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Psicologia
De l’amour
Edizione BooksWhale in francese di Stendhal
Un essai français classique sur la passion, la cristallisation, le désir et la psychologie amoureuse.
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Introduzione al libro
De l’amour
De l’amour analyse la naissance de la passion, la cristallisation, la jalousie, les illusions et les différences sociales du sentiment amoureux. Cette édition française originale de Stendhal offre un classique de psychologie littéraire et de philosophie de l’amour, utile aux lecteurs de romans, d’essais et d’histoire des émotions.
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Stendhal died in 1842, and De l’amour was first published in 1822; these dates support the public-domain basis for this original French edition.
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De l’amour
Stendhal
Capitolo in anteprimaPRÉFACEAnteprima
Mai 1826.
Quoiqu'il traite de l'amour, ce petit volume n'est point un roman, et
surtout n'est pas amusant comme un roman. C'est tout uniment une
description exacte et scientifique d'une sorte de folie très rare en
France. L'empire des convenances, qui s'accroît tous les jours, plus
encore par l'effet de la crainte du ridicule qu'à cause de la pureté de
nos moeurs, a fait du mot qui sert de titre à cet ouvrage une parole
qu'on évite de prononcer toute seule, et qui peut même sembler
choquante. J'ai été forcé d'en faire usage, mais l'austérité
scientifique du langage me met, je pense, à l'abri de tout reproche à
cet égard.
Je connais un ou deux secrétaires de légation qui, à leur retour,
pourront me rendre service. Jusque-là, que pourrais-je dire aux gens qui
nient les faits que je raconte? Les prier de ne pas m'écouter.
On peut reprocher de l'_égotisme_ à la forme que j'ai adoptée. On permet
à un voyageur de dire: «J'étais à New-York, de là _je_ m'embarquai pour
l'Amérique du sud, _je_ remontai jusqu'à Santa-Fé-de-Bogota. Les cousins
et les moustiques _me_ désolèrent pendant la route, et _je_ fus privé,
pendant trois jours, de l'usage de l'oeil droit.»
On n'accuse point ce voyageur d'aimer à parler de soi; on lui pardonne
tous ces _je_ et tous ces _moi_, parce que c'est la manière la plus
claire et la plus intéressante de raconter ce qu'il a vu.
C'est pour être clair et pittoresque, s'il le peut, que l'auteur du
présent voyage dans les régions peu connues du coeur humain dit:
«J'allai avec Mme Gherardi aux mines de sel de Hallein... La princesse
Crescenzi me disait à Rome... Un jour, à Berlin, je vis le beau
capitaine L...» Toutes ces petites choses sont réellement arrivées à
l'auteur, qui a passé quinze ans en Allemagne et en Italie. Mais, plus
curieux que sensible, jamais il n'a rencontré la moindre aventure,
jamais il n'a éprouvé aucun sentiment personnel qui méritât d'être
raconté; et, si on veut lui supposer l'orgueil de croire le contraire,
un orgueil plus grand l'eût empêché d'imprimer son coeur et le vendre au
public pour six francs, comme ces gens qui, de leur vivant, impriment
leurs Mémoires.
En 1822, lorsqu'il corrigeait les épreuves de cette espèce de voyage
moral en Italie et en Allemagne, l'auteur, qui avait décrit les objets
le jour où il les avait vus, traita le manuscrit qui contenait la
description circonstanciée de toutes les phases de la maladie de l'âme
nommée _amour_, avec ce respect aveugle que montrait un savant du XIVe
siècle pour un manuscrit de Lactance ou de Quinte-Curce qu'on venait de
déterrer. Quand l'auteur rencontrait quelque passage obscur, et, à vrai
dire, souvent cela lui arrivait, il croyait toujours que c'était le
_moi_ d'aujourd'hui qui avait tort. Il avoue que son respect pour
l'ancien manuscrit est allé jusqu'à imprimer plusieurs passages qu'il ne
comprenait plus lui-même. Rien de plus fou pour qui eût songé aux
suffrages du public; mais l'auteur, revoyant Paris après de longs
voyages, croyait impossible d'obtenir un succès sans faire des bassesses
auprès des journaux. Or, quand on fait tant que de faire des bassesses,
il faut les réserver pour le premier ministre. Ce qu'on appelle un
succès étant hors de la question, l'auteur s'amusa à publier ses pensées
exactement telles qu'elles lui étaient venues. C'est ainsi qu'en
agissaient jadis ces philosophes de la Grèce, dont la sagesse pratique
le ravit en admiration.
