
French Edition
Literature
Les Odes funambulesques
French BooksWhale Edition by Théodore de Banville
Les Odes funambulesques est un classique du domaine public autour de virtuosité poétique, esprit parisien et jeu de forme.
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Book introduction
Les Odes funambulesques
Les Odes funambulesques de Théodore de Banville est une œuvre française originale consacrée à virtuosité poétique, esprit parisien et jeu de forme. Cette édition BooksWhale privilégie un texte classique, lisible et recherché, avec une base de domaine public vérifiée selon un critère mondial conservateur.
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L’auteur est mort en 1891 et l’œuvre originale a été publiée en 1857; sélectionnée selon un contrôle conservateur du domaine public mondial: décès au plus tard en 1925 et première publication au plus tard en 1930.
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Les Odes funambulesques
Théodore de Banville
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Odes funambulesques
œuvre littéraire
Table of contents
Inside this edition
- 01Full text
- 02Odes funambulesques
- 03Odes funambulesques
- 04Odes funambulesques/1857
- 05Odes funambulesques/1874
- 06Odes funambulesques/1892
- 07Odes funambulesques/1874
- 08La Corde roide
- 09La Ville enchantée
- 10La belle Véronique
- 11Mascarades
- 12Premier Soleil
- 13La Voyageuse. À Caroline Letessier
- 14Éveil
- 15Les Théâtres d’enfants
- 16L’Opéra turc
- 17Académie royale de musique
- 18L’Amour à Paris
- 19Une Vieille lune
- 20préface
- 21Les Folies Nouvelles
- 22L’Ombre d’Éric
- 23Le Mirecourt
- 24V… le baigneur
- 25La Tristesse d’Oscar
- 26Le Flan dans l’Odéon
- 27L’Odéon
- 28Bonjour, Monsieur Courbet
- 29Nadar
- 30Reprise de La Dame
- 31Marchands de crayons
- 32Le Critique en mal d’enfant
- 33Rolle n’est plus vertueux
- 34Mademoiselle Page
- 35Brohan
- 36Arsène
- 37Madame Keller
- 38Adieu, Paniers
- 39À Désirée Rondeau
- 40Mort de Shakspere
- 41Néraut, Tassin et Grédelu
- 42Grédelu
- 43Tassin
- 44Néraut
- 45Feu de Bengale
- 46Leçon de chant
- 47Académie royale de Mus
- 48Âge de M. Paulin Limayrac
- 49Bilboquet
- 50Monsieur Homais
- 51Polichinelle Vampire
- 52Opinion sur Henri de La Madelène
- 53Note rose
- 54Monsieur Jaspin
- 55Le divan Le Peletier
- 56Ma biographie. À Henri d’Ideville
- 57Villanelle de Buloz
- 58Écrit sur un exemplaire des Odelettes
- 59Couplet sur l’air des Hirondelles, de Félicien David
- 60Villanelle des pauvres housseurs
- 61Chanson sur l’air des Landriry
- 62Ballade des célébrités du temps jadis
- 63Virelai, à mes éditeurs
- 64Ballade des Travers de ce temps
- 65Monsieur Coquardeau, Chant Royal
- 66Monselet d’automne, Pantoum
- 67Réalisme
- 68Méditation poétique et littéraire
- 69À Augustine Brohan
- 70La Sainte Bohème
- 71Ballade de la vraie sagesse
- 72Le Saut du Tremplin
- 73à alphonse lemerre
- 74commentaire. — 1873
- 75Gaietés
- 76Évohé, Némésis intérimaire
- 77Les Folies Nouvelles
- 78Autres Guitares
- 79Rondeaux
- 80Triolets
- 81Variations lyriques
- 82le frontispice de voillemot
- 83ACHEVÉ D’IMPRIMER
- 84avertissement de la deuxième édition. — 1859
- 85AVERTISSEMENT
- 86— 1859 —
- 87préface — 1857
- 88PRÉFACE
- 891857 —
- 90La Corde roide
- 91À coup sûr on n’est pas un rustre
- 92Le jour où l’on voit imprimés
- 93Les poëmes qu’on a rimés:
- 94J’ai comme un souvenir confus
- 95J’ai mangé du sucre candi
- 96Dans les feuilletons du lundi:
- 97On n’entend plus que le râteau
- 98Viens devant ce peuple qui bout
- 99Jouer du violon debout
- 100Car, si jamais ses yeux vermeils
- 101Ne sont las de voir les soleils
- 102Le poëte n’est pas toujours
- 103En train de réjouir les ours
- 104En vain les accords de sa voix
- 105Ont charmé les monstres; parfois
- 106Las, sinon guéri de prêcher
- 107L’amour aux côtes du rocher
- 108Sous les vieux arbres chevelus
- 109Un déguisement sous lequel
- 110Et, voulant protester du moins
- 111Devant les immortels témoins
- 112Il te prend tes masques railleurs
- 113Alors, sur son triste haillon
- 114On lui permette encor le fouet
- 115Et d’une lieue on l’aperçoit
- 116En souliers rouges! Mais qu’il soit
- 117Ou qu’il daigne faire des tours
- 118Toujours fuyant avec dédain
- 119Il marche sur les fiers sommets
- 120Ou sur la corde ignoble, mais
- 121La Ville enchantée
- 122Là, depuis Idalie, où Cypris court sur l’onde
- 123Vous voyez défiler tous les pays du monde
- 124La Belle au bois dormant, sur la moire fleurie
- 125Parmi l’air rose et bleu des feux de la féerie
- 126D’un ongle de rubis rose comme une conque
- 127Sous le ciel étoilé, trempant leurs pieds dans l’onde
- 128Les vierges de Lesbos vont sous le laurier-rose
- 129Salut, jardin antique, ô Tempé familière
- 130Mais ce qui me séduit et ce qui me ramène
- 131C’est là que vit encor le peuple des statues
- 132Et que le chœur charmant des Nymphes demi-nues
- 133Les Naïades sans yeux regardent le grand arbre
- 134Ailleurs, c’est le palais d’Italie et de Grèce
- 135Et maintenant, voici la coupole féerique
- 136Le grand Orphée apporte à la Grèce lyrique
- 137Tourné vers l’Orient, voit passer dans sa brume
- 138Eldorado du monde, où la fashion anglaise
- 139La belle Véronique
- 140Par ce beau soir d’hiver, on avait des cerises
- 141Les dames, cependant, suçaient des écrevisses
- 142Ce fut un grand régal pour la troupe savante
- 143Que cette bergerie, et les meilleurs plaisants
- 144Se délectaient de voir un fou croire vivante
- 145L’ardente causerie agitait ses crécelles
- 146Ils avaient les regards si chargés d’étincelles
- 147En laissant flamboyer dans la lumière d’or
- 148« Et si je vous disais: « Je veux le Kohinnor? »
- 149Pareille à la toison d’une angélique miss
- 150Dont l’aile des steam-boats à la mer de Sorrente
- 151Emporte avec fierté les cargaisons de lys!)
