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Literatura
Cromwell
Edição BooksWhale em francês por Victor Hugo
A landmark Romantic drama of political power, rebellion, theatrical scale, and the clash between history and imagination.
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Introdução do livro
Cromwell
Cromwell presents political upheaval and heroic ambition through a sweeping Romantic vision. Its preface and dramatic form make it central to the history of French theatre and Hugo’s challenge to classical literary rules.
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Victor Hugo died in 1885 and Cromwell was first published in 1827. This edition uses the public-domain French original-language text.
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Capítulo de préviaFull textLer prévia
Cromwell
Victor Hugo
olivier cromwell, lord Protecteur d’Angleterre.
élisabeth bourchier, Protectrice.
richard cromwell, fils aîné du Protecteur.
mistress fletwood,
lady falconbridge,
lady cleypole,
lady francis,
} filles du Protecteur.
fletwood, lieutenant général, gendre du Protecteur.
desborough, major général, beau-frère du Protecteur.
rich, comte de warwick.
le comte de carlisle, capitaine des gardes du Protecteur.
lord broghill, lieutenant général.
whitelocke, lord-commissaire du sceau.
sir charles wolseley.
M. william lenthall.
pierpoint.
stoupe, secrétaire d’État pour les Affaires étrangères.
thurloë, secrétaire du Protecteur.
john milton, secrétaire interprète près le Conseil privé.
} Conseil privé.
jacques butler, marquis d’ormond.
wilmot, comte de rochester.
davenant, poëte lauréat.
sedley.
lord drogheda.
lord roseberry.
sir peters downie.
lord clifford.
le docteur jenkins.
sir richard willis.
sir william murray.
} Conjurés royalistes.
lambert, lieutenant général.
ludlow, lieutenant général.
harrison, major général.
overton, colonel.
joyce, colonel.
pride, colonel.
wildman, major.
augustin garland, membre du Parlement.
plinlimmon, membre du Parlement.
syndercomb, soldat.
barebone, corroyeur et tapissier du Protecteur.
louez-dieu-pimpleton.
mort-au-péché-palmer.
vis-pour-ressuciter-jéroboam-d’emer.
carr.
} Conjurés puritains.
waller, poëte.
le sergent maynard.
le colonel jephson.
le colonel grace.
dame guggligoy, duègne de lady Francis.
manassé-ben-israël, rabbin juif.
le Dr lockyer, chapelain du Protecteur.
don luis de cardenas, ambassadeur d’Espagne ; sa suite.
le duc de créqui, ambassadeur de France ;
mancini, neveu du cardinal Mazarin ; Leur suite.
filippi, envoyé de Christine de Suède ; sa suite.
hannibal sesthead, cousin du roi de Danemarck ; ses deux pages.
Trois Envoyés vaudois.
Six Envoyés des Provinces-Unies.
trick,
giraff,
gramadock,
elespuru,
} les quatre fous du Protecteur.
tom.
énoch.
nahum.
Le Chef des ouvriers. — Des Ouvriers.
L'ORATEUR DU PARLEMENT. Le Parlement. Clercs. Massiers. Sergents. LE CLERC DU PARLEMENT. — LE LORD MAIRE. Les Aldermen. Les Greffiers de ville. Les Sergents de la cité. — LE HAUT SHÉRIFF. Sergents d’armes. Archers de ville. — LE CHEF DE LA DÉPUTATION DES RANTERS. Ranters. — LE CHAMPION D’ANGLETERRE. Quatre Hallebardiers. — LE CRIEUR PUBLIC. Valets de ville. Hallebardiers. Archers.
Cavaliers, Têtes-rondes, Généraux, Colonels, Seigneurs et Courtisans. Pages.
Mousquetaires, Pertuisaniers, Gentilshommes-gardes-du-corps du Protecteur. Huissiers de ville.
Bourgeois. Soldats. Peuple.
Capítulo de préviaCROMWELLPrévia
ACTE PREMIER.
les conjurés.
la taverne des trois-grues.
Des tables, des chaises de bois grossier. — Une porte au fond du théâtre donnant sur une place. Intérieur d’une vieille maison du moyen-âge.
Scène première.
LORD ORMOND, déguisé en tête-ronde, cheveux coupés très courts, chapeau à haute forme et à larges bords, habit de drap noir, haut-de-chausses de serge noire, grandes bottes ;
LORD BROGHILL, costume de cavalier élégant et négligé, chapeau à plumes, haut-de-chausses et pourpoint de satin à taillades, bottines.
lord broghill.
