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Les Châtiments

Edizione BooksWhale in francese di Victor Hugo

Une œuvre classique de Victor Hugo, entre imagination, société et mémoire.

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Les Châtiments

Les Châtiments met en scène des personnages et des conflits qui éclairent la sensibilité de Victor Hugo, tout en donnant à la littérature française une forme concise et singulière.

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Capitolo in anteprimaPRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITIONLeggi anteprima

Il a été publié, à Bruxelles, une édition tronquée de ce livre, précédée des lignes que voici :

« Le faux serment est un crime.

« Le guet-apens est un crime.

« La séquestration arbitraire est un crime.

« La subornation des fonctionnaires publics est un crime.

« La subornation des juges est un crime.

« Le vol est un crime.

« Le meurtre est un crime.

« Ce sera un des plus douloureux étonnements de l’avenir que, dans de nobles pays qui, au milieu de la prostration de l’Europe, avaient maintenu leur Constitution et semblaient être les derniers et sacrés asiles de la probité et de la liberté, ce sera, disons-nous, l’étonnement de l’avenir que, dans ces pays-là, il ait été fait des lois pour protéger ce que toutes les lois humaines, d’accord avec toutes les lois divines, ont dans tous les temps appelé crime.

« L’honnêteté universelle proteste contre ces lois protectrices du mal.

« Pourtant, que les patriotes qui défendent la liberté, que les généreux peuples auxquels la force voudrait imposer l’immoralité, ne désespèrent pas ; que, d’un autre côté, les coupables, en apparence tout-puissants, ne se hâtent pas trop de triompher en voyant les pages tronquées de ce livre.

« Quoi que fassent ceux qui règnent chez eux par la violence et hors de chez eux par la menace, quoi que fassent ceux qui se croient les maîtres des peuples et qui ne sont que des tyrans de consciences, l’homme qui lutte pour la justice et la vérité trouvera toujours le moyen d’accomplir son devoir tout entier.

« La toute-puissance du mal n’a jamais abouti qu’à des efforts inutiles. La pensée échappe toujours à qui tente de l’étouffer. Elle se fait insaisissable à la compression ; elle se réfugie d’une forme dans l’autre. Le flambeau rayonne ; si on l’éteint, si on l’engloutit dans les ténèbres, le flambeau devient une voix, et l’on ne fait pas la nuit sur la parole ; si l’on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l’on ne bâillonne pas la lumière.

« Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu.

Les quelques lignes qu’on vient de lire, préface d’un livre mutilé, contenaient l’engagement de publier le livre complet. Cet engagement, nous le tenons aujourd’hui.

Capitolo in anteprimaAU MOMENT DE RENTRER EN FRANCEAnteprima

Qui peut, en cet instant où Dieu peut-être échoue, Deviner Si c’est du côté sombre ou joyeux que la roue Va tourner ? Qu’est-ce qui va sortir de ta main qui se voile, Ô destin ?

Sera-ce l’ombre infâme et sinistre, ou l’étoile Du matin ? Je vois en même temps le meilleur et le pire ; Noir tableau ! Car la France mérite Austerlitz, et l’empire Waterloo. J’irai, je rentrerai dans ta muraille sainte, Ô Paris ! Je te rapporterai l’âme jamais éteinte Des proscrits. Puisque c’est l’heure où tous doivent se mettre à l’œuvre, Fiers, ardents, Écraser au dehors le tigre, et la couleuvre Au dedans ; Puisque l’idéal pur, n’ayant pu nous convaincre, S’engloutit ; Puisque nul n’est trop grand pour mourir, ni pour vaincre Trop petit ; Puisqu’on voit dans les cieux poindre l’aurore noire Du plus fort ;

Puisque tout devant nous maintenant est la gloire Ou la mort ; Puisqu’en ce jour le sang ruisselle, les toits brûlent, Jour sacré ! Puisque c’est le moment où les lâches reculent, J’accourrai. Et mon ambition, quand vient sur la frontière L’étranger, La voici : part aucune au pouvoir, part entière Au danger. Puisque ces ennemis, hier encor nos hôtes, Sont chez nous, J’irai, je me mettrai, France, devant tes fautes À genoux ! J’insulterai leurs chants, leurs aigles noirs, leurs serres, Leurs défis ; Je te demanderai ma part de tes misères, Moi ton fils. Farouche, vénérant, sous leurs affronts infâmes, Tes malheurs,

Je baiserai tes pieds, France, l’œil plein de flammes Et de pleurs. France, tu verras bien qu’humble tête éclipsée J’avais foi, Et que je n’eus jamais dans l’âme une pensée Que pour toi. Tu me permettras d’être en sortant des ténèbres Ton enfant ; Et tandis que rira ce tas d’hommes funèbres Triomphant, Tu ne trouveras pas mauvais que je t’adore, En priant, Ébloui par ton front invincible, que dore L’Orient. Naguère, aux jours d’orgie où l’homme joyeux brille, Et croit peu, Pareil aux durs sarments desséchés où pétille Un grand feu, Quand, ivre de splendeur, de triomphe et de songes, Tu dansais

Et tu chantais, en proie aux éclatants mensonges Du succès, Alors qu’on entendait ta fanfare de fête Retentir, Ô Paris, je t’ai fui comme le noir prophète Fuyait Tyr. Quand l’empire en Gomorrhe avait changé Lutèce, Morne, amer, Je me suis envolé dans la grande tristesse De la mer. Là, tragique, écoutant ta chanson, ton délire, Bruits confus, J’opposais à ton luxe, à ton rêve, à ton rire, Un refus. Mais aujourd’hui qu’arrive avec sa sombre foule Attila, Aujourd’hui que le monde autour de toi s’écroule, Me voilà. France, être sur ta claie à l’heure où l’on te traîne Aux cheveux,

Ô ma mère, et porter mon anneau de ta chaîne, Je le veux ! J’accours, puisque sur toi la bombe et la mitraille Ont craché. Tu me regarderas debout sur ta muraille, Ou couché. Et peut-être, en la terre où brille l’espérance, Pur flambeau, Pour prix de mon exil, tu m’accorderas, France, Un tombeau.