- 152Blême et pieds nus, voler ce talisman, dussé-je
- 153Ensuite dans le cœur m’enfoncer un couteau. »
- 154Elle baisa les yeux de l’enfant, et bien vite
- 155Lui dit, en se penchant dans ses bras à moitié:
- 156Il fut supérieur en physiologie
- 157Crois-moi, je ne vaux pas la bague de laiton
- 158Dans le bon temps des gars qui m’appelaient Gothon! »
- 159Mascarades
- 160Sur un rhythme gaillard
- 161Fais flotter tes cheveux
- 162Chante ton dithyrambe
- 163En laissant voir ta jambe
- 164Et ton sein arrosé
- 165Le maillot des Keller
- 166Puisque je congédie
- 167Laisse le décorum
- 168La tunique et les voiles
- 169Et les manteaux épars
- 170Tiennent des sanhédrins
- 171Mais toi, sans autre insigne
- 172Que la feuille de vigne
- 173Et les souples accords
- 174Laisse ton sein de neige
- 175Chanter tout le solfége
- 176Prends la veste dorée
- 177Et le soulier verni
- 178Mets ta ceinture, et plaque
- 179Sur le velours d’un claque
- 180Les rubans querelleurs
- 181Fais, sur plus de richesses
- 182Coller jusqu’au talon
- 183Dans tes lèvres écloses
- 184Mets les cris et les poses
- 185Et les folles ardeurs
- 186Réchauffant de ta verve
- 187Le mollet engourdi
- 188Sur tes pas fiers et souples
- 189Montre-leur jusqu’où va
- 190Hurle un rhythme lyrique
- 191Dont tu feras cadeau
- 192Faites de vos grelots
- 193Suivez sous les bougies
- 194Les sax aux voix de fer
- 195Hurrah! suivez le heaume
- 196Et la cuirasse d’or
- 197Dont le front se harnache
- 198De douze ou quinze bouts
- 199Au son de la musette
- 200Dont les cheveux énormes
- 201De même que la Loire
- 202Se promène avec gloire
- 203Dans son grand corridor
- 204Sa chevelure rousse
- 205Elle épouvanterait
- 206Que le doux vin de France
- 207Tombe dans le cristal
- 208Amis! la France seule
- 209Est l’aimable et divin
- 210Laissons à l’Angleterre
- 211Laissons-la dans le gin
- 212Cueille dans les roseaux
- 213Desdémone promène
- 214Sous le saule pleureur
- 215Qu’Hamlet, terrible et sombre
- 216Dise, accablé de maux:
- 217« Des mots! des mots! »
- 218Mais nous, dans la patrie
- 219Gardons les folles mœurs
- 220Sans prendre le billon
- 221C’est dans notre campagne
- 222Que le pâle champagne
- 223Sur les coteaux d’Aï
- 224C’est sur nos tapis d’herbe
- 225Que le soleil superbe
- 226C’est chez nous que l’on aime
- 227Les verres de Bohême
- 228Qu’emplit d’or et de feu
- 229Buvez à pleines treilles
- 230Chantez l’amour physique
- 231Et les cœurs embrasés
- 232Chantons ces jeunes femmes
- 233Dont les épithalames
- 234Attirent vers Paris
- 235Chantons leur air bravache
- 236Et leur corset sans tache
- 237Dont le souple basin
- 238Leur col qui se chiffonne
- 239Leurs doigts collés aux gants
- 240Leur chapeau dont la grâce
- 241La ville et le faubourg
- 242Leurs peignoirs de barége
- 243Et leurs jupes de neige
- 244Plus blanches que les lys
- 245Leurs bottines lacées
- 246Et leurs jupons tremblants
- 247Ni Venise, les yeux
- 248Ni la belle Florence
- 249L’Arno prend les reflets
- 250Tient d’un doigt effilé
- 251Ni l’Allemagne blonde
- 252Ceint des vignes du Rhin
- 253N’ont dans leurs rêveries
- 254Ces grands ongles couleur
- 255Et ces amours de race
- 256Qu’Anacréon, Horace
- 257Premier Soleil
- 258Italie, Italie, ô terre où toutes choses
- 259Paradis où l’on trouve avec des lauriers-roses
- 260Et nous ne verrons plus les redingotes longues
- 261Sourire du printemps, je t’offre en holocauste
- 262Hurrah! gais postillons, que les chaises de poste
- 263Et ce matin j’ai vu mademoiselle Ozy
- 264Près des Panoramas déployer son ombrelle:
- 265Et devant les cafés, des rangs de tables vertes
- 266Par ces premiers beaux jours la campagne est en fête
- 267C’est le temps où l’on mène une jeune maîtresse
- 268La Voyageuse. À Caroline Letessier
- 269I
- 270Quand l’enfant-dieu régnait au monde
- 271Sur les lys que Lancret dessine
- 272Le collier de taffetas noir
- 273Au temps où la Nymphe du vin
- 274Au temps où Wateau le divin
- 275Vous aviez tout ce qu’il fallait
- 276Eussent damné par leurs accords
- 277Vous eussiez aimé ces bichons
- 278Que l’on porte dans les manchons
- 279Boucher vous eût peinte en Diane
- 280Montrant sa cuisse au fond du bois
- 281Et Clodion eût fait de vous
- 282Une provocante faunesse
- 283Laissant mûrir au soleil roux
- 284Car sur les lèvres vous avez
- 285La malicieuse ambroisie
- 286De tous ces paradis rêvés
- 287Vous plaisez par la morbidesse
- 288Vos cheveux aux bandeaux ondés
- 289Récitent de leur onde noire
- 290Des madrigaux dévergondés
- 291Tous les enfants porte-flambeau
- 292Ont soin d’embellir vos atours
- 293Niche sous la poudre de riz
- 294Ont des courbes délicieuses
- 295Qui nous font songer à la paix
- 296Et les écharpes de vos cils
- 297Semblent avoir volé leurs franges
- 298II
- 299Le fier soleil du Portugal
- 300Vous tendait sa lèvre obstinée
- 301Et faisait son meilleur régal
- 302Mais vous, tordant sur l’éventail
- 303Vos petits doigts aux blancheurs mates
- 304Vous découpiez Scribe en détail
- 305Vous avez traduit Marivaux
- 306C’est au mieux! L’astre des cieux clairs
- 307Qui fait grandir le sycomore
- 308Vous a donné des jolis airs
- 309La volupté de l’Orient
- 310Les molles grâces des houris
- 311C’est bien encor! même à Turin
- 312Menez Clairville, puisqu’on daigne
- 313Nous demander un tambourin
- 314Mais pourtant ne nous laissez pas
- 315Arrêtez une fois vos pas
- 316Tout franc, pourquoi mettre aux abois
- 317Cet Éden, où le lion dîne
- 318Chaque jour de la biche au bois
- 319Valets de cœur et de carreau
- 320Vous nous disputez les rayons
- 321Et jamais plus nous ne voyons
- 322Songez-y! Vous cherchez pourquoi
- 323M’ordonne de me tenir coi
- 324C’est que vos regards inhumains
- 325Et tout le long des grands chemins
- 326Éveil
- 327Court en poste et regarde à travers la portière
- 328Laissons Chandernagor, Pékin, Bagdad ou Siam
- 329Celle qui part était infirme à force d’ans:
- 330Elle a le col de cygne et les trente beautés
- 331Nous allons tous les deux, pareils au groupe ancien
- 332Ô ma folle, ô ma Muse, embouche ta trompette
- 333Galope et fais claquer sur les peaux les plus chères
- 334Mais enfin, c’est par toi qu’un jour le Triolet
- 335Vois, le siècle est superbe et s’offre au satirique:
- 336Regarde autour de toi ces mille nids d’insectes
- 337Si, par quelque hasard, elle ne saurait pas
- 338Et, dès le grand matin, porte pour ses sorties
- 339Des bottines de soie en couleurs assorties
- 340A la robe du jour. Alcippe a deux landaus
- 341Madame a son lundi; c’est un groom en livrée
- 342Les tartines d’Alcippe, et ces époux profonds
- 343Il croit sincèrement devoir à son travail
- 344Les dollars que madame a trouvés en détail
- 345Et la bourse où madame a gagné, c’est la nôtre:
- 346Muse, n’essayons pas de peindre en une fois
- 347Tant de taureaux de Crète et de serpents Pythons
- 348Que nous demanderons du temps pour mettre en cage
- 349Ces monstres de féerie, et pour bien copier
- 350Et le nez de Guttiere! et Buloz! et l’École
- 351Du Bon-Sens! et le Bal des Chiens! et le Journal
- 352Les Théâtres d’enfants