Il entre par la porte du fond qui reste entr’ouverte et qui laisse apercevoir la place et les vieilles maisons éclairées par le petit jour. Il tient un billet ouvert à la main et le lit attentivement. Lord Ormond est assis à une table dans un coin obscur.
« Demain, vingt-cinq juin mil six cent cinquante-sept,
« Quelqu’un, que lord Broghill autrefois chérissait,
« Attend de grand matin ledit lord aux Trois-Grues,
« Près de la halle au vin, à l’angle des deux rues. »
Il regarde autour de lui.
— Voilà bien la taverne ; — et c’est le même lieu
Que Charle, à Worcester abandonné de Dieu,
Seul, disputant sa tête après son diadème.
Avait, pour fuir Cromwell, choisi dans Londres même.
Il reporte les yeux sur la lettre.
— Mais ce billet qu’hier j’ai reçu, d’où vient-il ?
L’écriture…
LORD ORMOND, se levant.
Que Dieu conserve lord Broghill !
LORD BROGHILL, l’examinant d’un air dédaigneux de la tête aux pieds.
Quoi ! c’est donc toi, l’ami, qui me fais à cette heure
Pour ce bouge enfumé déserter ma demeure !
Dis ton nom. D’où viens-tu ? pourquoi ? de quelle part ?
Que me veux-tu ? — J’ai vu cet homme quelque part.
LORD ORMOND.
Lord Broghill !
LORD BROGHILL.
Réponds donc ! les marauds de ta sorte
Sont faits pour amuser nos gens à notre porte ;
Et c’est là tout l’honneur, pour les traiter fort bien.
Que ceux de notre rang doivent à ceux du tien.
Je te trouve hardi !
LORD ORMOND.
Mylord, sans vous déplaire,
Sont-ce là les discours d’un seigneur populaire ?
D’un ami de Cromwell ?
LORD BROGHILL.
Cromwell, vieux puritain,
Si tu le réveillais par hasard si matin.
Te ferait, pour changer le cours de tes idées,
Pendre à quelque gibet, haut de trente coudées.
LORD ORMOND, à part.
Plutôt que l’éveiller, j’espère l’endormir !
LORD BROGHILL.
Cromwell, qui sur le trône enfin va s’affermir,
Saura bien châtier la canaille insolente…
LORD ORMOND.
Son trône est un billot, et sa pourpre est sanglante.
Transfuge serviteur des Stuarts, je le vois.
Vous l’avez oublié.
LORD BROGHILL.
Ce regard… cette voix…
Mais qui donc êtes-vous ?
LORD ORMOND.
Broghill me le demande !
Rappelez-vous, mylord, les guerres de l’Irlande.
Tous deux ensemble alors nous y servions le roi.
LORD BROGHILL.
C’est le comte d’Ormond ! mon vieil ami, c’est toi !
Il lui prend les mains avec affection.
— Toi dans Londre ! et, grand Dieu ! la veille du jour même
Où Cromwell triomphant s’élève au rang suprême !
Ta tête est mise à prix. Si l’on vient à savoir…
Que fais-tu donc ici, malheureux ?
LORD ORMOND.
Mon devoir.
LORD BROGHILL.
T’ai-je pu méconnaître ? Ah ! — Mais cet air sinistre,
Mylord, — les ans, — surtout cet habit de ministre…
Vous êtes si changé !
LORD ORMOND.
Je le suis moins que vous,
Broghill ! devant Cromwell vous pliez les genoux.
Broghill se courbe aux pieds d’un régicide infâme !
Moi, j’ai changé d’habits, mais toi, de cœur et d’âme !
Te voilà, toi qu’on vit si grand dans nos combats !
Tu ne montais si haut que pour tomber si bas !
LORD BROGHILL, choqué.
Ah ! — vaincu, je vous plains ; proscrit, je vous révère ;
Mais ce langage…
Capítulo de préviaChapitre trente-cinq.Prévia
Explosion de surprise et d’indignation parmi les têtes-rondes.
JOYCE.
Comment ! qui parle ainsi ?
LUDLOW.
Qui vous a, Barebone, à ce point radouci ?
GARLAND.
Vous voulez épargner l’antechrist ?
BAREBONE, balbutiant.
Au contraire…
Je ne dis pas cela…
SYNDERCOMB.
Seriez-vous un faux frère ?
HARRISON.
Sommes-nous des brigands qu’on doive condamner ?
Des assassins ?
OVERTON.
Tuer n’est pas assassiner.
Devant l’autel où brille une flamme épurée,
Le bouc impur se change en victime sacrée,
Et le boucher devient un sacrificateur.