Bruxelles, 31 août 1870.

Capitolo in anteprimaNOXAnteprima

NOX

Indice

In questa edizione

  1. 01PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
  2. 02AU MOMENT DE RENTRER EN FRANCE
  3. 03NOX
  4. 04I
  5. 05II
  6. 06NOX 21
  7. 07III
  8. 08IV
  9. 09NOX 25
  10. 10V
  11. 11NOX 27
  12. 12VI
  13. 13VII
  14. 14NOX 29
  15. 15NOX 31
  16. 16VIII
  17. 17IX
  18. 18I
  19. 19III
  20. 20XI
  21. 21XIV
  22. 22IV
  23. 23V
  24. 24I APOTHÉOSE
  25. 25II L’HOMME A RI
  26. 26III FABLE OU HISTOIRE
  27. 27IV
  28. 28V QUERELLES DU SÉRAIL
  29. 29VI ORIENTALE
  30. 30VII UN BON BOURGEOIS DANS SA MAISON
  31. 31VIII SPLENDEURS
  32. 32IX JOYEUSE VIE
  33. 33I
  34. 34II
  35. 35III
  36. 36IV
  37. 37V
  38. 38X L’EMPEREUR S’AMUSE
  39. 39XI
  40. 40XII
  41. 41XIII
  42. 42XIV À PROPOS DE LA LOI FAIDER
  43. 43XV LE BORD DE LA MER
  44. 44XVI NON
  45. 45I SACER ESTO
  46. 46II CE QUE LE POËTE SE DISAIT EN 1848
  47. 47III LES COMMISSIONS MIXTES
  48. 48IV À DES JOURNALISTES DE ROBE COURTE
  49. 49V QUELQU’UN
  50. 50VI ÉCRIT LE 17 JUILLET 1851 EN DESCENDANT DE LA TRIBUNE
  51. 51VII UN AUTRE
  52. 52VIII DÉJÀ NOMMÉ
  53. 53IX
  54. 54X AUBE
  55. 55XI
  56. 56XII À QUATRE PRISONNIERS [ 1 ] (APRÈS LEUR CONDAMNATION)
  57. 57XIII ON LOGE À LA NUIT
  58. 58I LE SACRE
  59. 59II CHANSON
  60. 60III LE MANTEAU IMPÉRIAL
  61. 61IV TOUT S’EN VA
  62. 62V
  63. 63VI
  64. 64VII LES GRANDS CORPS DE L’ÉTAT
  65. 65VIII
  66. 66IX LE CHANT DE CEUX QUI S’EN VONT SUR MER
  67. 67X À UN QUI VEUT SE DÉTACHER
  68. 68XI PAULINE ROLAND
  69. 69XII
  70. 70XIII L’EXPIATION
  71. 71I
  72. 72II
  73. 73III
  74. 74IV
  75. 75V
  76. 76VI
  77. 77VII
  78. 78I NAPOLÉON III
  79. 79II LES MARTYRES
  80. 80III HYMNE DES TRANSPORTÉS
  81. 81IV CHANSON
  82. 82V ÉBLOUISSEMENTS
  83. 83VI À CEUX QUI DORMENT
  84. 84VII LUNA
  85. 85VIII AUX FEMMES
  86. 86IX AU PEUPLE
  87. 87X
  88. 88XI LE PARTI DU CRIME
  89. 89XII
  90. 90XIII À JUVÉNAL
  91. 91I
  92. 92II
  93. 93III
  94. 94IV
  95. 95V
  96. 96VI
  97. 97VII
  98. 98VIII
  99. 99IX
  100. 100XV STELLA
  101. 101XVI LES TROIS CHEVAUX
  102. 102XVIII APPLAUDISSEMENT
  103. 103I
  104. 104II LA RECULADE
  105. 105I
  106. 106II
  107. 107III
  108. 108IV
  109. 109V
  110. 110III LE CHASSEUR NOIR
  111. 111IV L’ÉGOUT DE ROME
  112. 112V
  113. 113VI CHANSON
  114. 114VII PATRIA
  115. 115VIII LA CARAVANE
  116. 116I
  117. 117II
  118. 118III
  119. 119IV
  120. 120IX
  121. 121X
  122. 122II
  123. 123XI
  124. 124XII PAROLES D’UN CONSERVATEUR À PROPOS D’UN PERTURBATEUR
  125. 125XIII FORCE DES CHOSES
  126. 126XIV CHANSON
  127. 127XV
  128. 128XVI ULTIMA VERBA
  129. 129LUX
  130. 130I
  131. 131II
  132. 132III
  133. 133IV
  134. 134V
  135. 135LA FIN
  136. 1361853
  137. 137NOTE I
  138. 138Livre IV. — vi .
  139. 139NOTE IV
  140. 1401870
  141. 141NOTE I
  142. 142NOTE II
  143. 143Livre VII. — vii .
  144. 1441882
  145. 145Livre I. — iv. Aux Morts du 4 décembre.
  146. 146Livre II. — i. Idylles.
  147. 147Livre III. — viii. Splendeurs.
  148. 148Livre IV. — xiii. On loge à la nuit.
  149. 149Livre V. — x. À un qui veut se détacher.
  150. 150Livre VI. — viii. Aux Femmes.

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