- 353Vous arrivez bien tard! Comme vos yeux sont doux
- 354Vos poignets amincis sortent comme des fleurs
- 355Ce col simple est charmant, ce chapeau de peluche
- 356Et nos verres de vin sont pleins de rayons roses. »
- 357Nous leur faisons bien peur! Heureusement je vois
- 358Passez ce pantalon et ces bottines, qui
- 359Faites mordre à propos par l’épingle inhumaine
- 360Le Tartare des Grecs, où le cruel Typhon
- 361L’Etna, Botany-Bay, l’Islande et l’Odéon
- 362Et vous voyez se tordre avec un air moqueur
- 363La clarinette beugle, et dans leur triste lutte
- 364Récitent une prose à crier: « A la garde! «
- 365Et portent des faux cols; c’est le vice précoce
- 366Et l’on peut souhaiter un endroit écarté
- 367Voici l’heure où bientôt l’habit qui les abuse
- 368Et la mère au beau front pour ce charmant essaim
- 369Et d’écouter en soi chanter avec les heures
- 370L’Opéra turc
- 371O ma Muse, et volons sur l’aile d’un condor
- 372Jusqu’au pays féerique où les blanches sultanes
- 373Et s’enivrent le cœur aux chansons du harem
- 374Tandis qu’en souriant, les esclaves tartares
- 375Dont le sultan lui-même était le directeur:
- 376Les danses de l’Espagne et de la molle Asie
- 377Il fut, à son hiver, l’esclave d’une esclave
- 378Apparaissait, portant la couronne sereine
- 379Tout le peuple ébloui du ballet et du chant
- 380Medjnoun se demandait quel ange au firmament
- 381Près d’un kiosque doré, que les pâles jasmins
- 382Et sur lequel aussi dormaient dans la nuit brune
- 383Ma Nourmahal! jamais le cœur des jeunes hommes
- 384Ne s’attendrit; mais nous, ma chère âme, nous sommes
- 385Douces; nos longs cheveux sur nos seins endormis
- 386Nous en dérobons l’or sous la moire des ondes. »
- 387Voyait à chaque mot éclore mille fleurs
- 388Et, le regard perdu dans ses yeux pleins d’étoiles
- 389Qu’ici je vous salue, et que j’emmène ma
- 390Vous dont l’ardente lèvre eût bu jusqu’à la lie
- 391La basse foudroyante et le ténor phthisique
- 392Donc, samedi prochain nous dirons à l’Europe
- 393Je te promets ce soir ce bijou de Kashmir
- 394Académie royale de musique
- 395Fait traîner sur ton front ses robes sidérales
- 396Peinture! Poésie! arts encore éblouis
- 397O souvenirs! c’est là le théâtre enchanté
- 398Angélique et Renaud, Cybèle avec Atys
- 399Et la Muse a suivi d’un long regard humide
- 400Là, Gluck avec Quinault, Quinault avec Lulli
- 401Ont chanté leurs beaux airs pour un siècle poli:
- 402Et que chantait aussi le cygne abandonné
- 403Puis la Danse fantasque auprès des mêmes flots
- 404O féerie et musique! ô nappes embaumées
- 405Auprès d’un avoué chauve, une cataracte
- 406S’étalent des cous nus, pelés comme un cou d’oie
- 407Plumée; et, pêle-mêle, au long de tous ces bancs
- 408Traînent toute l’hermine et tous les vieux turbans
- 409Monsieur, voudriez-vous me faire le plaisir
- 410De me dire quels sont ces cous d’oie et ces hommes
- 411Oui, biche, le rideau que tu vois représente
- 412Le roi Louis Quatorze en seize cent soixante-
- 413Donne à Lulli, devant sa cour, le privilège
- 414De l’Opéra, qu’avait auparavant l’abbé
- 415Je ne sais où sera le nouvel
- 416Qu’est-ce
- 417Que ce bruit-là, monsieur? qu’a donc la grosse caisse
- 418Et pourquoi préluder à l’opéra nouveau
- 419Monsieur, c’est l’ouverture
- 420Madame, la nature
- 421« Il chante et l’Helvétie
- 422Pleure sa liberté! »
- 423Que la démocratie
- 424S’organise, on verra tous les partis haineux
- 425« Célébrons les doux nœuds! »
- 426« Courons armer nos bras! »
- 427« Toi que l’oiseau
- 428Ne suivrait pas! »
- 429Monsieur, ma femme est un roseau
- 430« Le glaive arme nos bras! »
- 431« Toi que l’oiseau!... »
- 432« Toi qui n’es pas... »
- 433Bibiche, c’est le morceau que tu joues
- 434J’ai dit à Ducluzeau
- 435« Toi que l’oiseau!... »
- 436O pudeur! autrefois, dans ces décors vivants
- 437L’orchestre frémissant envoyait à la fois
- 438Tout le corps de ballet marchait comme une armée:
- 439La danse laissait voir tous les trésors de Flore
- 440Lucile et Carlotta, celle qui marche aussi
- 441A remis une bande au bas des jupons courts
- 442Change mon encre en fiel; mets autour de mon cœur
- 443Pour peindre dignement ces spectacles d’horreur
- 444L’harmonieux vieillard est quinteux et morose:
- 445La musique sauvage et le drôle de cor
- 446Chez notre Deburau, les trois vieillards épiques
- 447Le concert souterrain des aveugles; enfin
- 448L’antique piano qui grogne à Séraphin
- 449En vain Pillet tremblant envoya ses zélés
- 450Naples, où la princesse à la pâleur fatale
- 451Fièrement appuyé sur ta large méthode
- 452Et les rivaux honteux que la haine te donne
- 453Toujours roi, toujours fort, tandis que tes bourreaux
- 454Ne pourrait découvrir l’ombre d’un iota
- 455Une chose bien simple, hélas! La jalousie
- 456L’éruption se fait avec du papier rouge
- 457Les transformations sont comme une revue
- 458Les Français, l’Odéon, sont les seules amours
- 459Du machiniste en chef; il a cette coutume
- 460Et qui, réjouissant de leur maigreur affreuse
- 461L’Amour à Paris
- 462O Muse de Paris! toi par qui l’on admire
- 463Toi pour qui notre siècle inventa les corsets
- 464Toi qui chez la comtesse et chez la chambrière
- 465Quand l’indigène ému voit passer dans nos vers
- 466Et, l’œil dans le ciel bleu, ce naturel naïf
- 467Il voit dans le verger qu’il eut en patrimoine
- 468Il rêve, il doute, il songe, et tout son Paul de Kock
- 469Fait partir à ses yeux des chandelles romaines
- 470Une tête charmante, un ange, une vignette
- 471En voyant de la rue un rire triomphant
- 472Ouvrir des dents de perle, on dirait qu’un enfant
- 473Les plis du frais jupon vont embrasser sa hanche
- 474Et cacher cent trésors, et du cachot de grès
- 475La naïade aux yeux bleus glissera sans regrets
- 476Sur sa folle poitrine et sur son col, que baigne
- 477Ce poëme fini, dans un grossier réseau
- 478L’aiguille aux dents d’acier mordre ses petits doigts
- 479Ah! nous avons vraiment les femmes les plus drôles
- 480Toi qui portas naguère avec assez d’ardeur
- 481Et convaincs une fois les faiseurs de journaux
- 482Descends jusques au fond de ces hontes immenses
- 483Montre ces jeunes corps si pâles et si beaux
- 484Si leur Alcibiade et leur sage Phryné
- 485Dans les salons dorés où se tient à la porte
- 486La noble Courtoisie, il est plus d’un grand nom
- 487Là, l’amour est un art comme la poésie:
- 488Le Caprice aux yeux verts, la rose Fantaisie
- 489Poussent la blanche nef que guident sur son lac
- 490Dis l’enfant Chérubin tenant sur ses genoux
- 491Sa marraine aujourd’hui moins sévère; dis-nous
- 492Dis-nous les nobles seins que froissent les talons
- 493Le plus heureux de nous, quel que soit le laurier
- 494Une Vieille lune
- 495Je cherche vainement dans les plis des coussins
- 496Un corset un peu juste, une étroite chaussure
- 497Ont-ils égratigné d’une rose blessure
- 498Le drap tissu de neige et la chaussure noire
- 499On admire toujours les cent perles féeriques
- 500Et les purs diamants de mes écrins lyriques:
- 501Damon, ce grand auteur dont la muse civile
- 502N’as-tu donc point appris la fameuse nouvelle
