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French Edition

Literature

Les Nuits

French BooksWhale Edition by Alfred de Musset

Les Nuits est un classique du domaine public autour de poésie romantique, douleur amoureuse et inspiration.

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Book introduction

Les Nuits

Les Nuits de Alfred de Musset est une œuvre française originale consacrée à poésie romantique, douleur amoureuse et inspiration. Cette édition BooksWhale privilégie un texte classique, lisible et recherché, avec une base de domaine public vérifiée selon un critère mondial conservateur.

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This edition is based on a public domain text and has been prepared for digital reading by BooksWhale.

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Why this edition can be shared

L’auteur est mort en 1857 et l’œuvre originale a été publiée en 1835; sélectionnée selon un contrôle conservateur du domaine public mondial: décès au plus tard en 1925 et première publication au plus tard en 1930.

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Les Nuits

Alfred de Musset

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LA NUIT DE MAI

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LA NUIT DE MAI

Table of contents

Inside this edition

  1. 01Full text
  2. 02LA NUIT DE MAI
  3. 03LA NUIT DE MAI
  4. 04LA MUSE.
  5. 05LE POÈTE.
  6. 06J’ai cru qu’une forme voilée
  7. 07LA MUSE.
  8. 08La rose, vierge encor, se referme jalouse
  9. 09Ce soir, sous les tilleuls, à la sombre ramée
  10. 10Ce soir, tout va fleurir: l’immortelle nature
  11. 11LE POÈTE.
  12. 12Qu’ai-je donc en moi qui s’agite
  13. 13Pourquoi ma lampe à demi morte
  14. 14LA MUSE.
  15. 15Poète, prends ton luth; le vin de la jeunesse
  16. 16LE POÈTE.
  17. 17Seul être pudique et fidèle
  18. 18De ta robe d’or qui m’inonde
  19. 19LA MUSE.
  20. 20Viens, tu souffres, ami. Quelque ennui solitaire
  21. 21Et le bleu Titarèse, et le golfe d’argent
  22. 22Dirons-nous quelle main, dans les lampes sans nombre
  23. 23De la maison céleste, allume nuit et jour
  24. 24Il se baisse, il l’égorge, il jette à la curée
  25. 25Dirons-nous aux héros des vieux temps de la France
  26. 26Et de ressusciter la naïve romance
  27. 27Et ce qu’il a fauché du troupeau des humains
  28. 28Avant que l’envoyé de la nuit éternelle
  29. 29Clouerons-nous au poteau d’une satire altière
  30. 30LE POÈTE.
  31. 31Qu’un baiser d’une lèvre amie
  32. 32La bouche garde le silence
  33. 33LA MUSE
  34. 34Laisse-la s’élargir, cette sainte blessure
  35. 35Ses petits affamés courent sur le rivage
  36. 36Ils courent à leur père avec des cris de joie
  37. 37En vain il a des mers fouillé la profondeur:
  38. 38Mais les festins humains qu’ils servent à leurs fêtes
  39. 39Leurs déclamations sont comme des épées:
  40. 40LE POÈTE.
  41. 41L’homme n’écrit rien sur le sable
  42. 42J’ai vu le temps où ma jeunesse
  43. 43Sur mes lèvres était sans cesse
  44. 44Prête à chanter comme un oiseau:
  45. 45La Nuit de Décembre
  46. 46LA NUIT DE DÉCEMBRE
  47. 47LA NUIT DE DÉCEMBRE
  48. 48LE POÈTE.
  49. 49Je restais un soir à veiller
  50. 50Devant ma table vint s’asseoir
  51. 51Son visage était triste et beau:
  52. 52Et resta jusqu’au lendemain
  53. 53Au pied d’un arbre vint s’asseoir
  54. 54Au coin de mon feu vint s’asseoir
  55. 55Il secouait sous son manteau
  56. 56J’étais à genoux près du lit
  57. 57Au chevet du lit vint s’asseoir
  58. 58Que je l’ai toujours reconnu
  59. 59J’ai voulu partir, et chercher
  60. 60Où vient sur l’herbe d’un tombeau
  61. 61Partout où, sans cesse altéré
  62. 62Partout où j’ai, comme un mouton
  63. 63Sur ma route est venu s’asseoir
  64. 64Qui donc es-tu, toi que dans cette vie
  65. 65Tu vois mes maux (c’est une chose étrange!)
  66. 66Tout ce passé me criait à l’oreille
  67. 67Et que les yeux qui les avaient pleurées
  68. 68J’enveloppais dans un morceau de bure
  69. 69J’allais poser le sceau de cire noire
  70. 70Eh bien, adieu! Vous compterez les heures
  71. 71Partez, partez, et dans ce cœur de glace
  72. 72Et bien des maux pourront y trouver place
  73. 73Partez, partez! la Nature immortelle
  74. 74Jetez au vent notre amour consumée; —
  75. 75Mais tout à coup j’ai vu dans la nuit sombre
  76. 76Est-ce un vain rêve? est-ce ma propre image
  77. 77Dis-moi pourquoi je te trouve sans cesse
  78. 78LA VISION.
  79. 79Ceux que j’aime, je ne sais pas
  80. 80De quel côté s’en vont leurs pas
  81. 81Et tu m’as nommé par mon nom
  82. 82La Nuit d’Août
  83. 83LA NUIT D’AOÛT
  84. 84LA NUIT D’AOÛT
  85. 85LA MUSE.
  86. 86Le bonheur m’a quittée, et j’attends en silence
  87. 87LE POÈTE.
  88. 88La meilleure et la plus chérie
  89. 89L’opinion et l’avarice
  90. 90LA MUSE.
  91. 91Il ne te restera de tes plaisirs du monde
  92. 92Et tu laisses mourir cette pauvre verveine
  93. 93Dont les derniers rameaux, en des temps plus heureux
  94. 94LE POÈTE.
  95. 95Un bourgeon vert à côté d’elle
  96. 96La plus jeune était la plus belle:
  97. 97LA MUSE.
  98. 98Hélas! par tous pays, toujours la même vie:
  99. 99Et vous ne savez pas que l’amour de la femme
  100. 100LE POÈTE.
  101. 101Ô ma muse! ne pleurez pas:
  102. 102LA MUSE.
  103. 103Et que trouveras-tu, le jour où la misère
  104. 104Quand tes tremblantes mains essuieront la poussière
  105. 105Une voix sera là pour crier à toute heure:
  106. 106L’amour l’aura brisé; les passions funestes
  107. 107Ah! j’étais jeune alors et nymphe, et les dryades
  108. 108Et les pleurs qui coulaient durant nos promenades
  109. 109Hélas! ta joue en fleur plaisait à la déesse
  110. 110LE POÈTE.
  111. 111Puisque l’oiseau des bois voltige et chante encore
  112. 112Puisque sur une tombe on voit sortir de terre
  113. 113J’aime, et je veux sentir sur ma joue amaigrie
  114. 114La Nuit d’Octobre
  115. 115LA NUIT D’OCTOBRE
  116. 116LA NUIT D’OCTOBRE
  117. 117LE POÈTE.
  118. 118Je n’en puis comparer le lointain souvenir
  119. 119LA MUSE.
  120. 120Et quelle est la peine secrète
  121. 121Quel est donc ce mal que j’ignore
  122. 122LE POÈTE.
  123. 123LA MUSE.
  124. 124Il n’est de vulgaire chagrin
  125. 125Ami, que ce triste mystère
  126. 126Crois-moi, parle avec confiance:
  127. 127Le sévère dieu du silence
  128. 128Et quelquefois une parole
  129. 129LE POÈTE.
  130. 130Prends cette lyre, approche, et laisse ma mémoire
  131. 131LA MUSE.
  132. 132Songe qu’il t’en faut aujourd’hui
  133. 133S’il te souvient que j’ai reçu
  134. 134Ne fais pas de moi la complice
