
French Edition
Literature
Poèmes antiques et modernes
French BooksWhale Edition by Alfred de Vigny
Un recueil majeur du romantisme français, entre méditation historique, solitude morale et grandeur poétique.
- Preview
- A sample from the prepared text
- Formats
- Online reader, EPUB, PDF
- Access
- Library claim
Book introduction
Poèmes antiques et modernes
Poèmes antiques et modernes réunit des pièces où Vigny interroge l’héroïsme, la foi, l’histoire, la souffrance et la dignité de l’esprit. Le recueil occupe une place essentielle dans la poésie romantique française par son ton grave, son architecture méditative et sa hauteur morale.
BooksWhale edition
How this edition was prepared
This edition is based on a public domain text and has been prepared for digital reading by BooksWhale.
Public domain basis
Why this edition can be shared
Alfred de Vigny est mort en 1863, et Poèmes antiques et modernes a été publié au XIXe siècle. Ces dates soutiennent le domaine public du texte français original de cette édition.
Read preview
A sample from the prepared text
Preview selected from the prepared reader text.
Preview chapterFull textRead preview
Poèmes antiques et modernes
Alfred de Vigny
Preview chapterLIVRE MYSTIQUEPreview
LIVRE MYSTIQUE
Preview chapterMOÏSEPreview
poème
Dédicace : P2, À M. Victor H… — A, À M. Victor Hugo.
Épigraphe : P2, Le souffle de Dieu dans l’homme est une lampe dévorante. Prov. Salomon.
Le soleil prolongeait sur la cime des tentes
Ces obliques rayons, ces flammes éclatantes,
Ces larges traces d’or qu’il laisse dans les airs,
Lorsqu’en un lit de sable il se couche aux déserts.
La pourpre et l’or semblaient revêtir la campagne.
Du stérile Nébo gravissant la montagne,
Moïse, homme de Dieu, s’arrête, et, sans orgueil,
Sur le vaste horizon promène un long coup d’œil.
Il voit d’abord Phasga, que des figuiers entourent ;
Puis, au delà des monts que ses regards parcourent,
S’étend tout Galaad, Ephraïm, Manassé,
Dont le pays fertile à sa droite est placé ;
Vers le Midi, Juda, grand et stérile, étale
Ses sables où s’endort la mer occidentale ;
Plus loin, dans un vallon que le soir a pâli.
Couronné d’oliviers, se montre Nephtali ;
Dans des plaines de fleurs magnifiques et calmes
Jéricho s’aperçoit, c’est la ville des palmes ;
Et, prolongeant ses bois, des plaines de Phogor
Le lentisque touft’u s’étend jusqu’à Ségor.
Il voit tout Chanaan, et la terre promise,
Où si tombe, il le sait, ne sera point admise.
Il voit ; sur les Hébreux étend sa grande main,
Puis vers le haut du mont il reprend son chemin.
Or, des champs de Moab couvrant la vaste enceinte,
Pressés au large pied de la montagne sainte,
Les enfants d’Israël s’agitaient au vallon
Comme les blés épais qu’agite l’aquilon.
Dès l’heure où la rosée humecte l’or des sables
Et balance sa perle au sommet des érables.
Prophète centenaire, environné d’honneur,
Moïse était parti pour trouver le Seigneur.
On le suivait des yeux aux flammes de sa tête,
Et, lorsque du grand mont il atteignit le faîte,
Lorsque son front perça le nuage de Dieu
Qui couronnait d’éclairs la cime du haut lieu,
L’encens brûla partout sur les autels de pierre,
Et six cent mille Hébreux, courbés dans la poussière,
À l’ombre du parfum par le soleil doré,
Chantèrent d’une voix le cantique sacré ;
Et les fils de Lévi, s’élevant sur la foule,
Tels qu’un bois de cyprès sur le sable qui roule,
Du peuple avec la harpe accompagnant les voix,
Dirigeaient vers le ciel l’hymne du Roi des Rois.
Et, debout devant Dieu, Moïse ayant pris place,
Dans le nuage obscur lui parlait face à face.
Il disait au Seigneur : « Ne finirai-je pas ?
Où voulez-vous encor que je porte mes pas ?
Je vivrai donc toujours puissant et solitaire ?
Laissez-moi m’endormir du sommeil de la terre. —
Que vous ai-je donc fait pour être votre élu ?
J’ai conduit votre peuple où vous avez voulu.
Voilà que son pied touche à la terre promise.
De vous à lui qu’un autre accepte l’entremise,
Au coursier d’Israël qu’il attache le frein ;
Je lui lègue mon livre et la verge d’airain.
Pourquoi vous fallut-il tarir mes espérances,
Ne pas me laisser homme avec mes ignorances,
Puisque du mont Horeb jusques au mont Nébo
Je n’ai pas pu trouver le lieu de mon tombeau ?
Hélas ! vous m’avez fait sage parmi les sages !
Mon doigt du peuple errant a guidé les passages.
J’ai fait pleuvoir le feu sur la tête des rois ;
L’avenir à genoux adorera mes lois ;
Des tombes des humains j’ouvre la plus antique,
La mort trouve à ma voix une voix prophétique,
Je suis très grand, mes pieds sont sur les nations,
Ma main fait et défait les générations. —
Hélas ! je suis, Seigneur, puissant et solitaire,
Table of contents
Inside this edition
- 01Full text
- 02LIVRE MYSTIQUE
- 03MOÏSE
- 04ÉLOA
- 05LA SŒUR DES ANGES
- 06CHANT PREMIER
- 07CHANT DEUXIÈME
- 08Livre son aile blanche à l’onde fugitive,
- 09CHANT TROISIÈME
- 10LE DÉLUGE
- 11I
- 12II
- 13III
- 14LIVRE MYSTIQUE
- 15ANTIQUITE BIBLIQUE
- 16LA FILLE DE JEPHTÉ
- 17LA FEMME ADULTÈRE
- 18I
- 19II
- 20III
- 21IV
- 22LE BAIN
- 23ANTIQUITÉ HOMÉRIQUE
- 24À M. SOUMET
- 25LE SOMNAMBULE
- 26LA DRYADE
- 27À PICHALD
- 28SYMÉTHA
- 29LE BAIN
- 30D’UNE DAME ROMAINE
- 31LIVRE MODERNE
- 32DOLORIDA
- 33LE MALHEUR
- 34LA PRISON
- 35À M. ANTONY DESCHAMPS
- 36MADAME DE SOUBISE
- 37I
- 38II
- 39III
- 40IV
- 41V
- 42VI
- 43VII
- 44VIII
- 45IX
- 46X
- 47XI
- 48XII
- 49XIII
- 50XIV
- 51XV
- 52XVI
- 53XVII
- 54LA NEIGE
- 55I
- 56II
- 571820.
- 58LE COR
- 59I
- 60II
- 61III
- 62IV
- 63LE BAL
- 64LE TRAPPISTE
- 65LA FRÉGATE LA SÉRIEUSE
- 66LA PLAINTE DU CAPITAINE
- 67I
- 68II
- 69LA TRAVERSÉE
- 70III
- 71IV
- 72V
- 73VI
- 74VII
- 75VIII
- 76IX
- 77X
- 78XI
- 79XII
- 80XIII
- 81XIV
- 82LE REPOS
- 83XV
- 84LE COMBAT
- 85XVI
- 86XVII
- 87LES AMANTS
- 88DE MONTMORENCY
- 89I
- 90II
- 91III
- 92PARIS
- 93APPENDICE
Language availability
Other languages
Additional language editions are not published yet. This section will link to other BooksWhale editions when they become available.
Request another language