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Letteratura
Le Collier de la reine
Edizione BooksWhale in francese di Alexandre Dumas
Dumas revisite l’affaire du collier dans un roman d’intrigue, d’ambition et de scandale royal.
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Introduzione al libro
Le Collier de la reine
Le Collier de la reine dramatise l’un des scandales les plus célèbres de la fin de l’Ancien Régime. Entre Cagliostro, la cour, l’illusion sociale et la réputation de Marie-Antoinette, Dumas compose un récit historique plein de mouvement.
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Alexandre Dumas est mort en 1870 et Le Collier de la reine a paru en 1849; ces dates établissent le fondement de domaine public pour ce texte en langue originale.
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Le Collier de la reine
Alexandre Dumas
Capitolo in anteprimaAvant-proposAnteprima
Et d'abord, à propos même du titre que nous venons d'écrire, qu'on nous permette d'avoir une courte explication avec nos lecteurs. Il y a déjà vingt ans que nous causons ensemble, et les quelques lignes qui vont suivre, au lieu de relâcher notre vieille amitié, vont, je l'espère, la
resserrer encore.
Depuis les derniers mots que nous nous sommes dits, une révolution a passé entre nous: cette révolution, je l'avais annoncée dès 1832, j'en avais exposé les causes, je l'avais suivie dans sa progression, je l'avais décrite jusque dans son accomplissement: il y a plus--j'avais
dit, il y a seize ans, ce que je ferais il y a huit mois.
Qu'on me permette de transcrire ici les dernières lignes de l'épilogue
prophétique qui termine mon livre de _Gaule et France_.
«Voilà le gouffre où va s'engloutir le gouvernement actuel. Le phare que
nous allumons sur sa route n'éclairera que son naufrage; car, voulût-il virer de bord, il ne le pourrait plus maintenant, le courant qui
l'entraîne est trop rapide et le vent qui le pousse est trop large.
Seulement, à l'heure de perdition, nos souvenirs d'homme l'emportant sur notre stoïcisme de citoyen, une voix se fera entendre qui criera: _Meure la royauté, mais Dieu sauve le roi!_
Cette voix sera la mienne.»
Ai-je menti à ma promesse, et la voix qui, seule en France, a dit adieu à une auguste amitié a-t-elle, au milieu de la chute d'une dynastie,
vibré assez haut pour qu'on l'ait entendue?
La révolution prévue et annoncée par nous ne nous a donc pas pris à l'improviste. Nous l'avons saluée comme une apparition fatalement
attendue; nous ne l'espérions pas meilleure, nous la craignions pire.
Depuis vingt ans que nous fouillons le passé des peuples, nous savons ce
que c'est que les révolutions.
Des hommes qui l'ont faite et de ceux qui en ont profité, nous n'en parlerons pas. Tout orage trouble l'eau. Tout tremblement de terre amène le fond à la surface. Puis, par les lois naturelles de l'équilibre, chaque molécule reprend sa place. La terre se raffermit, l'eau s'épure,
et le ciel, momentanément troublé, mire au lac éternel ses étoiles d'or.
Nos lecteurs vont donc nous retrouver le même, après le 24 février, que nous étions auparavant: une ride de plus au front, une cicatrice de plus au coeur. Voilà tout le changement qui s'est opéré en nous pendant les
huit terribles mois qui viennent de s'écouler.
Ceux que nous aimions, nous les aimons toujours; ceux que nous craignions, nous ne les craignons plus; ceux que nous méprisions, nous
les méprisons plus que jamais.
Donc, dans notre oeuvre comme en nous, aucun changement; peut-être dans notre oeuvre comme en nous, une ride et une cicatrice de plus. Voilà
tout.
Nous avons à l'heure qu'il est écrit à peu près quatre cents volumes.
Nous avons fouillé bien des siècles, évoqué bien des personnages éblouis
de se retrouver debout au grand jour de la publicité.