Il faut des années pour pénétrer dans l'intimité de la société
italienne. Peut-être aurai-je été le dernier voyageur en ce pays. Depuis
le _carbonarisme_ et l'invasion des Autrichiens, jamais étranger ne sera
reçu en ami dans les salons où régnait une joie si folle. On verra les
Capitolo in anteprimalivre, doivent bien vite le fermer, surtout s'ils sont banquiers,Anteprima
manufacturiers, respectables industriels, c'est-à-dire gens à idées
éminemment positives. Ce livre serait moins inintelligible pour qui
aurait gagné beaucoup d'argent à la Bourse ou à la loterie. Un tel gain
peut se rencontrer à côté de l'habitude de passer des heures entières
dans la rêverie, et à jouir de l'émotion que vient de donner un tableau
de Prud'hon, une phrase de Mozart, ou enfin un certain regard singulier
d'une femme à laquelle vous pensez souvent. Ce n'est point ainsi que
_perdent leur temps_ les gens qui payent deux mille ouvriers à la fin de
chaque semaine; leur esprit est toujours tendu à l'utile et au positif.
Le rêveur dont je parle est l'homme qu'ils haïraient s'ils en avaient le
loisir; c'est celui qu'ils prendraient volontiers pour plastron de leurs
bonnes plaisanteries. L'industriel millionnaire sent confusément qu'un
tel homme place dans son estime une pensée avant un sac de mille francs.
Je récuse ce jeune homme studieux qui, dans la même année où
l'industriel gagnait cent mille francs, s'est donné la connaissance du
grec moderne, ce dont il est si fier, que déjà il aspire à l'arabe. Je
prie de ne pas ouvrir ce livre tout homme qui n'a pas été malheureux
pour des causes imaginaires _étrangères à la vanité_, et qu'il aurait
grande honte de voir divulguer dans les salons.
Je suis bien assuré de déplaire à ces femmes qui, dans ces mêmes salons,
emportent d'assaut la considération par une affectation de tous les
instants. J'en ai surpris de bonne foi pour un moment, et tellement
étonnées, qu'en s'interrogeant elles-mêmes, elles ne pouvaient plus
savoir si un tel sentiment qu'elles venaient d'exprimer avait été
naturel ou affecté. Comment ces femmes pourraient-elles juger de la
peinture de sentiments vrais? Aussi cet ouvrage a-t-il été leur _bête
noire_; elles ont dit que l'auteur devait être un homme infâme.
Rougir tout à coup, lorsqu'on vient à songer à certaines actions de sa
jeunesse; avoir fait des sottises par tendresse d'âme et s'en affliger,
non pas parce qu'on fut ridicule aux yeux du salon, mais bien aux yeux
d'une certaine personne dans ce salon; à vingt-six ans, être amoureux de
bonne foi d'une femme qui en aime un autre, ou bien encore (mais la
chose est si rare, que j'ose à peine l'écrire de peur de retomber dans
les _inintelligibles_, comme lors de la première édition), ou bien
encore, en entrant dans le salon où est la femme que l'on croit aimer,
ne songer qu'à lire dans ses yeux ce qu'elle pense de nous en cet
instant, et n'avoir nulle idée de _mettre de l'amour_ dans nos propres
regards: voilà les antécédents que je demanderai à mon lecteur. C'est la
description de beaucoup de ces sentiments fins et rares qui a semblé
obscure aux hommes à idées positives. Comment faire pour être clair à
leurs yeux? Leur annoncer une hausse de cinquante centimes, ou un
changement dans le tarif des douanes de la Colombie.
On me dit: «Otez ce morceau, rien de plus vrai; mais gare les
industriels; ils vont crier à l'aristocrate.»--En 1817, je n'ai pas
craint les procureurs généraux; pourquoi aurais-je peur des
millionnaires en 1826? Les vaisseaux fournis au pacha d'Égypte m'ont
ouvert les yeux sur leur compte, et je ne crains que ce que
j'estime.
