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Histoire de la littérature anglaise
Edição BooksWhale em francês por Hippolyte Taine
Une vaste histoire critique de la littérature anglaise, de ses auteurs, de ses formes et de ses époques.
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Introdução do livro
Histoire de la littérature anglaise
Histoire de la littérature anglaise examine la poésie, le théâtre, la prose, les institutions et les tempéraments qui façonnent la tradition anglaise. Cette édition française sert les lecteurs de critique littéraire, d’histoire culturelle, d’éducation humaniste et de littérature comparée.
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Hippolyte Taine est mort en 1893, et Histoire de la littérature anglaise a été publié pour la première fois en 1863. Ces dates établissent la base de domaine public du texte français utilisé dans cette édition.
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Histoire de la littérature anglaise
Hippolyte Taine
Capítulo de préviaINTRODUCTION.Prévia
«L'historien pourrait se placer au sein de l'âme humaine, pendant
un temps donné, une série de siècles, ou chez un peuple
déterminé. Il pourrait étudier, décrire, raconter tous les
événements, toutes les transformations, toutes les révolutions
qui se seraient accomplies dans l'intérieur de l'homme; et quand
il serait arrivé au bout, il aurait une histoire de la
civilisation chez le peuple et dans le temps qu'il aurait
choisi.»
(GUIZOT, _Civilisation en Europe_, p. 25.)
L'histoire s'est transformée depuis cent ans en Allemagne, depuis soixante ans en France et cela par l'étude des littératures.
On a découvert qu'une oeuvre littéraire n'est pas un simple jeu d'imagination, le caprice isolé d'une tête chaude, mais une copie des moeurs environnantes et le signe d'un état d'esprit. On en a conclu qu'on pouvait, d'après les monuments littéraires, retrouver la façon dont les hommes avaient senti et pensé il y a plusieurs siècles. On l'a essayé et on a réussi.
On a réfléchi sur ces façons de sentir et de penser, et on a jugé que c'étaient là des faits de premier ordre. On a vu qu'elles tenaient aux plus grands événements; qu'elles les expliquaient, qu'elles étaient expliquées par eux, que désormais il fallait leur donner une place, et l'une des plus hautes places, dans l'histoire. On la leur a donnée, et depuis ce temps on voit tout changer en histoire: l'objet, la méthode, les instruments, la conception des lois et des causes. C'est ce changement, tel qu'il se fait et doit se faire, qu'on va tâcher d'exposer ici:
Capítulo de préviaIPrévia
[Sidenote: Les documents historiques ne sont que des indices au moyen desquels il faut reconstruire l'individu visible.]
Lorsque vous tournez les grandes pages roides d'un in-folio, les feuilles jaunies d'un manuscrit, bref un poëme, un code, un symbole de foi, quelle est votre première remarque? C'est qu'il ne s'est point fait tout seul. Il n'est qu'un moule pareil à une coquille fossile, une empreinte, pareille à l'une de ces formes déposées dans la pierre par un animal qui a vécu et qui a péri. Sous la coquille, il y avait un animal, et sous le document il y avait un homme. Pourquoi étudiez-vous la coquille, sinon pour vous figurer l'animal? De la même façon vous n'étudiez le document qu'afin de connaître l'homme; la coquille et le document sont des débris morts, et ne valent que comme indices de l'être entier et vivant. C'est jusqu'à cet être qu'il faut arriver; c'est lui qu'il faut tâcher de reconstruire. On se trompe lorsqu'on étudie le document comme s'il était seul. C'est traiter les choses en simple érudit, et tomber dans une illusion de bibliothèque. Au fond il n'y a ni mythologie, ni langues, mais seulement des hommes qui arrangent des mots et des images d'après les besoins de leurs organes et la forme originelle de leur esprit. Un dogme n'est rien par lui-même; voyez les gens qui l'ont fait, tel portrait du seizième siècle, la roide et énergique figure d'un archevêque ou d'un martyr anglais. Rien n'existe que par l'individu; c'est l'individu lui-même qu'il faut connaître. Quand on a établi la filiation des dogmes, ou la classification des poëmes, ou le progrès des constitutions, ou la transformation des idiomes, on n'a fait que déblayer le terrain; la véritable histoire s'élève seulement quand l'historien commence à démêler, à travers la distance des temps, l'homme vivant, agissant, doué de passions, muni d'habitudes, avec sa voix et sa physionomie, avec ses gestes et ses habits, distinct et complet comme celui que tout à l'heure nous avons quitté dans la rue. Tâchons donc de supprimer, autant que possible, ce grand intervalle de temps qui nous empêche d'observer l'homme avec nos yeux, _avec les yeux de notre tête_. Qu'y a-t-il sous les jolis feuillets satinés d'un poëme moderne? Un poëte moderne, un homme comme Alfred de Musset, Hugo, Lamartine ou Heine, ayant fait ses classes et voyagé, avec un habit noir et des gants, bien vu des dames et faisant le soir cinquante saluts et une vingtaine de bons mots dans le monde, lisant les journaux le matin, ordinairement logé dans un second étage, point trop gai parce qu'il a des nerfs, surtout parce que, dans cette épaisse démocratie où nous étouffons, le discrédit des dignités officielles a exagéré ses prétentions en rehaussant son importance, et que la finesse de ses sensations habituelles lui donne quelque envie de se croire Dieu. Voilà ce que nous apercevons sous des _méditations_ ou des _sonnets_ modernes.