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Letteratura
Les Trois Mousquetaires
Edizione BooksWhale in francese di Alexandre Dumas
Un roman d’aventure plein d’amitié, d’honneur, d’intrigues et de panache.
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Introduzione al libro
Les Trois Mousquetaires
Les Trois Mousquetaires raconte l’arrivée de d’Artagnan à Paris et son amitié avec Athos, Porthos et Aramis. Entre duels, complots politiques, fidélité et courage, Alexandre Dumas compose l’un des plus célèbres romans d’aventure de la littérature française. Cette édition BooksWhale présente le texte original français pour la lecture en ligne, EPUB et PDF.
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Alexandre Dumas est mort en 1870, et Les Trois Mousquetaires a été publié en 1844. Ces dates soutiennent la base de domaine public de cette édition française originale.
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Les Trois Mousquetaires
Alexandre Dumas
Capitolo in anteprimaPRÉFACE.Anteprima
l y a un an à peu près qu’en faisant à la Bibliothèque royale des recherches pour mon Histoire de Louis XIV , je tombai par hasard sur les Mémoires de M. d’Artagnan , imprimés à Amsterdam, chez Pierre Rouge, comme la plus grande partie des ouvrages de cette époque, où les auteurs tenaient à dire la vérité sans aller faire un tour plus ou moins long à la Bastille. Le titre me séduisit ; je les emportai chez moi avec la permission de M. le conservateur, bien entendu, et je les dévorai.
Mon intention n’est pas de faire ici une analyse de ce curieux ouvrage, et je me contenterai d’y renvoyer ceux de mes lecteurs qui apprécient les tableaux d’époque. Ils y trouveront des portraits crayonnés de main de maître, et, quoique ces esquisses soient pour la plupart du temps tracées sur des portes de caserne et sur des murs de cabaret, ils n’y reconnaîtront pas moins, aussi ressemblantes que dans l’histoire de M. Anquetil, les images de Louis XIII , d’Anne d’Autriche, de Richelieu, de Mazarin et de la plupart des courtisans de l’époque.
Mais, comme on le sait, ce qui frappe l’esprit capricieux du poète n’est pas toujours ce qui impressionne la masse des lecteurs. Or, tout en admirant, comme les autres les admireront sans doute, les détails que nous avons signalés, la chose qui nous préoccupa le plus est une chose à laquelle bien certainement personne avant nous n’avait fait la moindre attention.
D’Artagnan raconte qu’à sa première visite à M. de Tréville, capitaine des mousquetaires du roi, il rencontra dans son antichambre trois jeunes gens servant dans l’illustre corps où il sollicitait l’honneur d’être reçu, et ayant noms Athos , Porthos et Aramis .
Nous l’avouons, ces trois noms étrangers nous frappèrent, et il nous vint aussitôt à l’esprit qu’ils n’étaient que des pseudonymes à l’aide desquels d’Artagnan avait déguisé des noms peut-être illustres, si toutefois les porteurs de ces noms d’emprunt ne les avaient pas choisis eux-mêmes le jour où, par caprice, par mécontentement ou par défaut de fortune, ils avaient endossé la simple casaque de mousquetaire.
Dès lors nous n’eûmes plus de repos que nous n’eussions retrouvé dans les ouvrages contemporains une trace quelconque de ces noms extraordinaires qui avaient si fort éveillé notre curiosité.
Le seul catalogue des livres que nous lûmes pour arriver à ce but remplirait un feuilleton tout entier, ce qui serait peut-être fort instructif, mais à coup sûr peu amusant pour nos lecteurs. Nous nous contenterons donc de leur dire qu’au moment où, découragé de tant d’investigations infructueuses, nous allions abandonner notre recherche, nous trouvâmes enfin, guidé par les conseils de notre illustre et savant ami Paulin Pâris, un manuscrit in-folio coté sous le n o 4772 ou 4773, nous ne nous le rappelons plus bien, et ayant pour titre :
« Mémoires de M. le comte de La Fère, concernant quelques-uns des événements qui se passèrent en France vers la fin du règne du roi Louis XIII et le commencement du règne du roi Louis XIV . »
On devine si notre joie fut grande lorsqu’en feuilletant ce manuscrit, notre dernier espoir, nous trouvâmes à la vingtième page le nom d’Athos, à la vingt-septième le nom de Porthos, et à la trente et unième le nom d’Aramis.
La découverte d’un manuscrit complétement inconnu dans une époque où la science historique est poussée à un si haut degré nous parut une trouvaille presque miraculeuse. Aussi nous hâtâmes-nous de solliciter la permission de le faire imprimer, dans le but de nous présenter un jour avec le bagage des autres à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, si nous n’arrivions pas, chose fort probable, à entrer à l’Académie française avec notre propre bagage, trop considérable peut-être pour passer par les portes.
