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Literatura

Le Fantôme de l’Opéra

Edición BooksWhale en francés de Gaston Leroux

Un roman de mystère où l’opéra devient labyrinthe de musique, masque, amour et terreur.

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Introducción del libro

Le Fantôme de l’Opéra

Le Fantôme de l’Opéra installe son intrigue dans les coulisses, les loges et les souterrains du Palais Garnier. Gaston Leroux mêle enquête, mélodrame et atmosphère gothique autour d’une voix fascinante, d’un masque tragique et d’un amour impossible.

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Gaston Leroux est mort en 1927, et Le Fantôme de l’Opéra a été publié en 1910. Ces dates soutiennent la base de domaine public de cette édition française originale.

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Le Fantôme de l’Opéra

Gaston Leroux

Capítulo de vista previaAvant-proposVista previa

Le Fantôme de l’Opéra a existé. Ce ne fut point, comme on l’a cru longtemps, une inspiration d’artistes, une superstition de directeurs, la création falote des cervelles excitées de ces demoiselles du corps de ballet, de leurs mères, des ouvreuses, des employés du vestiaire et de la concierge.

Oui, il a existé, en chair et en os, bien qu’il se donnât toutes les apparences d’un vrai fantôme, c’est-à-dire d’une ombre.

J’avais été frappé dès l’abord que je commençai de compulser les archives de l’Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme, et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames et je devais bientôt être conduit à cette idée que l’on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là. Les événements ne datent guère que d’une trentaine d’années et il ne serait point difficile de trouver encore aujourd’hui, au foyer même de la danse, des vieillards fort respectables, dont on ne saurait mettre la parole en doute, qui se souviennent comme si la chose datait d’hier, des conditions mystérieuses et tragiques qui accompagnèrent l’enlèvement de Christine Daaé, la disparition du vicomte de Chagny et la mort de son frère aîné le comte Philippe, dont le corps fut trouvé sur la berge du lac qui s’étend dans les dessous de l’Opéra, du côté de la rue Scribe. Mais aucun de ces témoins n’avait cru jusqu’à ce jour devoir mêler à cette affreuse aventure le personnage plutôt légendaire du fantôme de l’Opéra.

La vérité fut lente à pénétrer mon esprit troublé par une enquête qui se heurtait à chaque instant à des événements qu’à première vue on pouvait juger extra-terrestres, et, plus d’une fois, je fus tout près d’abandonner une besogne où je m’exténuais à poursuivre, — sans la saisir jamais, — une vaine image. Enfin, j’eus la preuve que mes pressentiments ne m’avaient point trompé et je fus récompensé de tous mes efforts le jour où j’acquis la certitude que le fantôme de l’Opéra avait été plus qu’une ombre.

Ce jour-là, j’avais passé de longues heures en compagnie des Mémoires d’un directeur, œuvre légère de ce trop sceptique Moncharmin qui ne comprit rien, pendant son passage à l’Opéra, à la conduite ténébreuse du fantôme, et qui s’en gaussa tant qu’il put, dans le moment même qu’il était la première victime de la curieuse opération financière qui se passait à l’intérieur de « l’enveloppe magique ».

Désespéré, je venais de quitter la bibliothèque quand je rencontrai le charmant administrateur de notre Académie nationale, qui bavardait sur un palier avec un petit vieillard vif et coquet, auquel il me présenta allègrement. M. l’administrateur était au courant de mes recherches et savait avec quelle impatience j’avais en vain tenté de découvrir la retraite du juge d’instruction de la fameuse affaire Chagny, M. Faure. On ne savait ce qu’il était devenu, mort ou vivant ; et voilà que, de retour du Canada, où il venait de passer quinze ans, sa première démarche à Paris avait été pour venir chercher un fauteuil de faveur au secrétariat de l’Opéra. Ce petit vieillard était M. Faure lui-même.

Nous passâmes une bonne partie de la soirée ensemble et il me raconta toute l’affaire Chagny telle qu’il l’avait comprise jadis. Il avait dû conclure, faute de preuves, à la folie du vicomte et à la mort accidentelle du frère aîné, mais il restait persuadé qu’un drame terrible s’était passé entre les deux frères à propos de Christine Daaé. Il ne sut me dire ce qu’était devenue Christine, ni le vicomte. Bien entendu, quand je lui parlai du fantôme, il ne fit qu’en rire. Lui aussi avait été mis au courant des singulières manifestations qui semblaient alors attester l’existence d’un être exceptionnel ayant élu domicile dans un des coins les plus mystérieux de l’Opéra et il avait connu l’histoire de « l’enveloppe », mais il n’avait vu dans tout cela rien qui pût retenir l’attention d’un magistrat chargé d’instruire l’affaire Chagny, et c’est tout juste s’il avait écouté quelques instants la déposition d’un témoin qui s’était spontanément présenté pour affirmer qu’il avait eu l’occasion de rencontrer le fantôme. Ce personnage — le témoin — n’était autre que celui que le Tout-Paris appelait « le Persan » et qui était bien connu de tous les abonnés de l’Opéra. Le juge l’avait pris pour un illuminé.

Capítulo de vista previaPremière partie : ErikVista previa

Première partie : Erik

Índice

Dentro de esta edición

  1. 01Full text
  2. 02Avant-propos
  3. 03Première partie : Erik
  4. 04I. Est-ce le fantôme ?
  5. 05II. La marguerite nouvelle
  6. 06III
  7. 07IV. La loge numéro 5
  8. 08V. Suite de « la loge n° 5 »
  9. 09VI. Le violon enchanté
  10. 10VII. Une visite à la loge n° 5
  11. 11VIII
  12. 12IX. Le mystérieux coupé
  13. 13X. Au bal masqué
  14. 14XI. Il faut oublier le nom de la « voix d’homme »
  15. 15XII. Au-dessus des trappes
  16. 16XIII. La lyre d’apollon
  17. 17Deuxième partie : Le mystère des trappes
  18. 18I. Un coup de maître de l’amateur de trappes
  19. 19II. Singulière attitude d’une épingle de nourrice
  20. 20III. « christine ! christine ! »
  21. 21IV. Révélations étonnantes de mme giry, relatives à ses relations personnelles avec le fantôme de l’opéra.
  22. 22V. Suite de la curieuse attitude d’une épingle de nourrice
  23. 23VI. Le commissaire de police, le vicomte et le persan
  24. 24VII. Le vicomte et le persan
  25. 25VIII. Dans les dessous de l’opéra
  26. 26IX. Intéressantes et instructives tribulations d’un persan dans les dessous de l’opéra
  27. 27X. Dans la chambre des supplices
  28. 28XI. Les supplices commencent
  29. 29XII. « tonneaux, tonneaux, avez-vous des tonneaux à vendre ? ? ? »
  30. 30XIII. Faut-il tourner le scorpion ? faut-il tourner la sauterelle ?
  31. 31XIV. La fin des amours du fantôme
  32. 32Épilogue

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