--De même sous une tragédie du dix-septième siècle, il y a un poëte, un poëte comme Racine, par exemple, élégant, mesuré, courtisan, beau diseur, avec une perruque majestueuse et des souliers à rubans, monarchique et chrétien de coeur, «ayant reçu de Dieu la grâce de ne rougir en aucune compagnie, ni du roi, ni de l'Évangile;» habile à amuser le prince, à lui traduire en beau français «le gaulois d'Amyot,» fort respectueux envers les grands, et sachant toujours, auprès d'eux, «se tenir à sa place,» empressé et réservé à Marly comme à Versailles, au milieu des agréments réguliers d'une nature policée et décorative, parmi les révérences, les grâces, les manéges et les finesses des seigneurs brodés qui sont levés matin pour mériter une survivance, et des dames charmantes qui comptent sur leurs doigts les généalogies afin d'obtenir un tabouret. Là-dessus, consultez Saint-Simon et les estampes de Pérelle, comme tout à l'heure vous avez consulté Balzac et les aquarelles d'Eugène Lami.--Pareillement, quand nous lisons une tragédie grecque, notre premier soin doit être de nous figurer des Grecs, c'est-à-dire des hommes qui vivent à demi nus, dans des gymnases ou sur des places publiques, sous un ciel éclatant, en face des plus fins et des plus nobles paysages, occupés à se faire un corps agile et fort, à converser, à discuter, à voter, à exécuter des pirateries patriotiques, du reste oisifs et sobres, ayant pour ameublement trois cruches dans leur maison, et pour provisions deux anchois dans une jarre d'huile, servis par des esclaves qui leur laissent le loisir de cultiver leur esprit et d'exercer leurs membres, sans autre souci que le désir d'avoir la plus belle ville, les plus belles processions, les plus belles idées et les plus beaux hommes. Là-dessus une statue comme le Méléagre ou le Thésée du Parthénon, ou bien encore la vue de cette Méditerranée lustrée et bleue comme une tunique de soie et de laquelle sortent les îles comme des corps de marbre, avec cela vingt phrases choisies dans Platon et Aristophane vous instruiront beaucoup plus que la multitude des dissertations et des commentaires.--Pareillement encore, pour entendre un Pourana indien, commencez par vous figurer le père de famille qui, «ayant vu un fils sur les genoux de son fils,» se retire selon la loi, dans la solitude, avec une hache et un vase, sous un bananier au bord d'un ruisseau, cesse de parler, multiplie ses jeûnes, se tient nu entre quatre feux, et sous le cinquième feu, c'est-à-dire le terrible soleil dévorateur et rénovateur incessant de toutes les choses vivantes; qui, tour à tour, et pendant des semaines entières, maintient son imagination fixée sur le pied de Brahma, puis sur le genou, puis sur la cuisse, puis sur le nombril, et ainsi de suite jusqu'à ce que, sous l'effort de cette méditation intense, les hallucinations paraissent, jusqu'à ce que toutes les formes de l'être, brouillées et transformées l'une dans l'autre, oscillent à travers cette tête emportée par le vertige, jusqu'à ce que l'homme immobile, reprenant sa respiration, les yeux fixes, voie l'univers s'évanouir comme une fumée au-dessus de l'Être universel et vide, dans lequel il aspire à s'abîmer. À cet égard, un voyage dans l'Inde serait le meilleur enseignement; faute de mieux, les récits des voyageurs, des livres de géographie, de botanique et d'ethnologie tiendront la place. En tout cas, la recherche doit être la même. Une langue, une législation, un catéchisme n'est jamais qu'une chose abstraite; la chose complète, c'est l'homme agissant, l'homme corporel et visible, qui mange, qui marche, qui se bat, qui travaille; laissez là la théorie des constitutions et de leur mécanisme, des religions et de leur système, et tâchez de voir les hommes à leur atelier, dans leurs bureaux, dans leurs champs, avec leur ciel, leur sol, leurs maisons, leurs habits, leurs cultures, leurs repas, comme vous le faites, lorsque, débarquant en Angleterre ou en Italie, vous regardez les visages et les gestes, les trottoirs et les tavernes, le citadin qui se promène et l'ouvrier qui boit. Notre grand souci doit être de suppléer, autant que possible, à l'observation présente, personnelle, directe et sensible, que nous ne pouvons plus pratiquer: car elle est la seule voie qui fasse connaître l'homme; rendons-nous le passé présent; pour juger une chose, il faut qu'elle soit présente; il n'y a pas d'expérience des objets absents. Sans doute, cette reconstruction est toujours incomplète; elle ne peut donner lieu qu'à des jugements incomplets; mais il faut s'y résigner; mieux vaut une connaissance mutilée qu'une connaissance nulle ou fausse, et il n'y a d'autre moyen pour connaître à peu près les actions d'autrefois, que de _voir_ à peu près les hommes d'autrefois.