Eh bien! ce monde tout entier de spectres, nous l'adjurons de dire si jamais nous avons fait sacrifice au temps où nous vivions de ses crimes, de ses vices ou de ses vertus: sur les rois, sur les grands seigneurs, sur le peuple, nous avons toujours dit ce qui était la vérité ou ce que
nous croyions être la vérité; et, si les morts réclamaient comme les vivants, de même que nous n'avons jamais eu à faire une seule rétractation aux vivants, nous n'aurions pas à faire une seule
rétractation aux morts.
À certains coeurs, tout malheur est sacré, toute chute est respectable;
qu'on tombe de la vie ou du trône, c'est une piété de s'incliner devant
le sépulcre ouvert, devant la couronne brisée.
Capitolo in anteprimaPrologue--IAnteprima
Un vieux gentilhomme et un vieux maître d'hôtel
Vers les premiers jours du mois d'avril 1784, à trois heures un quart à peu près de l'après-midi, le vieux maréchal de Richelieu, notre ancienne connaissance, après s'être imprégné lui-même les sourcils d'une teinture parfumée, repoussa de la main le miroir que lui tenait son valet de
chambre, successeur mais non remplaçant du fidèle Rafté; et, secouant la
tête de cet air qui n'appartenait qu'à lui:
--Allons, dit-il, me voilà bien ainsi.
Et il se leva de son fauteuil, chiquenaudant du doigt, avec un geste tout juvénile, les atomes de poudre blanche qui avaient volé de sa
perruque sur sa culotte de velours bleu de ciel.
Puis, après avoir fait deux ou trois tours dans son cabinet de toilette,
allongeant le cou-de-pied et tendant le jarret:
--Mon maître d'hôtel! dit-il.
Cinq minutes après, le maître d'hôtel se présenta en costume de
cérémonie.
Le maréchal prit un air grave et tel que le comportait la situation.
--Monsieur, dit-il, je suppose que vous m'avez fait un bon dîner?
--Mais oui, monseigneur.
--Je vous ai fait remettre la liste de mes convives, n'est-ce pas?
--Et j'en ai fidèlement retenu le nombre, monseigneur. Neuf couverts,
n'est-ce point cela?
--Il y a couvert et couvert, monsieur!
--Oui, monseigneur, mais...
Le maréchal interrompit le maître d'hôtel avec un léger mouvement
d'impatience, tempéré cependant de majesté.
--_Mais_... n'est point une réponse, monsieur; et chaque fois que
j'entends le mot _mais_, et je l'ai entendu bien des fois depuis quatre-vingt-huit ans, eh bien! monsieur, chaque fois que je l'ai entendu, ce mot, je suis désespéré de vous le dire, il précédait une
sottise.
--Monseigneur!...
--D'abord, à quelle heure me faites-vous dîner?
--Monseigneur, les bourgeois dînent à deux heures, la robe à trois, la
noblesse à quatre.
--Et moi, monsieur?
--Monseigneur dînera aujourd'hui à cinq heures.
--Oh! oh! à cinq heures!
--Oui, monseigneur, comme le roi.
--Et pourquoi comme le roi?
--Parce que sur la liste que monseigneur m'a fait l'honneur de me
remettre, il y a un nom de roi.
--Point du tout, monsieur, vous vous trompez, parmi mes convives
d'aujourd'hui, il n'y a que de simples gentilshommes.
--Monseigneur veut sans doute plaisanter avec son humble serviteur, et
je le remercie de l'honneur qu'il me fait. Mais M. le comte de Haga, qui
est un des convives de monseigneur...
--Eh bien?
--Eh bien! le comte de Haga est un roi.
--Je ne connais pas de roi qui se nomme ainsi.
--Que monseigneur me pardonne alors, dit le maître d'hôtel en
s'inclinant, mais j'avais cru, j'avais supposé...
--Votre mandat n'est pas de croire, monsieur! Votre devoir n'est pas de
supposer! Ce que vous avez à faire c'est de lire les ordres que je vous donne, sans y ajouter aucun commentaire. Quand je veux qu'on sache une
chose, je la dis; quand je ne la dis pas, je veux qu'on l'ignore.