- 503Des rocs du feuilleton, la dure virago
- 504Sur ce cygne plus doux que les cygnes d’Athènes
- 505Fait couler à grand bruit ces paroles hautaines:
- 506Reste avec tes pareils! Les gens de ta séquelle
- 507D’aller au mont Horeb pincer de la guitare
- 508Pour ton roi légitime, ou plutôt d’arranger
- 509Souviens-toi désormais d’admirer Odilon. »
- 510Ta lèvre a le parfum du rosier d’Orient
- 511Deux magasins d’esprit: le sien ressemble à feu
- 512Le Théâtre-Français; une loque de toile
- 513Déclament, et s’en vont quand on les congédie:
- 514En haillons! En plein vent! Nous sommes le théâtre
- 515A quatre sous, un bouge. Aux regards des titis
- 516Nous offrons éléphants, diables et ouistitis:
- 517Dans notre drame bleu, la svelte Colombine
- 518Ses paillettes d’argent et son vieux casaquin
- 519On y mord, et parfois la gorge peu sévère
- 520Sur cette heureuse scène, on voit le saut de carpe
- 521L’ange y dévore en scène un cervelas; des feux
- 522Venez voir Colombine et le Génie, ou l’Hydre
- 523Les Folies Nouvelles
- 524Préface
- 525Pour nous suivre sur ce tréteau
- 526Te voilà! Nous pouvons encor
- 527Te dévider tout le fil d’or
- 528Nous te montrerons Ariel
- 529Dans notre parc aérien
- 530S’agite un monde qui n’a rien
- 531Su de morose:
- 532Qui dans le pays d’Obéron
- 533N’est pas plus compliqué vraiment
- 534Que ce que l’on songe en fumant
- 535Tu jugeras notre savoir
- 536Tout à l’heure, quand tu vas voir
- 537Je suis sûr que l’Eldorado
- 538Où te conduira Durandeau
- 539Qui ne se donne pas des airs
- 540A tout Golconde en ses écrins:
- 541Seulement, cher public, je crains
- 542Je fus sans doute audacieux
- 543D’oser dire à l’ami Pierrot:
- 544N’ai-je pas là, pour le côté
- 545Puis voici Kelm, et puis Hervé
- 546Avec Suzanne Senn, qui n’a
- 547Dansent au fond de mon jardin
- 548Parmi les fleurs, et Bernardin
- 549N’est-ce pas un ange en exil
- 550Que l’on devine
- 551Lorsqu’elle chante et qu’on entend
- 552Avec ses cheveux de soleil
- 553Daigne accueillir avec faveur
- 554Du moins tous ces fronts inventés
- 555Te feront entrevoir l’éclair
- 556Scène première
- 557Voyant que personne ne le poursuit, il se rassure
- 558J’ai donné contre
- 559Mon chapeau défoncé s’est tout aplati sur
- 560Un ancien a raison de dire en mots exprès
- 561Je crois sans plus d’affaire enfiler un passage
- 562Je crève une forêt, et ma jambe, qu’attrape
- 563Mon père l’exprimait judicieusement:
- 564On ne se saurait trop méfier des coulisses:
- 565On peut trop aisément s’y faire estropier! »
- 566Je ne reconnais rien du tout; pourtant je sais
- 567===Scène II. Le Bourgeois, Pierrot.===
- 568Pierrot montre au bourgeois un écriteau avec ces mots:
- 569« Je suis Pierrot! »
- 570Monsieur, mime Pierrot, Vous êtes trop bon, et vous
- 571Non? Les gens bienséants
- 572Pierrot exprime qu’elle dépasse toutes les merveilles
- 573Rien d’aussi magnifique aux regards éblouis
- 574Pierrot exprime qu’il a fallu dépenser des capitaux
- 575considérables pour arriver à construire un pareil
- 576Ah! fort bien! Je vous entends. Nous sommes
- 577D’accord. Il a fallu donner de fortes sommes
- 578Pierrot exprime que c’est bien cela et que le Bourgeois
- 579Pierrot fait la parodie d’un acteur tragique, puis
- 580il dit que, malgré toute sa sympathie pour la haute
- 581Pierrot fait la parodie d’un acteur de drame. Il se
- 582promène à grands pas. O ciel! dit-il, où peut être ma
- 583fille! A ce moment le Bourgeois tire sa tabatière pour
- 584dit-il, cette petite croix d’or! Mais alors tu es ma
- 585mais je ne veux pas de cela non plus, je préfère des
- 586Ah! vous ne voulez pas
- 587Pour crier à la fin: « Ciel! ma mère! ma fille! »
- 588A Pierrot, avec les ménagements qu’on emploie auprès
- 589d’une personne à qui l’on veut dire quelque chose de
- 590Cher monsieur Pierrot, nul jamais ne vous comprit
- 591Aussi bien que je fais, grâce au style, sublime
- 592Ne pourrais-je causer avec quelque habitant
- 593Il va à une coulisse et semble appeler familièrement
- 594Comme je clorais bien avec ce démon-là
- 595===Scène III. Le Bourgeois, Pierrot, Le Lutin.===
- 596Moi? Je suis le Lutin des Folies
- 597Et mes yeux! des tisons d’enfer! Voyez mes lèvres
- 598Et je vous verserai ce vin, cher aux penseurs
- 599C’est une idée, dit Pierrot. Et il va chercher au
- 600fond du théâtre une table sur laquelle sont placés
- 601Trinquons! Au vin de France
- 602Elle chante, en tendant son verre à Pierrot, qui lui
- 603Chanson
- 604I
- 605Pierrot, dans le cristal vermeil
- 606Verse-moi la liqueur de flamme:
- 607Elle enivre notre souffrance
- 608Amis! vivent les vins de France
- 609II
- 610La Musique et la Poésie
- 611La Joie et la blonde Espérance
- 612Amis! vivent les vins de France
- 613Chanson
- 614I
- 615Je n’étais pas belle, mais
- 616Le jupon troussé, j’aimais
- 617Avec une gaieté rare
- 618Puis je grattais ma guitare
- 619Et je disais... je disais...:
- 620II
- 621Et je jetais ma cornette
- 622Et jamais marionnette
- 623Avec une gaieté rare
- 624Et je disais... je disais:
- 625Le personnage représentant l’ancienne salle des Folies-
- 626Puis, sur tous les tréteaux et sur toutes les planches
- 627En lançant comme dit Hamlet: « des mots, des mots! »
- 628Trahissent le cachet de leur peintre, qu’en bon
- 629Craignez-vous que jamais le bon goût ne rature
- 630Chacun des personnages qu’il nomme tour à tour entre en
- 631scène à mesure que son nom est prononcé; puis
- 632tous finissent
- 633Ce joli couple en qui le poëte combine
- 634Le Bourgeois
- 635Le Lutin
- 636Chanson
- 637I
- 638L’âme et la lèvre ravie
- 639Barbe grise et tête blonde
- 640II
- 641III
- 642Dit en vers sacrés la gloire
- 643Cependant Cassandre avec Léandre
- 644Les poursuivent. Mais quoi! le beau-père et le gendre
- 645Tantôt on les fusille ainsi que des renards:
- 646Sans même seulement vouloir tourner les yeux
- 647Paresseux et gourmand, voilà dans quelle étoffe
- 648Voulez-vous voir aussi nos nymphes bocagères
- 649Les danseuses exécutent un pas éblouissant de délire et
- 650de « réalisme. »
- 651Chanson
- 652C’est ici que l’on oublie
- 653La pâle Mélancolie:
- 654Laissez nos danses frivoles
- 655Éveiller les chansons folles
- 656Ah! souriez-nous! Le cuivre
- 657N’empêchera pas de suivre
- 658Nos poëtes sans fortune
- 659L’Ombre d’Éric
- 660L’attacher à sa boutonnière
- 661La houlette d’Arsène Houssaye:
- 662Et quelquefois avec extase
- 663Peut-être un jeune parfumeur
- 664Et ne peut de parfums de menthe
- 665Enivrer un corset d’amante
- 666Le Mirecourt
- 667Un jour Dumas passait: les divers gens de lettres
- 668En murmurant: « Ils sont trop verts! »
- 669Et lui fit ce discours en vers:
- 670Comme un Augu trop plein tu répands tes tartines
- 671Et tu fais un gâchis en trente-deux volumes
- 672Dieu te garde un carcan de bois
- 673Tu les entendras te crier:
- 674Solar ni Girardin te soldent une obole
- 675Vieux et plantant ses choux, prendrait le pseudonyme
- 676D’Almanzor ou de Barbanchu! »
- 677Et ce poing de Titan qui sur la tête more
- 678Fait cinq cent vingt pour son écot:
- 679Pencha son front rêveur, puis avec un sourire
- 680Fit: « As-tu déjeuné, Jacquot? »
- 681V… le baigneur
- 682Et comme Io, pâle et nue
- 683Puis l’efface
- 684On voit de l’eau qui l’évite
- 685Sortir vite
- 686Comme le chasseur cornu
- 687En écartant la liane
- 688On voit tout ce que calfate
- 689Et son regard libertin
- 690Appelle comme remède
- 691A son aide
- 692Il hésite
- 693Toujours V.... se balance
- 694Et va murmurant tout bas:
- 695« Ah! si j’étais en décembre
- 696Et je pourrais de mon ombre
- 697Faire nombre
- 698Je pourrais sur mon pupitre
- 699Ne plus traire
- 700A mes festins que le Scythe
- 701J’obtiendrais des croix valaques
- 702Et des plaques:
- 703Je les ferais faire en strass! »
- 704Tel s’emballe
- 705Ce matassin crucifère
- 706Qui sut faire
- 707Et cependant des coulisses
- 708Ses complices
- 709Voici leur troupe frivole
- 710En passant chacun s’étonne
- 711Et lui dit sur l’air du Tra:
- 712« Oh! la vilaine chenille
- 713Qui s’habille
- 714Si tard un soir d’Opéra! »
- 715La Tristesse d’Oscar
- 716Du temps que son habit vert pomme était dans un
- 717Se recourbait en plis tortueux, et n’avait
- 718Avait ce vernis dont tu lustres
- 719Publiciste âgé de deux lustres:
- 720Et puis n’entendre plus dans quelque affreux recoin
- 721Je connaîtrais aussi ces billets de cinq cents
- 722Et je verrais enfin des chemises ailleurs
- 723Paulin, j’échangerais ma panne et mon guignon
- 724Contre l’aisance fantastique
- 725Je peignerais alors mes moustaches en croc
- 726Je dînerais chez Douix! J’aurais des gants serins
- 727J’abreuverais de luxe et de verres de rhum
- 728De Montmartre ou du Petit-Laze! »
- 729Du temps qu’il arborait ces vastes chapeaux gris
- 730Et que, plein d’amertume, il nettoyait ses gants
- 731Le voilà sorti de l’ornière
- 732C’est la rosette rouge et non la fleur des champs
- 733Et cependant toujours parmi l’or de son œil
- 734Triste comme un bonnet, ou comme ces croûtons
- 735Et qui dans les divers patois charabias
- 736Oui, quelque chose encore attriste ce Brummel
- 737Voilà ce qui l’agace: hier à l’Odéon
- 738Le Flan dans l’Odéon
- 739Avant que la brise adultère
- 740N’émaille de recueils de vers
- 741Avant que Chaumier Siméon
- 742Des journaux qui mettent leur liste
- 743Il n’en est pas qui sous le ciel
- 744Messieurs Paul, Arthur et Léon
- 745Plus de ces chevaliers d’Éon
- 746Les jeunes gens au cœur de feu
- 747Ne regardent d’un œil plus bleu
- 748Ainsi la voyait Actéon
- 749A L’Artiste, la grande actrice
- 750Carabas, qu’avec son cabas
- 751Était-il le Timoléon
- 752On ne savait. L’ange Asphodèle
- 753Les Vermots et les Mantz divers
- 754Ils jouaient de l’accordéon
- 755Parmi le gaz des allumeurs
- 756Découpaient en blanc sur la nue
- 757Dans le salon bleu du journal
- 758Les élèves de l’Orphéon
- 759On voit dormir au nid la caille
- 760Qu’un vautour fauve lorgne en bas:
- 761C’était le doux Napoléon
- 762Elle y traduit Anacréon
- 763L’Odéon
- 764Dans ses vastes dodécaèdres
- 765Voit verdoyer la mousse. Aux fentes des pignons
- 766Pourrissent les lichens et les grands champignons
- 767Un pompier, dont le dos servait de point d’appui
- 768À ce nez immoral, sans doute comme lui
- 769Poëte, pour calmer ces affreux hiatus
- 770Et pour te voir tordu par ce rire usité
- 771Dis, que te faut-il pour que rie
- 772Et pour voir tes cheveux s’envoler aux zéphyrs
- 773Le chapeau de Thoré, cet homme si barbu
- 774Qui consume ses nuits à voir estropier
- 775C’est un nez à la Roxelane! »
- 776Juin 1848
- 777Bonjour, Monsieur Courbet
- 778Jugez l’impression que je dus en avoir:
- 779Le profil de Grassot et le nez d’Hyacinthe
- 780― Car ce siècle sans foi ne veut plus qu’acheter, ―
- 781Qui t’a tordue ainsi, Nourrice au flanc divin? »
- 782Aurores, clairs rayons, astres purs dont le cours
- 783Étoiles et soleils, venez à mon secours! »
- 784Fut touchée, et voici comme elle me parla:
- 785C’est que Monsieur Courbet vient de passer par là! »
- 786Monsieur Courbet, salut! Bonjour, monsieur Courbet! »
- 787Et les saules bossus, plus mornes et plus graves
- 788Chantaient en chœur avec des gestes de burgraves:
- 789Et répondait, mêlée aux brises de la plaine:
- 790« Merci! Bien le bonjour. Cela ne va pas mal. »
- 791Je vis à l’horizon ce groupe essentiel:
- 792Nadar
- 793On donne une première
- 794Représentation; quand le gaz relevé
- 795Et, pour mieux éblouir de feux les vils troupeaux
- 796Chez tous ces rois à qui la notoriété
- 797Oh! quel spectacle étrange en sa variété
- 798Les unes ont l’aspect de l’ébène; voici
- 799Et les beaux fronts de neige, et l’on remarque aussi
- 800Leurs cheveux peuvent dire en chœur avec Burger:
- 801« Hurrah! les morts vont vite! »
- 802Louis Boyer, qui prit plus d’une Alaciel
- 803Son visage pourtant n’est pas seul envahi
- 804Car le Temps, qui sourit de se voir encensé
- 805Met, comme un lierre épars, ce feuillage insensé
- 806Asselineau pourrait fournir des étendards
- 807Il est majestueux et fort sous son poil gris
- 808Abrite des éclairs son crâne olympien
- 809Et René Lordereau dans ses boucles de jais
- 810Et Barrière, qui va cherchant la vérité
- 811Montre pleins d’ouragans des yeux d’aigle irrité
- 812C’est Castille aux anneaux crêpés; ses yeux ont lui
- 813Et son chef lumineux brille comme celui
- 814Sa tête radieuse au milieu d’un salon
- 815A des cheveux pareils à ceux des champs de blé
- 816Ils sont d’or pâle; ceux du poëte nouveau
- 817A nommé le public: « Bête à tête de veau, »
- 818La Madelène est rose, et Marchal est vermeil
- 819Mais Nadar sur son front aux comètes pareil
- 820Reprise de La Dame
- 821Mourir de la poitrine
- 822Les cheveux de maïs
- 823Quel poëte morose
- 824Déjà le soir qui tombe
- 825Au bout du cinquième acte
- 826Pourtant, j’aime une vie
- 827Qu’un immortel trésor
- 828J’aime pour mes extases
- 829Paris est une ville
- 830Où mille voyageurs
- 831Cherchent au Vaudeville
- 832Où toute jeune fille
- 833Aux façons de torpille
- 834Peut avoir ce qui brille
- 835J’aime cette lumière
- 836Tombe aux soirs de première
- 837Malgré leur pose, efface
- 838J’aime qu’en ma fournaise
- 839Avec un luxe altier
- 840De jeune Sulamite
- 841Plus d’un caissier imite
- 842J’aime que le vieux comte
- 843Soit réduit aux abois
- 844En refaisant le compte
- 845Enfin, cela m’allèche
- 846De sentir ma calèche
- 847Voler comme une flèche
- 848J’aime que l’on me bouge
- 849Pour me poser ce rouge
- 850Sur l’orgue m’accompagne
- 851S’éloigne mon sous-chef
- 852Dans ma main conquérante
- 853J’aime à tenir quarante
- 854Marchands de crayons
- 855Rose pleurait: Un bon jeune homme
- 856Dit-elle, vous allez voir comme
- 857Dont la dépouille aujourd’hui tente
- 858Mais ce n’est pas dans la province
- 859Que resplendit mon firmament:
- 860C’est un individu célèbre:
- 861Comment donc faire avec adresse
- 862O tristesse! jusqu’à la lie
- 863Sa rue, hélas! est démolie:
- 864Je vois avec mélancolie
- 865Que l’on y pose un mur de bois! »
- 866Dit le bon jeune homme éperdu
- 867Vous allez voir avec quel zèle
- 868Où la réunion est faite
- 869Dit: ― « Cherchez l’ami de votre âme