Capitolo in anteprimaCHAPITRE PREMIER. LES TROIS PRÉSENTS DE M. D’ARTAGNAN PÈRE.Anteprima
L e premier lundi du mois d’avril 1626, le bourg de Meung, où naquit l’auteur du Roman de la Rose , semblait être dans une révolution aussi entière que si les huguenots en fussent venus faire une seconde Rochelle. Plusieurs bourgeois, voyant s’enfuir les femmes le long de la grande rue, entendant les enfants crier sur le seuil des portes, se hâtaient d’endosser la cuirasse, et appuyant leur contenance quelque peu incertaine d’un mousquet ou d’une pertuisane, se dirigeaient vers l’hôtellerie du Franc-Meunier , devant laquelle s’empressait, en grossissant de minute en minute, un groupe compacte, bruyant et plein de curiosité.
En ce temps-là les paniques étaient fréquentes, et peu de jours se passaient sans qu’une ville ou l’autre enregistrât sur ses archives quelque événement de ce genre. Il y avait les seigneurs qui guerroyaient entre eux ; il y avait le cardinal qui faisait la guerre au roi et aux seigneurs ; il y avait l’Espagnol qui faisait la guerre aux seigneurs, au cardinal et au roi. Puis, outre ces guerres sourdes ou publiques, secrètes ou patentes, il y avait encore les voleurs, les mendiants, les huguenots, les loups et les laquais, qui faisaient la guerre à tout le monde. Les bourgeois s’armaient toujours contre les voleurs, contre les loups, contre les laquais ; — souvent contre les seigneurs et les huguenots ; — quelquefois contre le roi ; — mais jamais contre le cardinal et l’Espagnol. Il résulta donc de ces habitudes prises, que ce susdit premier lundi du mois d’avril 1626, les bourgeois entendant du bruit, et ne voyant ni le guidon jaune et rouge, ni la livrée du duc de Richelieu, se précipitèrent du côté de l’hôtel du Franc-Meunier .
Arrivé là, chacun put reconnaître la cause de cette rumeur.
Un jeune homme… — traçons son portrait d’un seul trait de plume : — figurez-vous don Quichotte à dix-huit ans ; don Quichotte décorcelé, sans haubert et sans cuissard ; don Quichotte revêtu d’un pourpoint de laine, dont la couleur bleue s’était transformée en une nuance insaisissable de lie de vin et d’azur céleste. Visage long et brun ; la pommette des joues saillante, signe d’astuce ; les muscles maxillaires énormément développés, indice infaillible où l’on reconnaît le Gascon, même sans béret, et notre jeune homme portait un béret orné d’une espèce de plume ; l’œil ouvert et intelligent ; le nez crochu, mais finement dessiné ; trop grand pour un adolescent, trop petit pour un homme fait, et qu’un œil exercé eût pris pour un fils de fermier en voyage, sans la longue épée qui, pendue à un baudrier de peau, battait les mollets de son propriétaire, quand il était à pied, et le poil hérissé de sa monture quand il était à cheval.
Car notre jeune homme avait une monture, et cette monture était même si remarquable qu’elle fut remarquée : c’était un bidet du Béarn, âgé de 12 ou 14 ans, jaune de robe, sans crins à la queue, mais non pas sans javarts aux jambes, et qui, tout en marchant la tête plus bas que les genoux, ce qui rendait inutile l’application de la martingale, faisait encore galamment ses huit lieues par jour. Malheureusement les qualités cachées de ce cheval étaient si bien cachées sous son poil étrange et son allure incongrue, que, dans un temps où tout le monde se connaissait en chevaux, l’apparition du susdit bidet à Meung, où il était entré, il y avait un quart d’heure à peu près, par la porte de Beaugency, produisit une sensation dont la défaveur rejaillit jusqu’à son cavalier.
Et cette sensation avait été d’autant plus pénible au jeune d’Artagnan (ainsi s’appelait le don Quichotte de cet autre Rossinante), qu’il ne se cachait pas le côté ridicule que lui donnait, si bon cavalier qu’il fût, une pareille monture. Aussi avait-il fort soupiré en acceptant le don que lui en avait fait M. d’Artagnan père : il n’ignorait pas qu’une pareille bête valait au moins vingt livres. Il est vrai que les paroles dont le présent avait été accompagné n’avaient pas de prix.
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02PRÉFACE.
- 03CHAPITRE PREMIER. LES TROIS PRÉSENTS DE M. D’ARTAGNAN PÈRE.
- 04CHAPITRE II. L’ANTICHAMBRE DE M. DE TRÉVILLE.
- 05CHAPITRE III. L’AUDIENCE.
- 06CHAPITRE IV. L’ÉPAULE D’ATHOS, LE BAUDRIER DE PORTHOS ET LE MOUCHOIR D’ARAMIS.
- 07CHAPITRE V. LES MOUSQUETAIRES DU ROI ET LES GARDES DE M. LE CARDINAL.
- 08CHAPITRE VI. SA MAJESTÉ LE ROI LOUIS TREIZIÈME.
- 09CHAPITRE VII. L’INTÉRIEUR DES MOUSQUETAIRES.
- 10CHAPITRE VIII. UNE INTRIGUE DE COUR.
- 11CHAPITRE IX. D’ARTAGNAN SE DESSINE.
- 12CHAPITRE X. UNE SOURICIÈRE AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE.