Le maître d'hôtel s'inclina une seconde fois, et cette fois plus
respectueusement peut-être que s'il eût parlé à un roi régnant.
--Ainsi donc, monsieur, continua le vieux maréchal, vous voudrez bien,
puisque je n'ai que des gentilshommes à dîner, me faire dîner à mon
heure habituelle, c'est-à-dire à quatre heures.
À cet ordre, le front du maître d'hôtel s'obscurcit, comme s'il venait
d'entendre prononcer son arrêt de mort. Il pâlit et plia sous le coup.
Puis, se redressant avec le courage du désespoir:
--Il arrivera ce que Dieu voudra, dit-il; mais monseigneur ne dînera
qu'à cinq heures.
--Pourquoi et comment cela? s'écria le maréchal en se redressant.
--Parce qu'il est matériellement impossible que monseigneur dîne
auparavant.
--Monsieur, dit le vieux maréchal en secouant avec fierté sa tête encore
Indice
In questa edizione
- 01Full text
- 02Avant-propos
- 03Prologue--I
- 04Prologue--II
- 05FIN DU PROLOGUE
- 06Chapitre I
- 07Chapitre II
- 08_HENRI DE VALOIS_
- 09_JEANNE DE VALOIS_
- 10Chapitre III
- 11Chapitre IV
- 12Chapitre V
- 13Chapitre VI
- 14Chapitre VII
- 15Chapitre VIII
- 16Chapitre IX
- 17Chapitre X
- 18Chapitre XI
- 19Chapitre XII
- 20Chapitre XIII
- 21Chapitre XIV
- 22Chapitre XV
- 23Chapitre XVI
- 24Chapitre XVII
- 25Chapitre XVIII
- 26Chapitre XIX
- 27Chapitre XX
- 28Chapitre XXI
- 29troisième.
- 30Chapitre XXII
- 31Chapitre XXIII
- 32Chapitre XXIV
- 33Chapitre XXV
- 34Chapitre XXVI
- 35Chapitre XXVII
- 36première fois, aux bougies, Beausire et don Manoël purent remarquer les
- 37Chapitre XXVIII
- 38première:
- 39Chapitre XXIX
- 40Chapitre XXX
- 41Chapitre XXXI
- 42première apparence de danger.
- 43Chapitre XXXII
- 44Chapitre XXXIII
- 45Chapitre XXXIV
- 46Chapitre XXXV
- 47livre d'astronomie ouvert aux plus grandes figures.
- 48Chapitre XXXVI
- 49Chapitre XXXVII
- 50Chapitre XXXVIII
- 51première accusation, la nouvelle favorite se ruinait du premier coup,
- 52Chapitre XXXIX
- 53Chapitre XL
- 54première lettre de son nom? voilà tout...
- 55Chapitre XLI
- 56Chapitre XLII
- 57Chapitre XLIII
- 58Chapitre XLIV
- 59Chapitre XLV
- 60Chapitre XLVI
- 61Chapitre XLVII
- 62FIN DU TOME I:
- 63LE COLLIER DE LA REINE
- 64Chapitre XLVIII Jeanne protégée.
- 65Chapitre XLIX Le portefeuille de la reine.
- 66Chapitre L Où l'on retrouve le docteur Louis.
- 67Chapitre LI _Aegri somnia_.
- 68Chapitre LII Où il est démontré que l'autopsie du coeur est plus
- 69Chapitre LIII Délire.
- 70Chapitre LIV Convalescence.
- 71Chapitre LV Deux coeurs saignants.
- 72Chapitre LVI Un ministre des finances.
- 73Chapitre LVII Illusions retrouvées. Secret perdu.
- 74Chapitre LVIII Le débiteur et le créancier.
- 75Chapitre LIX Comptes de ménage.
- 76Chapitre LX Marie-Antoinette reine, Jeanne de La Motte femme.
- 77Chapitre LXI Le reçu de Boehmer et la reconnaissance de la reine.
- 78Chapitre LXII La prisonnière.
- 79Chapitre LXIII L'observatoire.