- 870A-t-il quelque prééminence
- 871Sur l’élite de ces lions
- 872Chez qui la moindre lieutenance
- 873Millaud, à qui Phébus conseille
- 874La bienfaisance, et qui s’éveille
- 875Puis voici la cohorte insigne
- 876Et Couture, épris des hasards:
- 877Tous deux à travers les orgies
- 878Aveuglé par un bout d’étoffe
- 879Frédérick, Fechter; admirons
- 880Et Gueymard, quidans cette enceinte
- 881Ceux que vers son calvaire attire
- 882Encore le double martyre
- 883Chanteur pour qui la muse file
- 884Qui, tout enfant, vit les abeilles
- 885Tous si ruisselants de richesses
- 886Que les banquiers et les duchesses
- 887Connais-tu l’homme plein d’audace
- 888Et dont la jeune presse efface
- 889Que tout bas invoque sans trêve
- 890Voici Vitu, chez qui s’allie
- 891Fauchery, venu d’Australie
- 892Avec cette douce folie
- 893Gozlan jure que les lyriques
- 894Car ils sont le luxe qu’étale
- 895Notre immortelle capitale:
- 896Après eux tout n’est que zéros. »
- 897Ignorante de son destin
- 898Vers le flot confus qui fourmille
- 899Sa vue à travers une houle
- 900Plongea dans les rangs espacés
- 901Des gens fameux; puis dans la foule
- 902Elle tomba, lys que l’on foule!... ―
- 903― Si, répondit-elle, il se pique
- 904Il fait souvent de la musique
- 905Son bonnet brille comme un phare
- 906Le moineau franc tremble et s’effare
- 907Il aimait à faire tapage
- 908Assis en vêtement de page
- 909Mêlant mon cœur à l’instrument
- 910Comme la gargouille et la guivre
- 911Quand mon Arthur sonnait du cor
- 912Qui sent des plumets de deux aunes
- 913Frissonner sur son casque d’or! »
- 914J’ai l’amour-propre de me croire le seul artiste
- 915véritablement sérieux de notre époque (vous voyez que
- 916Les professeurs
- 917Qui font de la peinture
- 918Puisque ce dogmatiste
- 919Mystérieux
- 920Reste le seul artiste
- 921Puisque seuls les gens pingres
- 922Ont le dessein
- 923D’admirer encore Ingres
- 924Puisque tout ce qui cause
- 925Dit que la croix
- 926Fut offerte sans cause
- 927Puisque toute la Souabe
- 928Sait que Decamps
- 929N’a jamais vu d’Arabe
- 930Chacun saura
- 931Que Fromentin ignore
- 932L’univers n’est
- 933Pas encombré des toiles
- 934Que fait Vernet
- 935Puisque l’homme féroce
- 936Nommé Troyon
- 937Ne connaît ni la brosse
- 938Puisque dans nul ouvrage
- 939Rosa Bonheur
- 940Ne rend le labourage
- 941Puisqu’on doit sans alarme
- 942Croiser le fer
- 943Contre tous ceux que charme
- 944Ont par lazzi
- 945Loué des paysages
- 946On peut nier
- 947L’exacte minutie
- 948Puisque à moins qu’on soit ivre
- 949On ne saurait pas vivre
- 950Puisque l’on ne réserve
- 951Ni Daumier, ni
- 952L’étincelante verve
- 953Puisqu’il faut les astuces
- 954D’un Esclavon
- 955Pour célébrer les Russes
- 956Foin des gens qui travaillent
- 957Que tous les peintres aillent
- 958Ah! que Couture accepte
- 959Que Camoëns
- 960Ressuscité, l’appelle
- 961Qu’il parle à ses apôtres
- 962On ira dire aux autres
- 963Pose ton manteau sombre
- 964Le Critique en mal d’enfant
- 965Il enjambait la mer, et savait au besoin
- 966L’article Frédérick, l’article Déjazet
- 967Il en laissait toujours au milieu des marmots
- 968Il avait de l’esprit comme Jules Janin
- 969Et comme Beaumarchais; le sourcil léonin
- 970De ce Jupiter de la rampe
- 971Faisait tout tressaillir, Achilles, Arlequins
- 972Et Gilles; devant lui ces porte-brodequins
- 973Des myrtes qu’il avait cueillis dans les boudoirs
- 974Certes il s’en fallait peu qu’il ne mît à bas
- 975La Presse, La Patrie et même Les Débats
- 976A pourtant le ciseau moins agile, et Gautier
- 977Ne peignent pas si bien les cheveux des soleils:
- 978Janin lui-même a moins de grâce. »
- 979Il n’était pas heureux pourtant. Devant son feu
- 980Où parfois en silence il voyait d’un œil bleu
- 981Le talonnaient. C’est bien le cas de s’écrier
- 982Ici: « Quel est donc ce mystère? »
- 983Telle en ces paysages qu’orne
- 984C’était de n’avoir pas d’enfants, comme ce roi
- 985Il invoquait les Muses, l’une
- 986Thalie! ô Melpomène à la chaussure d’or! »
- 987Ne deviendrai-je point ce qu’on nomme un auteur
- 988Et, ne produisant rien, je puis me comparer
- 989Oui, mais ne pouvoir être à mon tour un de ceux
- 990Sachez-le donc, ô Lune, ô Muses, c’est ça qui
- 991Des romans comme ceux de Ponson du Terrail
- 992Ou du ténébreux La Landelle! »
- 993Or, la nymphe d’une eau thermale, ou quelque dieu
- 994Notre homme devint gros, et chacun s’écria:
- 995« Quelque chose de fort va naître. »
- 996Lui se tordait avec mille contorsions
- 997De gésine. Ébloui par les proportions
- 998C’est Pélion, ou bien son camarade Ossa:
- 999Allez-vous-en, que je le taille! »
- 1000Comme un chœur de vieillards, répétèrent dix ans
- 1001A la foule, en s’approchant d’elle:
- 1002Va plutôt voir Guignol que cet événement:
- 1003Le jeu n’en vaut pas la chandelle! »
- 1004On prit tout bonnement une épingle: on pensa
- 1005Il ne sortit pas même, ô rage! une souris
- 1006De ce ventre dont l’orbe excita nos souris:
- 1007Rolle n’est plus vertueux
- 1008Que l’Aurore ait à son corsage
- 1009Cent mille fleurs pour entourage
- 1010Rolle s’y rend, plus solennel
- 1011Le patois traditionnel
- 1012Aime mieux voir lever Bocage
- 1013Mademoiselle Page
- 1014Car, ce rondeau, je le cisèle
- 1015Qui rit du céleste Enfançon
- 1016Titania donnerait son
- 1017Le bataillon de la Moselle
- 1018A sa démarche de gazelle
- 1019C’est Cypris, ou Mademoiselle
- 1020Brohan
- 1021Dans ses yeux la même étincelle
- 1022Quarante ans pour notre plaisir
- 1023C’est par cela qu’elle rappelle
- 1024C’est Cypris dont la main attelle
- 1025A son chariot de saphir
- 1026Aussi l’Enfant au dard l’appelle
- 1027Arsène
- 1028Où sait-on mieux s’égarer deux, parmi
- 1029Arsène, hélas! pour lui quitta la saine
- 1030Comme un Tircis en veste de Lami-
- 1031Plus d’une encor fait voir au blond Arsène
- 1032Madame Keller
- 1033Quel air divin caressa l’amalgame
- 1034Quel blond génie avec son doigt vermeil
- 1035Ses dents pourraient couper comme une lame
- 1036Eût pu monter son vers que rien n’entame
- 1037Même Betti, le cèdent à madame
- 1038Adieu, Paniers
- 1039Mieux vaut cent fois jeter nos vers au feu
- 1040Vous déplaisez à ce folliculaire
- 1041De qui s’enflamme et gronde pour un jeu
- 1042Vous n’enseignez au fond d’aucune chaire
- 1043Cédez, ma mie, à ce critique en feu
- 1044Dont les arrêts ne peuvent pas se faire
- 1045À Désirée Rondeau
- 1046Rondeau frivole, où ma rime dorée
- 1047Et dis surtout à notre muse ambrée
- 1048Que son éloge aurait mieux valu qu’un
- 1049Notre misère est souvent préférée
- 1050Et que toujours, pour le poëte à jeun
- 1051S’ouvrent les bras charmants de Désirée
- 1052Mort de Shakspere
- 1053TRIOLETS
- 1054———
- 1055Ils étaient, avec le soudard
- 1056Ducuing, sept amis de Ponsard:
- 1057Néraut, Tassin et Grédelu
- 1058Néraut, Tassin et Grédelu
- 1059Je préfère à Tancrède lu
- 1060Comme Quimper, Honolulu
- 1061Néraut, Tassin et Grédelu
- 1062Grédelu
- 1063Naguères j’ai vu Grédelu
- 1064Au fond du grand bois chevelu
- 1065Ce soir-là, certes, il a plu
- 1066Naguères j’ai vu Grédelu