  135. 135LE POÈTE.
  136. 136Muse, sois donc sans crainte; au souffle qui t’inspire
  137. 137Il est doux de pleurer, il est doux de sourire
  138. 138LA MUSE.
  139. 139Comme une mère vigilante
  140. 140Ainsi je me penche tremblante
  141. 141Parle, ami; — ma lyre attentive
  142. 142D’une note faible et plaintive
  143. 143LE POÈTE.
  144. 144Vous saurez tout, et je vais vous conter
  145. 145Jours(Hélas! vous le saviez peut-être!)
  146. 146Joug détesté! c’est par là que mon cœur
  147. 147JoursPerdit sa force et sa jeunesse; —
  148. 148Quand devant nous le blanc spectre du tremble
  149. 149JoursCe beau corps plier dans mes bras…
  150. 150N’en parlons plus… — je ne prévoyais pas
  151. 151Sans doute alors la colère des dieux
  152. 152Car elle m’a puni comme d’un crime
  153. 153LA MUSE.
  154. 154L’image d’un doux souvenir
  155. 155Sur la trace qu’il a laissée
  156. 156Est-ce faire un récit fidèle
  157. 157LE POÈTE.
  158. 158Non, — c’est à mes malheurs que je prétends sourire
  159. 159C’était, il m’en souvient, par une nuit d’automne
  160. 160Dans mon cerveau lassé berçait mon noir souci
  161. 161Je ne sais, à vrai dire, à quel fâcheux présage
  162. 162Je regardai longtemps les murs et le chemin, —
  163. 163Et je ne t’ai pas dit quelle ardeur insensée
  164. 164Je me souviens pourtant qu’en cette nuit cruelle
  165. 165J’entends sur le gravier marcher à petit bruit…
  166. 166Perfide! audacieuse! est-il encor possible
  167. 167Que demandes-tu donc? par quelle soif horrible
  168. 168LA MUSE.
  169. 169Ô mon bien-aimé ta blessure
  170. 170Et les misères de ce monde
  171. 171Oublie, enfant, et de ton âme
  172. 172LE POÈTE.
  173. 173Honte à toi qui la première
  174. 174Et d’horreur et de colère
  175. 175Dont les funestes amours
  176. 176Ont enseveli dans l’ombre
  177. 177Qui m’ont appris à maudire
  178. 178C’est ta jeunesse et tes charmes
  179. 179Honte à toi, j’étais encore
  180. 180Certes, ce cœur sans défense
  181. 181Mais lui laisser l’innocence
  182. 182Honte à toi! tu fus la mère
  183. 183Et tu fis de ma paupière
  184. 184Elle sort d’une blessure
  185. 185Mais dans cette source amère
  186. 186LA MUSE.
  187. 187Si l’effort est trop grand pour la faiblesse humaine
  188. 188Les morts dorment en paix dans le sein de la terre:
  189. 189Si quelque part là-bas la fièvre et l’insomnie
  190. 190Le lointain souvenir des maux de ta jeunesse
  191. 191N’allez-vous pas aussi vous promener ensemble
  192. 192Et, dans ce vert palais, le blanc spectre du tremble
  193. 193De quoi te plains-tu donc? L’immortelle espérance
  194. 194Quand tout l’aurait été, plains-la! tu sais aimer
  195. 195LE POÈTE.
  196. 196Et c’est un frisson plein d’horreur
  197. 197Quand cette vipère assoupie
  198. 198Et sois témoin de mon serment:
  199. 199Par cette étincelle brillante
  200. 200Par la clarté tranquille et pure
  201. 201Mystérieuse et sombre histoire
  202. 202Et toi qui, jadis, d’une amie
  203. 203L’instant suprême où je t’oublie
  204. 204Pardonnons-nous; — je romps le charme
  205. 205Avec une dernière larme
  206. 206Déjà la pelouse embaumée
  207. 207Viens voir la nature immortelle
  208. 208Nous allons renaître avec elle

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