- 80Chapitre LXIV Les deux voisines.
- 81Chapitre LXV Le rendez-vous.
- 82Chapitre LXVI La main de la reine.
- 83Chapitre LXVII Femme et reine.
- 84Chapitre LXVIII Femme et démon.
- 85Chapitre LXIX La nuit.
- 86Chapitre LXX Le congé.
- 87Chapitre LXXI La jalousie du cardinal
- 88Chapitre LXXII La fuite.
- 89Chapitre LXXIII La lettre et le reçu.
- 90Chapitre LXXIV Roi ne puis, prince ne daigne, Rohan je suis.
- 91Chapitre LXXV Escrime et diplomatie.
- 92Chapitre LXXVI Gentilhomme, cardinal et reine.
- 93Chapitre LXXVII Explications.
- 94Chapitre LXXVIII L'arrestation.
- 95Chapitre LXXIX Les procès-verbaux.
- 96Chapitre LXXX Une dernière accusation.
- 97Chapitre LXXXI La demande en mariage.
- 98Chapitre LXXXII Saint-Denis.
- 99Chapitre LXXXIII Un coeur mort.
- 100Chapitre LXXXIV Où il est expliqué pourquoi le baron engraissait.
- 101Chapitre LXXXV Le père et la fiancée.
- 102Chapitre LXXXVI Après le dragon, la vipère.
- 103Chapitre LXXXVII Comment il se fit que monsieur de Beausire en croyant
- 104Chapitre LXXXVIII Les tourtereaux sont mis en cage.
- 105Chapitre LXXXIX La bibliothèque de la reine.
- 106Chapitre XC Le cabinet du lieutenant de police.
- 107Chapitre XCI Les interrogatoires.
- 108Chapitre XCII Dernier espoir perdu.
- 109Chapitre XCIII Le baptême du petit Beausire.
- 110Chapitre XCIV La sellette.
- 111Chapitre XCV D'une grille et d'un abbé.
- 112Chapitre XCVI L'arrêt.
- 113Chapitre XCVII L'exécution.
- 114Chapitre XCVIII Le mariage.
- 115Chapitre XLVIII
- 116Chapitre XLIX
- 117Chapitre L
- 118Chapitre LI
- 119Chapitre LII
- 120Chapitre LIII
- 121première de sa souffrance.
- 122Chapitre LIV
- 123Chapitre LV
- 124Chapitre LVI
- 125Chapitre LVII
- 126Chapitre LVIII
- 127Chapitre LIX
- 128Chapitre LX
- 129Chapitre LXI
- 130Chapitre LXII
- 131Chapitre LXIII
- 132Chapitre LXIV
- 133Chapitre LXV
- 134Chapitre LXVI
- 135Chapitre LXVII
- 136Chapitre LXVIII
- 137Chapitre LXIX
- 138Chapitre LXX
- 139Chapitre LXXI
- 140Chapitre LXXII
- 141Chapitre LXXIII
- 142Chapitre LXXIV
- 143Chapitre LXXV
- 144Chapitre LXXVI
- 145Chapitre LXXVII
- 146Chapitre LXXVIII
- 147Chapitre LXXIX
- 148Chapitre LXXX
- 149première des femmes, la plus heureuse de toutes. Cette femme est trop heureuse, monsieur de Charny; je ne sais pas comment cette femme a pu se
- 150Chapitre LXXXI
- 151Chapitre LXXXII
- 152Chapitre LXXXIII
- 153Chapitre LXXXIV
- 154Chapitre LXXXV
- 155Chapitre LXXXVI
- 156Chapitre LXXXVII
- 157Chapitre LXXXVIII
- 158Chapitre LXXXIX
- 159Chapitre XC
- 160Chapitre XCI
- 161Chapitre XCII
- 162Chapitre XCIII
- 163Chapitre XCIV
- 164Chapitre XCV
- 165première arche du Pont-au-Change.
- 166Chapitre XCVI
- 167Chapitre XCVII
- 168Chapitre XCVIII
- 169FIN:
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