L'Éducation sentimentale cover

francês Edição

Literatura

L'Éducation sentimentale

Edição BooksWhale em francês por Gustave Flaubert

Un classique du domaine public autour de l'amour, les illusions, la politique et la désillusion moderne, proposé dans une édition de lecture claire.

Prévia
Amostra do texto preparado
Formatos
Leitor online, EPUB, PDF
Acesso
Claim da Biblioteca

Introdução do livro

L'Éducation sentimentale

L'Éducation sentimentale de Gustave Flaubert est un classique du domaine public autour de l'amour, les illusions, la politique et la désillusion moderne. Cette édition française présente le texte dans un format propre et lisible.

Edição BooksWhale

Como esta edição foi preparada

Esta edição se baseia em um texto em domínio público e foi preparada pela BooksWhale para leitura digital.

Base de domínio público

Por que pode ser compartilhada

Gustave Flaubert est mort en 1880, et L'Éducation sentimentale a été publié pour la première fois vers 1869. Ces dates soutiennent le fondement du domaine public du texte utilisé pour cette édition.

Ler prévia

Amostra do texto preparado

Prévia selecionada do texto preparado.

Capítulo de préviaFull textLer prévia

L’Éducation sentimentale

Gustave Flaubert

Capítulo de préviaPremière partiePrévia

Première partie

Capítulo de préviaIPrévia

Le 1 septembre 18, vers six heures du matin, La Ville-de-Montereau, près de partir, fumait à gros tourbillons devant le quai Saint-Bernard.

Des gens arrivaient hors d’haleine ; des barriques, des câbles, des corbeilles de linge gênaient la circulation ; les matelots ne répondaient à personne ; on se heurtait ; les colis montaient entre les deux tambours, et le tapage s’absorbait dans le bruissement de la vapeur, qui, s’échappant par des plaques de tôle, enveloppait tout d’une nuée blanchâtre, tandis que la cloche, à l’avant, tintait sans discontinuer.

Enfin le navire partit ; et les deux berges, peuplées de magasins, de chantiers et d’usines, filèrent comme deux larges rubans que l’on déroule.

Un jeune homme de dix-huit ans, à longs cheveux et qui tenait un album sous son bras, restait auprès du gouvernail, immobile. À travers le brouillard, il contemplait des clochers, des édifices dont il ne savait pas les noms ; puis il embrassa, dans un dernier coup d’œil, l’île Saint-Louis, la Cité, Notre-Dame ; et bientôt, Paris disparaissant, il poussa un grand soupir.

M. Frédéric Moreau, nouvellement reçu bachelier, s’en retournait à Nogent-sur-Seine, où il devait languir pendant deux mois, avant d’aller faire son droit. Sa mère, avec la somme indispensable, l’avait envoyé au Havre voir un oncle, dont elle espérait, pour lui, l’héritage ; il en était revenu la veille seulement ; et il se dédommageait de ne pouvoir séjourner dans la capitale, en regagnant sa province par la route la plus longue.

Le tumulte s’apaisait ; tous avaient pris leur place ; quelques-uns, debout, se chauffaient autour de la machine, et la cheminée crachait avec un râle lent et rythmique son panache de fumée noire ; des gouttelettes de rosée coulaient sur les cuivres ; le pont tremblait sous une petite vibration intérieure, et les deux roues, tournant rapidement, battaient l’eau.

La rivière était bordée par des grèves de sable. On rencontrait des trains de bois qui se mettaient à onduler sous le remous des vagues, ou bien, dans un bateau sans voiles, un homme assis pêchait ; puis les brumes errantes se fondirent, le soleil parut, la colline qui suivait à droite le cours de la Seine peu à peu s’abaissa, et il en surgit une autre, plus proche, sur la rive opposée.

Des arbres la couronnaient parmi des maisons basses couvertes de toits à l’italienne. Elles avaient des jardins en pente que divisaient des murs neufs, des grilles de fer, des gazons, des serres chaudes, et des vases de géraniums, espacés régulièrement sur des terrasses où l’on pouvait s’accouder. Plus d’un, en apercevant ces coquettes résidences, si tranquilles, enviait d’en être le propriétaire, pour vivre là jusqu’à la fin de ses jours, avec un bon billard, une chaloupe, une femme ou quelque autre rêve. Le plaisir tout nouveau d’une excursion maritime facilitait les épanchements. Déjà les farceurs commençaient leurs plaisanteries. Beaucoup chantaient. On était gai. Il se versait des petits verres.

Frédéric pensait à la chambre qu’il occuperait là-bas, au plan d’un drame, à des sujets de tableaux, à des passions futures. Il trouvait que le bonheur mérité par l’excellence de son âme tardait à venir. Il se déclama des vers mélancoliques ; il marchait sur le pont à pas rapides ; il s’avança jusqu’au bout, du côté de la cloche, — et, dans un cercle de passagers et de matelots, il vit un monsieur qui contait des galanteries à une paysanne, tout en lui maniant la croix d’or qu’elle portait sur la poitrine. C’était un gaillard d’une quarantaine d’années, à cheveux crépus. Sa taille robuste emplissait une jaquette de velours noir, deux émeraudes brillaient à sa chemise de batiste, et son large pantalon blanc tombait sur d’étranges bottes rouges, en cuir de Russie, rehaussées de dessins bleus.

Sumário

Nesta edição

  1. 01Full text
  2. 02Première partie
  3. 03I
  4. 04II
  5. 05III
  6. 06IV
  7. 07V
  8. 08VI
  9. 09Deuxième partie
  10. 10I
  11. 11II
  12. 12III
  13. 13IV
  14. 14V
  15. 15VI
  16. 16Troisième partie
  17. 17I
  18. 18II
  19. 19III
  20. 20IV
  21. 21V
  22. 22VI
  23. 23VII

Disponibilidade de idiomas

Outros idiomas

Outras edições de idioma ainda não foram publicadas. Elas aparecerão aqui quando disponíveis.

Solicitar outro idioma

L'Éducation sentimentale

Assinatura $9.90 / ano · acesso claim

PréviaEntrar