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Literatura

Les Dimanches d’un bourgeois de Paris

Edição BooksWhale em francês por Guy de Maupassant

Une suite de scènes ironiques où les loisirs ordinaires d’un Parisien deviennent une comédie sociale.

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Introdução do livro

Les Dimanches d’un bourgeois de Paris

Une suite de scènes ironiques où les loisirs ordinaires d’un Parisien deviennent une comédie sociale. Maupassant transforme promenades, sorties et ambitions modestes en une observation précise des habitudes et des illusions de la petite bourgeoisie parisienne.

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Guy de Maupassant died in 1893; these Parisian sketches are public domain.

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Les Dimanches d’un bourgeois de Paris

Guy de Maupassant

de

Les Dimanches

d’un

Bourgeois de Paris

Dessins de GEO. DUPUIS

Gravures sur bois par G. LEMOINE

PARIS

société d’éditions littéraires et artistiques

Librairie Paul Ollendorf

50, chaussée d’antin, 50

Capítulo de préviaTABLEPrévia

Préparatifs de voyage

Première sortie

Chez un ami

Pêche à la ligne

Deux hommes célèbres

Avant la fête

Une triste histoire

Essai d’amour

Un dîner et quelques idées

Séance publique

Capítulo de préviaPRÉPARATIFS DE VOYAGEPrévia

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PRÉPARATIFS DE VOYAGE

M. Patissot, né à Paris, après avoir fait, comme beaucoup d’autres, de mauvaises études au collège Henri IV, était entré dans un ministère par la protection d’une de ses tantes, qui tenait un débit de tabac où s’approvisionnait un chef de division.

Il avança très lentement et serait peut-être mort commis de quatrième classe, sans le paterne hasard qui dirige parfois nos destinées.

Il a aujourd’hui cinquante et deux ans, c’est à cet âge seulement qu’il commence à parcourir, en touriste, toute cette partie de la France qui s’étend entre les fortifications et la province.

L’histoire de son avancement peut être utile à beaucoup d’employés, comme le récit de ses promenades servira sans doute à beaucoup de Parisiens qui les prendront pour itinéraires de leurs propres excursions, et sauront, par son exemple, éviter certaines mésaventures qui lui sont advenues.

M. Patissot, en 1854, ne touchait encore que 1 800 francs. Par un effet singulier de sa nature, il déplaisait à tous ses chefs, qui le laissaient languir dans l’attente éternelle et désespérée de l’augmentation, cet idéal de l’employé.

Il travaillait pourtant ; mais il ne savait pas le faire valoir : et puis il était trop fier, disait-il. Et puis sa fierté consistait à ne jamais saluer ses supérieurs d’une façon vile et obséquieuse, comme le faisaient, à son avis, certains de ses collègues qu’il ne voulait pas nommer. Il ajoutait encore que sa franchise gênait bien des gens, car il s’élevait, comme tous les autres d’ailleurs, contre les passe-droits, les injustices, les tours de faveur donnés à des inconnus, étrangers à la bureaucratie. Mais sa voix indignée ne passait jamais la porte de la case où il besognait, selon son mot : « Je besogne… dans les deux sens, monsieur. »

Comme employé d’abord, comme Français ensuite, comme homme d’ordre enfin, il se ralliait, par principe, à tout gouvernement établi, étant fanatique du pouvoir… autre que celui des chefs.

Chaque fois qu’il en trouvait l’occasion, il se postait sur le passage de l’Empereur afin d’avoir l’honneur de se découvrir : et il s’en allait tout orgueilleux d’avoir salué le chef de l’État.

À force de contempler le souverain, il fit comme beaucoup : il l’imita dans la coupe de sa barbe, l’arrangement de ses cheveux, la forme de sa redingote, sa démarche, son geste combien d’hommes, dans chaque pays, semblent des portraits du Prince ! — Il avait peut-être une vague ressemblance avec Napoléon III, mais ses cheveux étaient noirs — il les teignit. Alors la similitude fut absolue ; et, quand il rencontrait dans la rue un autre monsieur représentant aussi la figure impériale, il en était jaloux et le regardait dédaigneusement. Ce besoin d’imitation devint bientôt son idée fixe, et, ayant entendu un huissier des Tuileries contrefaire la voix de l’Empereur, il en prit à son tour les intonations et la lenteur calculée.

Il devint ainsi tellement pareil à son modèle qu’on les aurait confondus, et des gens au Ministère, des hauts fonctionnaires, murmuraient, trouvant la chose inconvenante, grossière même ; on en parla au ministre, qui manda cet employé devant lui. Mais, à sa vue, il se mit à rire, et répéta deux ou trois fois : « C’est drôle, vraiment drôle ! » On l’entendit, et le lendemain, le supérieur direct de Patissot proposa son subordonné pour un avancement de trois cents francs, qu’il obtint immédiatement.

Depuis lors, il marcha d’une façon régulière, grâce à cette faculté simiesque d’imitation. Même une inquiétude vague, comme le pressentiment d’une haute fortune suspendue sur sa tête, gagnait ses chefs, qui lui parlaient avec déférence.

Sumário

Nesta edição

  1. 01Full text
  2. 02TABLE
  3. 03PRÉPARATIFS DE VOYAGE
  4. 04PREMIÈRE SORTIE
  5. 05CHEZ UN AMI
  6. 06PÊCHE À LA LIGNE
  7. 07DEUX HOMMES CÉLÈBRES
  8. 08AVANT LA FÊTE
  9. 09UNE TRISTE HISTOIRE
  10. 10ESSAI D’AMOUR
  11. 11UN DÎNER ET QUELQUES IDÉES
  12. 12SÉANCE PUBLIQUE

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Les Dimanches d’un bourgeois de Paris

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