- 1067Tassin
- 1068On n’habille pas sans dessein
- 1069On eût pris pour un faon, Tassin
- 1070Néraut
- 1071Les rôles ont tous un air haut
- 1072Feu de Bengale
- 1073Néraut, Tassin et Grédelu
- 1074Roscius n’a jamais valu
- 1075Néraut, Tassin et Grédelu
- 1076Leçon de chant
- 1077Académie royale de Mus
- 1078Bugeaud veut prendre Abd-el-Kader:
- 1079Bugeaud veut prendre Abd-el-Kader:
- 1080Âge de M. Paulin Limayrac
- 1081Le jeune Paulin Limayrac
- 1082Il a beau boire de l’arack
- 1083Le jeune Paulin Limayrac
- 1084Bilboquet
- 1085« Voltaire et l’École normale! »
- 1086Mettons-la sens dessus dessous:
- 1087Voltaire a légué ses bijoux
- 1088Allons, dis si tu nous trompas:
- 1089Il suffit: je vais de ce pas
- 1090Monsieur Homais
- 1091« Lisez Voltaire, disait l’un... »
- 1092Ce faux Arouet, c’est Homais:
- 1093Il prend peu de mitaines; mais
- 1094Polichinelle Vampire
- 1095Cet académicien blanc
- 1096Cet académicien blanc
- 1097Opinion sur Henri de La Madelène
- 1098Avec sa robe qu’on lama
- 1099Mais La Madelène en l’âme a
- 1100Note rose
- 1101Hier j’ai vu Mélite au bois
- 1102Ses beaux airs de biche aux abois
- 1103Hier j’ai vu Mélite au bois
- 1104Monsieur Jaspin
- 1105Connaissez-vous monsieur Jaspin
- 1106Connaissez-vous monsieur Jaspin
- 1107Le divan Le Peletier
- 1108Ce fameux divan est un van
- 1109Des farceurs venus du Morvan
- 1110Ce fameux divan est un van
- 1111On voit le doux Asselineau
- 1112On voit le doux Asselineau
- 1113On y rencontre aussi Babou
- 1114A sa gauche, un topinambou
- 1115On y rencontre aussi Babou
- 1116Voillemot voit dans un éclair
- 1117Près de l’harmonieux Stadler
- 1118Le divan près de l’Opéra
- 1119On ne sait quel mage opéra
- 1120Ces immortels morts, on paiera
- 1121Le divan près de l’Opéra
- 1122Ma biographie. À Henri d’Ideville
- 1123Le torrent que baise l’éclair
- 1124Il roule en caressant son lit
- 1125Et, plein de fraîcheur, il polit
- 1126Depuis le jour où m’a souri
- 1127J’ai voulu des amours constants
- 1128J’ai chéri les cris éclatants
- 1129Quand, tout jeune, j’allais rêvant
- 1130Ce fut le caprice du vent
- 1131C’est au fond du détroit d’Hellé
- 1132Et je n’ai jamais plus filé
- 1133Tombaient de mes lèvres d’enfant
- 1134J’ai touché les crins des soleils
- 1135Et j’ai trouvé des mots vermeils
- 1136Et sur les épaules des Dieux
- 1137Un instant, le long du chemin
- 1138J’ai tenu bien haut dans ma main
- 1139Sans repos je me suis voué
- 1140Au destin d’embraser les âmes:
- 1141Peut-être ai-je encor secoué
- 1142Ami, je ne suis même pas
- 1143Mon ami, n’allez pas surtout vous soucier
- 1144Ce n’est qu’une facture, et c’est un créancier
- 1145Pour payer mes wagons, j’ai dû chez les changeurs
- 1146Escompter l’or de vos promesses
- 1147Ainsi que la marmotte, il se sent mal au doigt
- 1148A force de porter sa chaîne:
- 1149Toujours il a mangé le matin ce qu’il doit
- 1150Dieu sait quelle intrigue il étale
- 1151Moi qui n’ai pas les traits de Bacchos, je ne puis
- 1152Et faire encor pâlir le luxe de Rothschild
- 1153Je ne saurais avec tous ces vers que paiera
- 1154Je m’aperçois enfin que l’argent monnoyé
- 1155Ont fait de jolis mots sur les filles des champs
- 1156Monsieur Scribe lui-même enseigne qu’un trésor
- 1157Villanelle de Buloz
- 1158Mon Limayrac sur Balzac
- 1159Pour ses bons mots d’almanach
- 1160Pleurons, et vous de cognac
- 1161Écrit sur un exemplaire des Odelettes
- 1162Moi que nul souci
- 1163La fièvre de l’or
- 1164Nous tenait encor:
- 1165Comme les romans
- 1166Que fonde
- 1167Elle avait pris tout
- 1168Vous rappelez-vous
- 1169Le combat eut ses
- 1170Hélas! Moi, pendant
- 1171La lutte
- 1172J’essayais un air
- 1173Couplet sur l’air des Hirondelles, de Félicien David
- 1174Acteurs chez qui Mérope
- 1175Jouez Le Misanthrope
- 1176Villanelle des pauvres housseurs
- 1177Un tout petit pamphlétaire
- 1178Voudrait se tenir debout
- 1179Renvoyez au Finistère
- 1180Le grain frelaté qu’il moud
- 1181Il sera le caudataire
- 1182Il a l’air d’un marabout
- 1183Car il a... pleuré partout
- 1184Bah! l’on raille et l’on absout
- 1185Mais il a manqué... de tout
- 1186Le célèbre phalanstère
- 1187Nous a donné pour ragoût
- 1188Le pauvre homme écume et bout
- 1189On rit de voir jusqu’au bout
- 1190Un tout petit pamphlétaire
- 1191Chanson sur l’air des Landriry
- 1192Mais celles qui n’ont pas quitté
- 1193Nos Aspasie et nos Sontag
- 1194Elles ont vu fort tristement
- 1195Il est temps que plus d’un banquier
- 1196Frison, Naïs et Brancador
- 1197Tout cela vient avec l’espoir
- 1198Un Moulinois de mes cousins
- 1199Et déjà ce nouvel Hassan
- 1200Landriry! »
- 1201Vous allez guérir derechef
- 1202Si vous savez d’un air vainqueur
- 1203Murmurer: « Je ne polke pas, »
- 1204Plus d’étoiles en diamant
- 1205Ballade des célébrités du temps jadis
- 1206Dites-moi sur quel Sinaï
- 1207Ou dans quelle manufacture
- 1208Où? sur quelle maculature
- 1209Tout vif, par la même teinture
- 1210Et ce Rhéal qui mit Dante en
- 1211ENVOI
- 1212Tout s’en va, marchands d’orviétan
- 1213Et marchands de littérature:
- 1214Virelai, à mes éditeurs
- 1215Il faut bien qu’on nous supprime:
- 1216Le prosateur chevelu
- 1217Et traite d’hurluberlu
- 1218Ou d’un terme synonyme
- 1219Rit en vrai patte-pelu
- 1220Le vulgaire dissolu
- 1221Tient les mètres en estime:
- 1222Et la foudre pour victime
- 1223C’était un régal minime
- 1224Mais plus de retour sublime
- 1225Seul un réaliste exprime
- 1226Le Beau rêche et mamelu:
- 1227Ballade des Travers de ce temps
- 1228Quand il écrit des lettres, les cachète
- 1229Dès l’an passé, Montjoye eut ce travers
- 1230Nymphe aux yeux d’or, Sirène aux cheveux verts:
- 1231Anges bouffis et vermeils, que partout
- 1232L’humble passant peut appeler: « Bichette, »
- 1233C’est un jupon d’acier qui sert d’envers
- 1234Et ce rempart terrasse les pervers:
- 1235On n’a plus d’or que pour Edmond About
- 1236C’est pour lui seul que la marmite bout
- 1237Machin (du Tarn) dans des recueils divers
- 1238Et Champfleury veut supprimer les vers:
- 1239ENVOI
- 1240Mon cher François, vers la Touraine et vers
- 1241Je sais qu’ils ont des rimes un peu crues:
- 1242Monsieur Coquardeau, Chant Royal
- 1243Titan, instruit par une vision
- 1244Mais sur tes yeux de vautour économe
- 1245Et le sommet de ta tête profonde
- 1246Que Gavarni tourne en dérision
- 1247Tes six cheveux! Avec décision
- 1248Le démêloir en toupet les ramène:
- 1249Tu te rêvais député de la Somme
- 1250Lorsqu’en s’ouvrant ta bouche rubiconde
- 1251Mais l’ouvrier doubla d’illusion
- 1252Et tu n’y peux, selon toi, faire un pas
- 1253Tu n’oublias ta chère infusion
- 1254L’espoir fleurit avec profusion
- 1255A ton café, tu te dis brave comme
- 1256Un Perceval, et toi même écharpas
- 1257Mais, évitant avec précision
- 1258Pour sauver mieux de toute lésion
- 1259ENVOI
- 1260Prince des sots, un système qu’on fonde
- 1261Toi, tu vivais dans la prévision
- 1262Et dans l’espoir de cette invasion:
- 1263Car il charma dès son éclosion
- 1264Monselet d’automne, Pantoum
- 1265Monselet dit à ses confrères:
- 1266« Êtes-vous or pur ou billon? »