Le livre qui suit explique simplement, raisonnablement,
mathématiquement, pour ainsi dire, les divers sentiments qui se
succèdent les uns aux autres, et dont l'ensemble s'appelle la passion de
l'amour.
Imaginez une figure de géométrie assez compliquée, tracée avec du crayon
blanc sur une grande ardoise: eh bien! je vais expliquer cette figure de
géométrie; mais une condition nécessaire, c'est qu'il faut qu'elle
_existe déjà_ sur l'ardoise; je ne puis la tracer moi-même. Cette
impossibilité est ce qui rend si difficile de faire sur l'amour un livre
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02PRÉFACE
- 03livre, doivent bien vite le fermer, surtout s'ils sont banquiers,
- 04DEUXIÈME PRÉFACE
- 05TROISIÈME PRÉFACE
- 06M. DE STENDHAL
- 07OEUVRES COMPLÈTES
- 08DE L'AMOUR
- 09LIVRE PREMIER
- 10CHAPITRE PREMIER
- 11CHAPITRE II
- 12CHAPITRE III
- 13livre est une description détaillée et minutieuse de tous les
- 14CHAPITRE IV
- 15CHAPITRE V
- 16CHAPITRE VI
- 17CHAPITRE VII
- 18CHAPITRE VIII
- 19BRIDE OF LAMMERMOOR, I, 70.
- 20CHAPITRE IX
- 21CHAPITRE X
- 22CHAPITRE XI
- 23CHAPITRE XII
- 24CHAPITRE XIII
- 25CHAPITRE XIV
- 26CHAPITRE XV
- 27CHAPITRE XVI
- 281822.
- 29CHAPITRE XVII
- 30CHAPITRE XVIII
- 31CHAPITRE XIX
- 32CHAPITRE XX
- 33CHAPITRE XXI
- 34CHAPITRE XXII
- 35CHAPITRE XXIII
- 36CHAPITRE XXIV
- 37chapitre. C'est une dissertation obscure sur quelques phénomènes
- 38CHAPITRE XXV
- 39CHAPITRE XXVI
- 40livre; et, si l'auteur, qui avait tant d'esprit, en eût eu
- 41RÉSUMÉ.
- 42CHAPITRE XXVII
- 43CHAPITRE XXVIII
- 44RACINE.
- 45XXIX
- 46SCHILLER.
- 47CHAPITRE XXX
- 48CHAPITRE XXXI
- 49PROPERT., II, 1.
- 50L'ULTIMO DI
- 51ANACREONTICA
- 52A ELVIRA
- 53S. RADAEL.
- 54DANTE.
- 55CHAPITRE XXXII
- 56CHAPITRE XXXIII
- 57CHAPITRE XXXIV
- 58CHAPITRE XXXV
- 59CHAPITRE XXXVI
- 60ANDRÉ CHÉNIER.
- 61CHAPITRE XXXVII
- 62CHAPITRE XXXVIII
- 63CHAPITRE XXXIX
- 64CHAPITRE XXXIX _bis_
- 65CHAPITRE XXXIX _ter_
- 66BRIDE OF LAMMERMOOR, II, 116.
- 67LIVRE SECOND
- 68CHAPITRE XL
- 69CHAPITRE XLI
- 70DE LA FRANCE.
- 71CHAPITRE XLII
- 72CHAPITRE XLIII
- 73CHAPITRE XLIV
- 74TIBUL., I, IV.
- 75CHAPITRE XLV
- 76CHAPITRE XLVI
- 77CHAPITRE XLVII
- 78CHAPITRE XLVIII
- 79CHAPITRE XLIX
- 801822.
- 81CHAPITRE L
- 82CHAPITRE LI
- 831822.
- 84CHAPITRE LII
- 85CHAPITRE LIII
- 861095.
- 87FRAGMENTS EXTRAITS ET TRADUITS D'UN RECUEIL ARABE INTITULÉ LE DIVAN DE
- 88L'AMOUR
- 89CHAPITRE LIV
- 90CHAPITRE LV
- 91CHAPITRE LVI
- 92CHAPITRE LVI _bis_
- 93CHAPITRE LVII
- 94CHAPITRE LVIII
- 95LA SUISSE.