- 13CHAPITRE XI. L’INTRIGUE SE NOUE.
- 14CHAPITRE XII. GEORGE VILLIERS, DUC DE BUCKINGHAM.
- 15CHAPITRE XIII. MONSIEUR BONACIEUX.
- 16CHAPITRE XIV. L’HOMME DE MEUNG.
- 17CHAPITRE XV. GENS DE ROBE ET GENS D’ÉPÉE.
- 18CHAPITRE XVI. OÙ MONSIEUR LE GARDE DES SCEAUX SÉGUIER CHERCHA PLUS D’UNE FOIS LA CLOCHE POUR LA SONNER, COMME IL LE FAISAIT AUTREFOIS .
- 19CHAPITRE XVII. LE MÉNAGE BONACIEUX.
- 20CHAPITRE XVIII. L’AMANT ET LE MARI.
- 21CHAPITRE XIX. PLAN DE CAMPAGNE.
- 22CHAPITRE XX. VOYAGE.
- 23CHAPITRE XXI. LA COMTESSE DE WINTER.
- 24CHAPITRE XXII. LE BALLET DE LA MERLAISON.
- 25CHAPITRE XXIII. LE RENDEZ-VOUS.
- 26CHAPITRE XXIV. LE PAVILLON.
- 27CHAPITRE XXV. LA MAÎTRESSE DE PORTHOS.
- 28CHAPITRE XXVI. LA THÈSE D’ARAMIS.
- 29CHAPITRE XXVII. LA FEMME D’ATHOS.
- 30CHAPITRE XXVIII. RETOUR.
- 31CHAPITRE XXIX. LA CHASSE À L’ÉQUIPEMENT.
- 32CHAPITRE XXX. MILADY.
- 33CHAPITRE XXXI. ANGLAIS ET FRANÇAIS.
- 34CHAPITRE XXXII. UN DÎNER DE PROCUREUR.
- 35CHAPITRE XXXIII. SOUBRETTE ET MAÎTRESSE.
- 36CHAPITRE XXXIV. OÙ IL EST TRAITÉ DE L’ÉQUIPEMENT D’ARAMIS ET DE PORTHOS.
- 37CHAPITRE XXXV. LA NUIT TOUS LES CHATS SONT GRIS.
- 38CHAPITRE XXXVI. RÊVE DE VENGEANCE.
- 39CHAPITRE XXXVII. LE SECRET DE MILADY.
- 40CHAPITRE XXXVIII. C OMMENT, SANS SE DÉRANGER, ATHOS TROUVA SON ÉQUIPEMENT.
- 41CHAPITRE XXXIX. UNE VISION.
- 42CHAPITRE XL. LE CARDINAL.
- 43CHAPITRE XLI. LE SIÉGE DE LA ROCHELLE.
- 44CHAPITRE XLII. LE VIN D’ANJOU.
- 45CHAPITRE XLIII. L’AUBERGE DU COLOMBIER - ROUGE.
- 46CHAPITRE XLIV. DE L’UTILITÉ DES TUYAUX DE POÊLE.
- 47CHAPITRE XLV. SCÈNE CONJUGALE.
- 48CHAPITRE XLVI. LE BASTION DE SAINT-GERVAIS.
- 49CHAPITRE XLVII. LE CONSEIL DES MOUSQUETAIRES.
- 50CHAPITRE XLVIII. AFFAIRE DE FAMILLE.
- 51CHAPITRE XLIX. FATALITÉ.
- 52CHAPITRE L. CAUSERIE D’UN FRÈRE AVEC SA SŒUR.
- 53CHAPITRE LI. OFFICIER !
- 54CHAPITRE LII. PREMIÈRE JOURNÉE DE CAPTIVITÉ.
- 55CHAPITRE LIII. DEUXIÈME JOURNÉE DE CAPTIVITÉ.
- 56CHAPITRE LIV. TROISIÈME JOURNÉE DE CAPTIVITÉ.
- 57CHAPITRE LV. QUATRIÈME JOURNÉE DE CAPTIVITÉ.
- 58CHAPITRE LVI. CINQUIÈME JOURNÉE DE CAPTIVITÉ.
- 59CHAPITRE LVII. UN MOYEN DE TRAGÉDIE CLASSIQUE.
- 60CHAPITRE LVIII. ÉVASION.
- 61CHAPITRE LIX. CE QUI SE PASSAIT À PORTSMOUTH LE 23 AOÛT 1628.
- 62CHAPITRE LX. EN FRANCE.
- 63CHAPITRE LXI. LE COUVENT DES CARMÉLITES DE BÉTHUNE.
- 64CHAPITRE LXII. DEUX VARIÉTÉS DE DÉMONS.
- 65CHAPITRE LXIII. UNE GOUTTE D’EAU.
- 66CHAPITRE LXIV. L’HOMME AU MANTEAU ROUGE.
- 67CHAPITRE LXV. LE JUGEMENT.
- 68CHAPITRE LXVI. L’EXÉCUTION.
- 69CHAPITRE LXVII. UN MESSAGER DU CARDINAL.
- 70ÉPILOGUE.
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