- 1267Répondez, soldats de la plume. »
- 1268Le ciel dans les vapeurs s’allume:
- 1269Ne parlez pas tous à la fois. »
- 1270« Ne parlez pas tous à la fois:
- 1271Lequel de vous est un Shakspere? »
- 1272Il fait bon pour les cœurs souffrants:
- 1273Lequel est Balzac? Soyez francs. »
- 1274― « Balzac? dit chacun, c’est moi-même. »
- 1275― « Balzac? dit chacun, c’est moi-même. »
- 1276Réalisme
- 1277Grâces, ô vous que suit des yeux dans la nuit brune
- 1278Toi qui, dans ta fureur, lances au loin des traits
- 1279Patron des fabricants d’ombrelles, qui protèges
- 1280Et se disent: « Voilà des arbres, touchez-les! »
- 1281Sur le bord d’un trottoir ils vident leur cuvette
- 1282En s’écriant: « La mer! je vois une corvette! »
- 1283Ils murmurent: « Amis, saluons ce boyard! »
- 1284Puis, abordant leur homme avec un air poli:
- 1285Oh! laissez-moi vous coudre à la place une trompe! »
- 1286Et répète: « Le beau n’est pas ce que l’on pense! »
- 1287Bientôt, grâce à leurs soins d’artistes, autour d’eux
- 1288La foule a pris l’aspect d’un cauchemar hideux:
- 1289Tarasques; c’est alors que le plus fort d’eux tous
- 1290Hurle, en s’échevelant comme un Ange rebelle:
- 1291« Par Ornans et le Doubs! que la nature est belle! »
- 1292Effarés, éblouis, prenant pour le soleil
- 1293Au lieu d’êtres humains, ils font des animaux
- 1294Encore non classés par les naturalistes:
- 1295Puisque la foi nouvelle a des argyraspides
- 1296Qui heurtent leur fer-blanc; puisque les moins stupides
- 1297De l’avis de Gozlan, sur ce que les poëtes
- 1298Durent un demi-siècle à peine; puisque j’ai
- 1299Puisque j’aime bien mieux faire voler des bulles
- 1300Permettez-moi d’y vivre inutile, étendu
- 1301Sur l’herbe, m’enivrant d’un frisson entendu
- 1302Méditation poétique et littéraire
- 1303{TSP}}
- 1304On écrivait encore, en ces temps romantiques
- 1305Était jeté vivant dans une contre-basse
- 1306Sous le mépris des sots et la robe d’un âne
- 1307On écrivait, au sein de l’antique Bohème
- 1308Lui répondait: « J’en ai pour aller dans le monde
- 1309Henri La Madelène a fait du carton-pâte:
- 1310À Augustine Brohan
- 1311J’ai bu les amères liqueurs:
- 1312De ta lèvre coule à grands flots
- 1313Que de fois, chancelant encor
- 1314Tes accents de cristal et d’or
- 1315Oh! que de fois j’ai mendié
- 1316L’enthousiasme et l’ironie
- 1317Sur le théâtre incendié
- 1318C’est pourquoi, ne dédaigne pas
- 1319Nymphe, dont j’ai baisé les pas
- 1320Car sur ton front céleste a lui
- 1321Et nous nous aimons en Celui
- 1322O spectacle trois fois divin
- 1323De voir une telle écolière
- 1324Tremper sa bouche dans le vin
- 1325Thalie, Augustine, âme élue
- 1326La Sainte Bohème
- 1327...Il chanta d’une voix tonnante à laquelle
- 1328De gais amis à l’âme fière
- 1329Passent aux bords de la rivière
- 1330Ils ravissent le paysage
- 1331De leurs vêtements irisés
- 1332Se mêle au vol de leurs baisers:
- 1333L’aîné de notre race antique
- 1334Le front tout barbouillé de lie
- 1335Pour orner les fouillis charmants
- 1336Si nous manquons de pierreries
- 1337Pour parer de flammes fleuries
- 1338Jusque sous les talons des anges
- 1339Buvons au problème inconnu
- 1340Un jour nous verrons les esclaves
- 1341Dans la sérénité des choses
- 1342Nous qui n’avons pas peur de Dieu
- 1343Au-dessus de la ville immense
- 1344Tu prendras nos cendres inertes
- 1345Pour en faire des forêts vertes
- 1346Ballade de la vraie sagesse
- 1347Pour l’an qui vient je t’adresse mes vœux:
- 1348Comme à Noël, pour faire réveillon
- 1349Près du foyer en flamme, où le grillon
- 1350Chante, rimeur, ta Jeanne et ses grands yeux
- 1351Ont des rosiers broyé le vermillon
- 1352Pressa les flancs de sa grappe féconde
- 1353A pour nous fuir l’aile d’un papillon:
- 1354ENVOI
- 1355En secouant son léger carillon:
- 1356Le Saut du Tremplin
- 1357Même jusqu’à Madagascar
- 1358Son nom était parvenu, car
- 1359C’était selon tous les principes
- 1360Sans jamais les estropier
- 1361La lumière qui le frappait
- 1362Faisait resplendir son toupet
- 1363Il s’élevait à des hauteurs
- 1364Telles, que les autres sauteurs
- 1365Et murmuraient: « Quel vif-argent
- 1366Ce démon a-t-il dans les veines? »
- 1367Tout le peuple criait: « Bravo! »
- 1368Cet émule de la Saqui
- 1369Il lui disait: « Théâtre, plein
- 1370Tremplin qui tressailles d’émoi
- 1371Quand je prends un élan, fais-moi
- 1372Fais-moi bondir, moi qui me sens
- 1373Si haut que je ne puisse voir
- 1374Avec leur cruel habit noir
- 1375Embrouillant les cheveux vermeils
- 1376Où, mêlant dans l’affreuse nuit
- 1377Les autans ivres de courroux
- 1378Jusqu’à ce lapis dont l’azur
- 1379Jusqu’à ces rouges Orients
- 1380« Plus loin! plus haut! je vois encor
- 1381Des critiques, des demoiselles
- 1382Des ailes! des ailes! des ailes! »
- 1383Qu’il creva le plafond de toiles
- 1384à alphonse lemerre
- 1385J’ai tel désir de casser congruement
- 1386On pourra mettre au bas du monument:
- 1387Les demoiselles chez Ozy
- 1388Ne doivent plus songer aux hy
- 1389Page 48, vers 32:
- 1390Page 49, vers 39:
- 1391Page 75, vers 140:
- 1392Mogador et... Claria. ―
- 1393Séville
- 1394Est la belle ville! (bis)
- 1395Les trottoirs sont grands
- 1396Les légum’s n’y coût’ pas grand’chose; (bis)
- 1397(Plaignez mon sort infortuné!)
- 1398Page 124, vers 52 et 53:
- 1399J’obtiendrai des croix valaques
- 1400Page 126, vers 10:
- 1401Momus a pris pour adjoints
- 1402Des rimeurs d’école:
- 1403Des chansons en quatre points
- 1404C’est la gaudriole
- 1405Page 132, vers 45 et 46:
- 1406Était-il le Timoléon
- 1407On voit des biches qui remplacent
- 1408Page 135, vers 27 et suivants:
- 1409Le chapeau de Thoré, cet homme si barbu
- 1410Page 142, vers 77 et suivants:
- 1411Ils sont d’or pâle; ceux du poëte nouveau
- 1412A nommé le public: « Bête à tête de veau, »
- 1413J’arrive de Paris exprès
- 1414Pour mettre en pièces la statue
- 1415De Delavigne (Casimir.)
- 1416Page 152, vers 118 à 120:
- 1417Fauchery, venu d’Australie
- 1418Avec cette douce folie
- 1419Page 154, vers 172 et 173:
- 1420Quand mon Arthur sonnait du cor
- 1421Puisqu’ici-bas toute âme
- 1422Donne à quelqu’un
- 1423Sa musique, sa flamme
- 1424Page 163, vers 88 et suivants:
- 1425C’est Pélion, ou bien son camarade Ossa:
- 1426Allez-vous-en, que je le taille! »
- 1427Page 167, vers 10, 11 et 12:
- 1428Le bataillon de la Moselle
- 1429A sa démarche de gazelle
- 1430Sicut Madam’ de la Trémouille
- 1431Qui a usé plus de patrouilles
- 1432Que l’armée d’Sambre-et-Meuse
- 1433MUSIQUE DE CHARLES DELIOUX
- 1434Moi que nul souci
- 1435La fièvre de l’or
- 1436Nous tenait encor:
- 1437Et reposez vos ailes
- 1438De ceulx qui vont les bleds semer
- 1439Réalisme. ― Page 230, vers 61 et suivants:
- 1440De l’avis de Gozlan, sur ce que les poëtes
- 1441Page 232, vers 23:
- 1442Henri La Madelène a fait du carton-pâte:
- 1443LE FRONTISPICE
- 1444de Voillemot
- 1445Et sur un tertre assis, dans ce vallon
- 1446Où si souvent la flûte d’Apollon
- 1447Gille attentif, avec son violon
- 1448ACHEVÉ D’IMPRIMER
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