Sumário
Nesta edição
- 01Full text
- 02INTRODUCTION.
- 03I
- 04II
- 05III
- 06IV
- 07V
- 08VI
- 09VII
- 10VIII
- 11HISTOIRE
- 12DE LA
- 13LIVRE I.
- 14CHAPITRE I.
- 15I
- 16II
- 17III
- 18IV
- 19V
- 20VI
- 21VII
- 22VIII
- 23CHAPITRE II.
- 24I
- 25II
- 26III
- 27IV
- 28V
- 29VI
- 30VII
- 31VIII
- 32IX
- 33X
- 34XI
- 35CHAPITRE III.
- 36I
- 37II
- 38III
- 39IV
- 40V
- 41VI
- 42VII
- 43VIII
- 44LIVRE II.
- 45CHAPITRE I.
- 46I
- 47II
- 48III
- 49IV
- 50I
- 51II
- 52III
- 53IV
- 54V
- 55VI
- 56VII
- 57VIII
- 58IX
- 59X
- 60XI
- 61XII
- 62XIII
- 63XIV
- 64XV
- 65XVI
- 66I
- 67II
- 68III
- 69IV
- 70V
- 71VI
- 72HISTOIRE
- 73DE LA
- 74LITTÉRATURE ANGLAISE
- 75TOME DEUXIÈME
- 76IMPRIMERIE GÉNÉRALE DE CH. LAHURE
- 77HISTOIRE
- 78DE LA
- 79LITTÉRATURE ANGLAISE
- 80PAR H. TAINE
- 81TOME DEUXIÈME
- 82LIVRE II.
- 83CHAPITRE II.
- 84I
- 85II
- 86III
- 87IV
- 88V
- 89VI
- 90VII
- 91ARETHUSA
- 92CHAPITRE III.
- 93I
- 94II
- 95III
- 96IV
- 97V
- 98VI
- 99CHAPITRE IV.
- 100I
- 101II
- 102III
- 103IV
- 104V
- 105VI
- 106VII
- 107VIII
- 108IX
- 109CHAPITRE V.
- 110I
- 111II
- 112III
- 113IV
- 114V
- 115VI
- 116CHAPITRE VI.
- 117I
- 118II
- 119III
- 120IV
- 121V
- 122VI
- 123IMPRIMERIE GÉNÉRALE DE CH. LAHURE
- 124HISTOIRE
- 125DE LA
- 126LITTÉRATURE ANGLAISE
- 127TOME TROISIÈME
- 128HISTOIRE
- 129DE LA
- 130LITTÉRATURE ANGLAISE
- 131PAR H. TAINE
- 132TOME TROISIÈME
- 133QUATRIÈME ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE
- 134HISTOIRE
- 135DE LA
- 136LIVRE III.
- 137CHAPITRE I.
- 138I
- 139II
- 140III
- 141IV
- 142V
- 143VI
- 144VII
- 145VIII
- 146IX
- 147I
- 148II
- 149III
- 150IV
- 151part, et on se doute bien que l'amour n'y est pas trop sincère. Au
- 152V
- 153VI
- 154VII
- 155VIII
- 156IX
- 157X
- 158CHAPITRE II
- 159I
- 160II
- 161III
- 162IV
- 163V
- 164VI
- 165VII
- 166VIII
- 167IX
- 168livre.
- 169X
- 170CHAPITRE III.
- 171I
- 172II
- 173III
- 174part chez le réformé est l'inquiétude de la conscience; il se
- 175IV
- 176V
- 177VI
- 178CHAPITRE IV.
