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Les Vacances

Edição BooksWhale em francês por Comtesse de Ségur

Jeux, retrouvailles et mésaventures composent des vacances où les enfants apprennent la responsabilité, la bonté et les limites de leurs impulsions.

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Introdução do livro

Les Vacances

Les enfants des Petites Filles modèles se retrouvent dans une histoire de vacances mêlant jeux, querelles et réconciliations. La Comtesse de Ségur fait apparaître les effets de la générosité comme ceux de l’égoïsme dans les relations familiales et amicales. L’humour des scènes quotidiennes accompagne une réflexion sur l’éducation morale, la confiance et l’attention portée aux autres.

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Comtesse de Ségur est morte en 1874. La première publication de Les Vacances remonte à 1859.

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Les Vacances

Comtesse de Ségur

À mon petit-fils Jacques de Pitray.

Très cher enfant, tu es encore trop petit pour être le petit JACQUES des VACANCES, mais tu seras, j'en suis sûre, aussi bon, aussi aimable, aussi généreux et aussi brave que lui. Plus tard sois excellent comme PAUL, et plus tard encore, sois vaillant, dévoué, chrétien comme M. DE ROSBOURG. C'est le voeu de ta grand'mère qui t'aime et qui te bénit.

Comtesse de SÉGUR, née ROSTOPCHINE.

Paris, 1858.

Capítulo de préviaI. L'arrivée.Prévia

Tout était en l'air au château de Fleurville. Camille et Madeleine de Fleurville, Marguerite de Rosbourg et Sophie Fichini, leurs amies, allaient et venaient, montaient et descendaient l'escalier, couraient dans les corridors, sautaient, riaient, criaient, se poussaient. Les deux mamans, Mme de Fleurville et Mme de Rosbourg, souriaient à cette agitation, qu'elles ne partageaient pas, mais qu'elles ne cherchaient pas à calmer; elles étaient assises dans un salon qui donnait sur le chemin d'arrivée.

De minute en minute, une des petites filles passait la tête à la porte et demandait:

«Eh bien! arrivent-ils?

—Pas encore, chère petite, répondait une des mamans.

—Ah! tant mieux, nous n'avons pas encore fini.» Et elle repartait comme une flèche. «Mes amies, ils n'arrivent pas encore; nous avons le temps de tout finir.»

CAMILLE.—Tant mieux! Sophie, va vite au jardin demander des fleurs...

SOPHIE.—Quelles fleurs faut-il demander?

MADELEINE.—Des dahlias et du réséda: ce sera facile à arranger et l'odeur en sera agréable et pas trop forte.

MARGUERITE.—Et moi, Camille, que dois-je faire?

CAMILLE.—Toi, cours avec Madeleine chercher de la mousse pour cacher les queues des fleurs. Moi je vais laver les vases à la cuisine et j'y mettrai de l'eau.

Sophie courut au potager et rapporta un grand panier rempli de beaux dahlias et de réséda qui embaumait.

Marguerite et Madeleine ramenèrent une brouette de mousse.

Camille apporta quatre vases bien lavés, bien essuyés et pleins d'eau.

Les quatre petites se mirent à l'ouvrage avec une telle activité, qu'un quart d'heure après les vases étaient pleins de fleurs gracieusement arrangées; les dahlias étaient entremêlés de branches de réséda. Elles en portèrent deux dans la chambre destinée à leurs cousins Léon et Jean de Rugès, et deux dans la chambre du petit cousin Jacques de Traypi.

CAMILLE, regardant de tous côtés.—Je crois que tout est fini maintenant; je ne vois plus rien à faire.

MADELEINE.—Jacques sera enchanté de sa chambre; elle est charmante!

SOPHIE.—La collection d'images que nous avons mise sur la table va l'amuser beaucoup.

MARGUERITE.—Je vais voir s'ils arrivent!

CAMILLE.—Oui, va, nous te suivons.

Marguerite partit en courant, et, avant que ses amies eussent pu la rejoindre, elle reparut haletante et criant:

«Les voilà! les voilà! les voitures ont passé la barrière et elles entrent dans le bois.»

Camille, Madeleine et Sophie se précipitèrent vers le perron, où elles trouvèrent leurs mamans; elles auraient bien voulu courir au-devant de leurs cousins, mais les mamans les en empêchèrent.

Quelques instants après, les voitures s'arrêtaient devant le perron aux cris de joie des enfants. M. et Mme de Rugès et leurs deux fils, Léon et Jean, descendirent de la première; M. et Mme de Traypi et leur petit Jacques descendirent de la seconde. Pendant quelques instants, ce fut un tumulte, un bruit, des exclamations à étourdir.

Léon était un beau et grand garçon blond, un peu moqueur, un peu rageur, un peu indolent et faible, mais bon garçon au fond; il avait treize ans.

Jean était âgé de douze ans; il avait de grands yeux noirs pleins de feu et de douceur; il avait du courage et de la résolution; il était bon, complaisant et affectueux.

Jacques était un charmant enfant de sept ans; il avait les cheveux châtains et bouclés, les yeux pétillants d'esprit et de malice, les joues roses, l'air décidé, le coeur excellent, le caractère vif, mais jamais d'humeur ni de rancune.

