BooksWhaleBooksWhale
Monsieur Teste cover

francés Edición

Filosofía

Monsieur Teste

Edición BooksWhale en francés de Paul Valéry

Une méditation moderniste française sur l’intelligence, la conscience de soi, la perception et les limites de la pensée.

Vista previa
Muestra del texto preparado
Formatos
Lector online, EPUB, PDF
Acceso
Claim de Biblioteca

Introducción del libro

Monsieur Teste

Monsieur Teste condense l’art intellectuel de Paul Valéry autour d’une figure vouée à l’examen de l’esprit, de la lucidité et de la pensée pure. Cette édition française originale s’adresse aux lecteurs de philosophie littéraire, de modernisme, d’essai poétique et de prose réflexive.

Edición BooksWhale

Cómo se preparó esta edición

Esta edición se basa en un texto de dominio público y fue preparada por BooksWhale para lectura digital.

Base de dominio público

Por qué puede compartirse

Paul Valéry est mort en 1945, et Monsieur Teste a été publié pour la première fois en 1896. Ces dates soutiennent la base de domaine public de cette édition française originale.

Leer vista previa

Muestra del texto preparado

Vista previa seleccionada del texto preparado.

Capítulo de vista previaFull textLeer vista previa

Monsieur Teste

Paul Valéry

Capítulo de vista previaPRÉFACEVista previa

Ce personnage de fantaisie dont je devins l’auteur au temps d’une jeunesse à demi littéraire, à demi sauvage ou… intérieure, a vécu, semble-t-il, depuis cette époque effacée, d’une certaine vie, — que ses réticences plus que ses aveux ont induit quelques lecteurs à lui prêter .

Teste fut engendré, — dans une chambre où Auguste Comte a passé ses premières années, — pendant une ère d’ivresse de ma volonté et parmi d’étranges excès de conscience de soi.

J’étais affecté du mal aigu de la précision. Je tendais à l’extrême du désir insensé de comprendre, et je cherchais en moi les points critiques de ma faculté

d’attention.

Je faisais donc ce que je pouvais pour augmenter

un peu les durées de quelques pensées. Tout ce qui

m’était facile m’était indifférent et presque ennemi.

La sensation de l’effort me semblait devoir être recherchée,

et je ne prisais pas les heureux résultats qui

ne sont que les fruits naturels de nos vertus natives.

C’est dire que les résultats en général, — et par conséquence,

les œuvres, — m’importaient beaucoup moins

que l’énergie de l’ouvrier, — substance des choses

qu’il espère. Ceci prouve que la théologie se retrouve

un peu partout.

Je suspectais la littérature, et jusqu’aux travaux

assez précis de la poésie. L’acte d’écrire demande toujours

un certain « sacrifice de l’intellect ». On sait

bien, par exemple, que les conditions de la lecture

littéraire sont incompatibles avec une précision excessive

du langage. L’intellect volontiers exigerait du langage

commun des perfections et des puretés qui ne sont

pas en sa puissance. Mais rares sont les lecteurs qui

ne prennent leur plaisir que l’esprit tendu. Nous ne

gagnons les attentions qu’à la faveur de quelque amusement ;

et cette espèce d’attention est passive.

Il me semblait indigne, d’ailleurs, de partir mon ambition entre le souci d’un effet à produire sur les

autres, et la passion de me connaître et reconnaître tel

que j’étais, sans omissions, sans simulations, ni complaisances.

Je rejetais non seulement les Lettres, mais encore

la Philosophie presque tout entière, parmi les Choses

Vagues et les Choses Impures auxquelles je me refusais

de tout mon cœur. Les objets traditionnels de la spéculation

m’excitaient si malaisément que je m’étonnais

des philosophes ou de moi-même. Je n’avais pas compris

que les problèmes les plus relevés ne s’imposent

guère, et qu’ils empruntent beaucoup de leur prestige

et de leurs attraits à certaines conventions qu’il faut

connaître et recevoir pour entrer chez les philosophes.

La jeunesse est un temps pendant lequel les conventions

sont, et doivent être, mal comprises : ou aveuglément

combattues, ou aveuglément obéies. On ne peut pas

concevoir, dans les commencements de la vie réfléchie,

que seules les décisions arbitraires permettent à l’homme

de fonder quoi que ce soit : langage, sociétés, connaissances,

œuvres de l’art. Quant à moi, je le concevais

si mal que je m’étais fait une règle de tenir secrètement

pour nulles ou méprisables toutes les opinions et

coutumes d’esprit qui naissent de la vie en commun et

de nos relations extérieures avec les autres hommes, et qui s’évanouissent dans la solitude volontaire. Et même je ne pouvais songer qu’avec dégoût à toutes les idées et à tous les sentiments qui ne sont engendrés ou remués dans l’homme que par ses maux et par ses craintes, ses espoirs et ses terreurs ; et non librement par ses pures observations sur les choses et en soi-même.

J’essayais donc de me réduire à mes propriétés

Capítulo de vista previaLA SOIRÉEVista previa

LA SOIRÉE

Índice

Dentro de esta edición

  1. 01Full text
  2. 02PRÉFACE
  3. 03LA SOIRÉE
  4. 04AVEC MONSIEUR TESTE
  5. 05LA SOIRÉE
  6. 06AVEC MONSIEUR TESTE
  7. 07LETTRE DE
  8. 08MADAME ÉMILIE TESTE
  9. 09LETTRE DE
  10. 10MADAME EMILIE TESTE
  11. 11EXTRAITS DU LOG-BOOK
  12. 12DE MONSIEUR TESTE
  13. 13EXTRAITS DU LOG-BOOK
  14. 14DE MONSIEUR TESTE
  15. 15ENSEMBLE
  16. 16SI LE MOI POUVAIT PARLER
  17. 17POÈME
  18. 18LE RICHE D’ESPRIT
  19. 19LE JEU PERSONNEL
  20. 20L’HOMME DE VERRE
  21. 21QUELQUES ÉPÎTRES
  22. 22LETTRE D'UN AMI
  23. 23LETTRE
  24. 24(DU TEMPS DE CHARMES)
  25. 25LETTRE
  26. 26A PAUL SOUDAY
  27. 27SIX LETTRES
  28. 28À PIERRE LOUYS
  29. 29A
  30. 30C
  31. 31H
  32. 32J
  33. 33L
  34. 34O

Disponibilidad de idiomas

Otros idiomas

Aún no hay otras ediciones lingüísticas publicadas. Esta sección enlazará las disponibles.

Solicitar otro idioma

Monsieur Teste

Membresía $9.99 / año · acceso claim

Vista previaUnirse