- 179I
- 180II
- 181III
- 182IV
- 183V
- 184VI
- 185VII
- 186VIII
- 187IX
- 188HISTOIRE
- 189DE LA
- 190LITTÉRATURE ANGLAISE
- 191TOME QUATRIÈME
- 192HISTOIRE
- 193DE LA
- 194LITTÉRATURE ANGLAISE
- 195PAR H. TAINE
- 196TOME QUATRIÈME
- 197QUATRIÈME ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE
- 198HISTOIRE
- 199DE LA
- 200LIVRE III.
- 201CHAPITRE V.
- 202I
- 203II
- 204III
- 205IV
- 206avertissement délicat: «Stella, ce jour de naissance est ton
- 207V
- 208livre s'ouvre par des introductions, préfaces, dédicaces et autres
- 209CHAPITRE VI.
- 210I
- 211livre de Drelincourt, et, par surcroît, confirmer les gens, dans leur
- 212II
- 213III
- 214part et en majuscules pour la démêler. Nous aimons l'art, et vous n'en
- 215IV
- 216avertissement de la Providence, et tous deux manquent de se gourmer.
- 217V
- 218VI
- 219VII
- 220livre des lumières qui les détournent de la sottise et des motifs qui
- 221VIII
- 222CHAPITRE VII.
- 223I
- 224II
- 225III
- 226IV
- 227V
- 228VI
- 229LIVRE IV.
- 230CHAPITRE I.
- 231I
- 232II
- 233III
- 234lecture des poëtes, des romanciers, des historiens et des géographes,
- 235IV
- 236part cette vie ne manque. «À toutes les formes d'être est assigné un
- 237CHAPITRE II.
- 238I
- 239part.» On lui offrit le commandement, et c'est alors seulement qu'il
- 240II
- 241livre de notes, presque trait pour trait, ses descriptions les plus
- 242III
- 243part,--se gorgeant dans l'ombre. Plus d'amour;--la terre n'avait plus
- 244IV
- 245V
- 246VI
- 247I
- 248II
- 249III
- 250I
- 251II
- 252III
- 253IV
- 254V
- 255HISTOIRE
- 256DE LA
- 257LITTÉRATURE ANGLAISE
- 258TOME CINQUIÈME ET COMPLÉMENTAIRE
- 259LES CONTEMPORAINS
- 260HISTOIRE
- 261DE LA
- 262LITTÉRATURE ANGLAISE
- 263PAR H. TAINE
- 264TOME CINQUIÈME ET COMPLÉMENTAIRE
- 265LES CONTEMPORAINS
- 266AVERTISSEMENT.
- 267HISTOIRE
- 268DE LA
- 269LIVRE V.
- 270CHAPITRE I.
- 271I
- 272II
- 273I
- 274II
- 275III
- 276CHAPITRE II.
- 277Chapitre deux: Pendennis, père du jeune homme, était de son temps
- 278II
- 279III
- 280IV
- 281V
- 282I
- 283II
- 284III
- 285CHAPITRE III.
- 286I
- 287II
- 288préface remplirait un livre ordinaire, et le livre contient
- 289livre, avant le déluge, eût été considéré comme une lecture aisée
- 290part pour l'Ulster; les officiers français croient «voyager dans les
- 291CHAPITRE IV.
- 292Introduction des idées allemandes en Europe et en Angleterre. --
- 293I
- 294II
- 295livre. Ils aiment les travestissements, mettent une robe solennelle
- 296part of this volume); likewise, so far as possible, by a particular
- 297III
- 298IV
- 299V
- 300part, ce procédé de visionnaire est hasardeux; quand on veut sauter du
- 301I
- 302II
- 303III
- 304IV
- 305V
- 306VI
- 307I
- 308II
- 309III
- 310IV
- 311V
- 312VI
- 313I.
- 314II
- 315III
- 316part de là, et c'est elle qu'il faut voir. Laissez de côté les
- 317IV
- 318V
- 319VI
- 320VII
- 321CHAPITRE V.
- 322I
- 323II
- 324III
- 325I
- 326II
- 327III
- 328IV
- 329V
- 330VI
- 331VII
- 332part. Vous refuseriez de croire un voyageur qui vous dirait qu'il y a
- 333VIII
- 334IX
- 335X
- 336XI
- 337I
- 338II
- 339part quelque portion de la première; au lieu d'avancer, on s'arrête
- 340III
- 341IV
- 342V
- 343VI
- 344VII
- 345VIII
- 346IX
- 347CHAPITRE VI.
- 348I
- 349II
- 350III
- 351IV
- 352V
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