des hommes.

Preview chapterIIPreview

Les entomologistes, s’en rapportant aux géologues, conjecturent que la civilisation des termites, qu’on appelle vulgairement fourmis blanches, bien qu’elles soient d’un blanc fort douteux, précède de cent millions d’années l’apparition de l’homme sur notre planète. Ces conjectures sont difficilement contrôlables. Du reste, comme il arrive fréquemment, les savants ne sont pas d’accord. Les uns, N. Holmgren, par exemple, les rattachant aux Protoblattoïdes qui s’éteignent dans le Permien, les reculent ainsi dans la nuit sans mesure et sans fond de la fin du Primaire. D’autres les trouvent dans le Lias d’Angleterre, d’Allemagne et de Suisse, c’est-à-dire dans le secondaire ; d’autres, enfin, ne les découvrent que dans l’Éocène supérieur, c’est-à-dire dans le Tertiaire. On en a identifié cent cinquante espèces incrustées dans l’ambre fossile. Quoi qu’il en soit, les termites remontent certainement à quelques millions d’années, ce qui est déjà satisfaisant.

Cette civilisation, la plus ancienne que l’on connaisse, est la plus curieuse, la plus complexe, la plus intelligente et, en un sens, la plus logique, la mieux adaptée aux difficultés de l’existence qui, avant la nôtre, se soit manifestée sur ce globe. A plusieurs points de vue, encore que féroce, sinistre et souvent répugnante, elle est supérieure à celle des abeilles, des fourmis et de l’homme même.

Table of contents

Inside this edition

  1. 01INTRODUCTION
  2. 02I
  3. 03II
  4. 04III
  5. 05IV
  6. 06LA TERMITIÈRE
  7. 07I
  8. 08II
  9. 09III
  10. 10IV
  11. 11V
  12. 12L’ALIMENTATION
  13. 13LES OUVRIERS
  14. 14LES SOLDATS
  15. 15I
  16. 16II
  17. 17III
  18. 18IV
  19. 19V
  20. 20LE COUPLE ROYAL
  21. 21L’ESSAIMAGE
  22. 22I
  23. 23II
  24. 24III
  25. 25IV
  26. 26LES RAVAGES
  27. 27I
  28. 28II
  29. 29LA PUISSANCE OCCULTE
  30. 30I
  31. 31II
  32. 32III
  33. 33LA MORALE DE LA TERMITIÈRE
  34. 34I
  35. 35II
  36. 36III
  37. 37LES DESTINÉES
  38. 38I
  39. 39II
  40. 40III
  41. 41IV
  42. 42V
  43. 43VI
  44. 44L’INSTINCT ET L’INTELLIGENCE
  45. 45I
  46. 46II
  47. 47III
  48. 48IV
  49. 49V

Language availability

Other languages

Additional language editions are not published yet. This section will link to other BooksWhale editions when they become available.

Request another language

La Vie des termites

Membership $9.99 / year · claim access

PreviewJoin