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Germinal

Edición BooksWhale en francés de Émile Zola

Un grand roman naturaliste sur la mine, la misère ouvrière, la révolte et la dignité.

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Introducción del libro

Germinal

Germinal plonge le lecteur dans le monde des mineurs du Nord de la France, entre exploitation, solidarité, faim et colère sociale. Zola y construit l’un de ses romans les plus puissants sur le travail, la violence économique et l’espoir collectif.

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Émile Zola est mort en 1902 et Germinal a paru en 1885 ; ces dates soutiennent le statut de domaine public de cette édition française.

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Germinal

Émile Zola

Capítulo de vista previaPREMIÈRE PARTIEVista previa

PREMIÈRE PARTIE

Capítulo de vista previaIVista previa

Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n’avait la sensation de l’immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d’avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d’une jetée, au milieu de l’embrun aveuglant des ténèbres.

L’homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d’un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d’un coude, tantôt de l’autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d’est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d’ouvrier sans travail et sans gîte, l’espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche, à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D’abord, il hésita, pris de crainte; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.

Un chemin creux s’enfonçait. Tout disparut. L’homme avait à droite une palissade, quelque mur de grosses planches fermant une voie ferrée; tandis qu’un talus d’herbe s’élevait à gauche, surmonté de pignons confus, d’une vision de village aux toitures basses et uniformes. Il fit environ deux cents pas. Brusquement, à un coude du chemin, les feux reparurent près de lui, sans qu’il comprît davantage comment ils brûlaient si haut dans le ciel mort, pareils à des lunes fumeuses. Mais, au ras du sol, un autre spectacle venait de l’arrêter. C’était une masse lourde, un tas écrasé de constructions, d’où se dressait la silhouette d’une cheminée d’usine; de rares lueurs sortaient des fenêtres encrassées, cinq ou six lanternes tristes étaient pendues dehors, à des charpentes dont les bois noircis alignaient vaguement des profils de tréteaux gigantesques; et, de cette apparition fantastique, noyée de nuit et de fumée, une seule voix montait, la respiration grosse et longue d’un échappement de vapeur, qu’on ne voyait point.

Alors, l’homme reconnut une fosse. Il fut repris de honte: à quoi bon? il n’y aurait pas de travail. Au lieu de se diriger vers les bâtiments, il se risqua enfin à gravir le terri, sur lequel brûlaient les trois feux de houille, dans des corbeilles de fonte, pour éclairer et réchauffer la besogne. Les ouvriers de la coupe à terre avaient dû travailler tard, on sortait encore les déblais inutiles. Maintenant, il entendait les moulineurs pousser les trains sur les tréteaux, il distinguait des ombres vivantes culbutant les berlines, près de chaque feu.

— Bonjour, dit-il en s’approchant d’une des corbeilles.

Tournant le dos au brasier, le charretier était debout, un vieillard vêtu d’un tricot de laine violette, coiffé d’une casquette en poil de lapin; pendant que son cheval, un gros cheval jaune, attendait, dans une immobilité de pierre, qu’on eût vidé les six berlines montées par lui. Le manœuvre employé au culbuteur, un gaillard roux et efflanqué, ne se pressait guère, pesait sur le levier d’une main endormie. Et, là-haut, le vent redoublait, une bise glaciale, dont les grandes haleines régulières passaient comme des coups de faux.

Índice

Dentro de esta edición

  1. 01Full text
  2. 02PREMIÈRE PARTIE
  3. 03I
  4. 04II
  5. 05III
  6. 06IV
  7. 07V
  8. 08VI
  9. 09DEUXIÈME PARTIE
  10. 10I
  11. 11II
  12. 12III
  13. 13IV
  14. 14V
  15. 15TROISIÈME PARTIE
  16. 16I
  17. 17II
  18. 18III
  19. 19IV
  20. 20V
  21. 21QUATRIÈME PARTIE
  22. 22I
  23. 23II
  24. 24III
  25. 25IV
  26. 26V
  27. 27VI
  28. 28VII
  29. 29I
  30. 30II
  31. 31III
  32. 32IV
  33. 33V
  34. 34VI
  35. 35SIXIÈME PARTIE
  36. 36I
  37. 37II
  38. 38III
  39. 39IV
  40. 40V
  41. 41SEPTIÈME PARTIE
  42. 42I
  43. 43II
  44. 44III
  45. 45IV
  46. 46V
  47. 47VI

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