Samuel tue Agag, et nous le Protecteur.
Du peuple et du Très-Haut nous sommes les ministres.
JOYCE, à Barebone.
Monsieur, je n’attendais de vos regards sinistres
Rien de bon — Vous vouliez sauver Cromwell. — Voilà !
BAREBONE.
Barebone, grand Dieu, protéger Attila !
SYNDERCOMB, jetant un regard indigné sur Barebone.
C’est un phérézéen, ou pour le moins un guèbre !
GARLAND.
D’où lui vient pour Cromwell cette pitié funèbre ?
BAREBONE.
Mais répandre son sang, c’est violer la loi !
SYNDERCOMB, lui frappant sur l’épaule.
Faut-il pas teindre enfin la pourpre de ce roi ?
PRIDE.
Barebone est fou !
WILDMAN.
Frère, est-ce que tu recules ?
LUDLOW, hochant la tête.
Il est des trahisons qu’on habille en scrupules !
BAREBONE, effrayé.
Vous penseriez ?…
SYNDERCOMB, furieux, à Barebone.
Silence !
GARLAND, à Barebone.
As-tu bu par hasard
De l’eau de la mer morte ?
HARRISON.
Il soutient Balthazar !
OVERTON.
Seriez-vous un Achan venu dans nos vallées
Pour troubler le repos des tribus désolées ?
PRIDE.
Je ne reconnais plus Barebone ! — Un démon
Aurait-il pris ses traits pour secourir Ammon ?
GARLAND.
C’est cela ! — Cette nuit j’ai fait un mauvais rêve.
SYNDERCOMB, tirant sa dague.
Soumettons sa magie à l’épreuve du glaive.
En voyant briller le fer, Barebone, qui n’a pu jusque-là se faire entendre, crie avec un nouvel effort.
BAREBONE.
Mais écoutez-moi !
LAMBERT.
Parle.
BAREBONE, effrayé.
Amis, je ne veux pas
Sauver l’Aod anglais d’un trop juste trépas ;
Mais on peut le tuer, sans faire un sacrilège,
L’assommer, l’étrangler, l’empoisonner, — que sais-je ?
SYNDERCOMB, remettant son poignard dans le fourreau.
À la bonne heure !
GARLAND, serrant la main de Barebone.
Allons, j’avais mal entendu.
WILDMAN, à Barebone.
À de bons sentiments j’aime à te voir rendu,
OVERTON, à Barebone.
Quoique le sang versé soit une faute énorme,
Nous n’avons pas le temps de le tuer en forme.
BAREBONE, cédant de mauvaise grâce.
Soit ! comme il vous plaira, poignardez le maudit.
À part.
C’est terrible pourtant !
GARLAND.
Le sabre de Judith
Est frère des couteaux qui vont frapper sa tête.
Dans l’arsenal du ciel leur place est déjà prête.
HARRISON.
Mes frères, rendons grâce au Seigneur Dieu ! — C’est lui
Qui des vils cavaliers nous épargne l’appui.
Leur aide eût souillé l’œuvre et flétri notre gloire.
Mais Dieu, qui pour nous seuls réserve la victoire,
D’Ormond et d’Olivier confondant les desseins.
Jette Ormond à Cromwell, donne Cromwell aux saints !
TOUS, agitant leurs poignards.
Le Seigneur soit béni !
LAMBERT.
Messieurs, l’heure s’écoule.
Le peuple à Westminster va se porter en foule.
Si l’on nous surprenait ?
OVERTON, bas à Joyce.
Lambert a toujours peur !
LAMBERT.
Ne nous endormons pas dans un espoir trompeur.
Qu’arrêtons-nous, messieurs ? Hâtons-nous de conclure.
SYNDERCOMB.
Il faut frapper Cromwell au défaut de l’armure ;
Voilà tout.
LAMBERT.
Mais où ? — quand ? — et comment ?
OVERTON.
Écoutez.
Au rang des spectateurs ou des acteurs postés.
Soyons tous attentifs à la cérémonie.
Et sans cesse à nos mains tenons la dague unie.
D’abord nous entendrons parler force rhéteurs,
Harangues d’aldermen et de prédicateurs ;
Puis Cromwell recevra, sur son trône éphémère,
La pourpre, de Warwick, le glaive, du lord-maire,
Les sceaux, de Whitelocke, et, pour l’enfreindre encor.
De Thomas Widdrington, la bible aux fermoirs d’or ;
Sumário
Nesta edição
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- 02CROMWELL
- 03Chapitre trente-cinq.
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