Sophie seule restait à l'écart; on l'avait embrassée en descendant de voiture; mais elle sentait que, ne faisant pas partie de la famille, n'ayant été admise à Fleurville que par suite de l'abandon de sa belle-mère, elle ne devait pas se mêler indiscrètement à la joie générale.

Capítulo de préviaII. Les cabanes.Prévia

Les enfants étaient en vacances, et tous avaient congé; les papas et les mamans avaient déclaré que, pendant six semaines, chacun ferait ce qu'il voudrait du matin au soir, sauf deux heures réservées au travail.

Le lendemain de l'arrivée des cousins, on s'éveilla de grand matin.

Marguerite sortit sa tête de dessous sa couverture et appela Sophie, qui dormait profondément; Sophie se réveilla en sursaut et se frotta les yeux.

«Quoi? qu'est-ce? Faut-il partir? Attends, je viens.» En disant ces mots, elle retomba endormie sur son oreiller.

Marguerite allait recommencer, lorsque la bonne, qui couchait près d'elle, lui dit:

«Taisez-vous donc, mademoiselle Marguerite; laissez-nous dormir; il n'est pas encore cinq heures; c'est trop tôt pour se lever.»

MARGUERITE.—Dieu! que la nuit est longue aujourd'hui! quel ennui de dormir!

Et, tout en songeant aux cabanes et aux plaisirs de la journée, elle aussi se rendormit.

Camille et Madeleine, éveillées depuis longtemps, attendaient patiemment que la pendule sonnât sept heures et leur permît de se lever sans déranger leur bonne, Élisa, qui, n'ayant pas de cabane à construire, dormait paisiblement. Léon et Jean s'étaient éveillés et levés à six heures.

Jacques avait eu, avant de se coucher, une conversation à voix basse avec son père et Marguerite; on les voyait causer avec animation; on les entendait rire; de temps en temps, Jacques sautait, battait des mains et embrassait son papa et Marguerite; mais ils ne voulurent dire à personne de quoi ils avaient parlé avec tant de chaleur et de gaieté. Le lendemain, quand Léon et Jean allèrent éveiller Jacques, ils trouvèrent la chambre vide.

JEAN.—Comment! déjà sorti! À quelle heure s'est-il donc levé?

LÉON.—Écoute donc; un premier jour de vacances on veut s'en donner, des courses, des jeux, des promenades! Nous le retrouverons dans le jardin. En attendant mes cousines et mes amies, allons faire un tour à la ferme; nous déjeunerons avec du bon lait tout chaud et du pain bis.

Jean approuva vivement ce projet; ils arrivèrent au moment où l'on finissait de traire les vaches. La fermière, la mère Diart, les reçut avec empressement. Après les premières phrases de bonjour et de bienvenue, Léon demanda du lait et du pain bis.

La mère Diart s'empressa de les servir.

Léon et Jean remercièrent la fermière et se mirent à manger avec délices ce bon lait tout chaud et ce pain de ménage, à peine sorti du four et tiède encore.

«Assez, assez, Jean, dit Léon. Si nous nous étouffons, nous ne serons plus bons à rien. N'oublie pas que nous avons nos cabanes à commencer. Nous aurons fini les nôtres avant que ce petit vantard de Jacques ait pu seulement commencer la sienne.»

JEAN.—Hé! hé! Je ne dis pas cela, moi. Jacques est fort; il est très vif et intelligent; il est résolu et, quand il veut, il veut ferme.

LÉON.—Laisse donc! ne vas-tu pas croire qu'il saura faire une maison à lui tout seul, aidé seulement par Sophie et Marguerite?

JEAN.—C'est bon! tu riras après; en attendant, viens chercher nos cousines; il va être huit heures.

Ils coururent à la maison, allèrent frapper à la porte de leurs cousines qui les attendaient et qui leur ouvrirent avec empressement. Ils se demandèrent réciproquement des nouvelles de leur nuit et descendirent pour courir à leur jardin et commencer leur cabane. En approchant, ils furent surpris d'entendre frapper comme si on clouait des planches.

CAMILLE.—Qui est-ce qui peut cogner dans notre jardin?

MADELEINE.—C'est sans doute dans le bois.

CAMILLE.—Mais non! les coups semblent venir du jardin.

LÉON.—Ah! voici Marguerite; elle nous dira ce que c'est.

Au même instant, Marguerite cria très haut: «Léon, Jean, bonjour; Sophie et Jacques sont avec moi.

Sumário

Nesta edição

  1. 01Full text
  2. 02I. L'arrivée.
  3. 03II. Les cabanes.
  4. 04III. La visite au moulin.
  5. 05IV. Une rencontre inattendue.
  6. 06V. Le naufrage de Sophie.
  7. 07VI. Une nouvelle surprise.
  8. 08VII. La mer et les sauvages.
  9. 09VIII. La délivrance.
  10. 10IX. Fin du récit de Paul.
  11. 11X. Histoires de revenants.
  12. 12XI. Les Tourne-Boule et l'idiot.
  13. 13XII. La comtesse Blagowski.
  14. 14Conclusion

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