- 96CHAPITRE LIX
- 97CHAPITRE LX
- 98FRAGMENTS DIVERS
- 99I
- 100II
- 101III
- 102IV
- 103V
- 104VI
- 105VII
- 106VIII
- 107IX
- 108X
- 109XI
- 110XII
- 111XIII
- 112XIV
- 113XV
- 114XVI
- 115XVII
- 116XVIII
- 117XIX
- 118XX
- 119XXII
- 120XXIII
- 121XXIV
- 122XXVI
- 123XXVII
- 124XXVIII
- 125XXIX
- 126XXXI
- 127XXXII
- 128XXXIII
- 129XXXIV
- 130XXXV
- 131XXXVI
- 132XXXVII
- 133XXXVIII
- 134XXXIX
- 135XLII
- 136XLIII
- 137XLIV
- 138XLVI
- 139XLVII
- 140XLVIII
- 141XLIX
- 142LIII
- 143DUCLOS.
- 144LVII
- 145LVIII
- 146LXII
- 147LXIII
- 148LXIV
- 149LXVI
- 150LXVII
- 151LXVIII
- 152LXIX
- 153LXXI
- 154LXXII
- 155LXXIII
- 156LXXIV
- 157LXXV
- 158LXXVI
- 159LXXVII
- 160LXXVIII
- 161LXXIX
- 162LXXX
- 163LXXXI
- 164LXXXII
- 165LXXXIII
- 166LXXXIV
- 167LXXXV
- 168LXXXVI
- 169LXXXVII
- 170LXXXVIII
- 171LXXXIX
- 172XCII
- 173XCIII
- 174XCIV
- 175XCVI
- 176XCVII
- 177XCVIII
- 178XCIX
- 179CIII
- 180CVII
- 181CVIII
- 182DIDEROT.
- 183DELFANTE.
- 184CXII
- 185CXIII
- 186CXIV
- 187CXVI
- 188CXVII
- 189CXVIII
- 190CXIX
- 191CXXI
- 192CXXII
- 193CXXIII
- 194CXXIV
- 195CXXV
- 196CXXVI
- 197CXXVII
- 198CXXVIII
- 199CXXIX
- 200CXXX
- 201CXXXI
- 202CXXXII
- 203CXXXIII
- 204CXXXIV
- 205CXXXV
- 2061808.
- 207CXXXVI
- 208CXXXVII
- 209CXXXVIII
- 210CXXXIX
- 211CXLI
- 212CXLII
- 213CXLIII
- 214CXLIV
- 215CXLV
- 216CXLVI
- 217CXLVII
- 218CXLVIII
- 219CXLIX
- 220CLII
- 221CLIII
- 222CLIV
- 223CLVI
- 224CLVII
- 225CLVIII
- 226CLIX
- 227CLXI
- 228CLXII
- 229CLXIII
- 230CLXIV
- 231CLXV
- 232CLXVI
- 233CLXVII
- 234LE FILS.
- 235LE PÈRE
- 236CLXVIII
- 237CLXIX
- 238CLXX
- 239APPENDIX
- 240DES COURS D'AMOUR
- 241CODE D'AMOUR DU DOUZIÈME SIÈCLE
- 242I
- 243II
- 244III
- 245IV
- 246V
- 247VI
- 248VII
- 249VIII
- 250IX
- 251X
- 252XI
- 253XII
- 254XIII
- 255XIV
- 256XV
- 257XVI
- 258XVII
- 259XVIII
- 260XIX
- 261XX
- 262XXII
- 263XXIII
- 264XXIV
- 265XXVI
- 266XXVII
- 267XXVIII
- 268XXIX
- 269XXXI
- 270NOTICE SUR ANDRÉ LE CHAPELAIN
- 271LE RAMEAU DE SALZBOURG
- 272livre avec folie à toutes les idées bizarres qui lui passent par la
- 273ERNESTINE
- 274LA NAISSANCE DE L'AMOUR
- 275AVERTISSEMENT
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