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français Édition

Littérature

La Garçonne

Édition BooksWhale en français par Victor Margueritte

Un roman scandaleux des années vingt sur émancipation féminine, morale sociale, désir et modernité.

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Introduction du livre

La Garçonne

La Garçonne de Victor Margueritte met en scène une héroïne qui rompt avec les conventions morales et sentimentales de son milieu, au cœur des débats sur la femme moderne. Cette édition BooksWhale propose le texte français du domaine public pour lire un roman emblématique des années vingt, entre scandale, société et émancipation.

Édition BooksWhale

Préparation de cette édition

Cette édition repose sur un texte du domaine public et a été préparée par BooksWhale pour la lecture numérique.

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Pourquoi cette édition peut être partagée

Victor Margueritte est mort en 1942, et La Garçonne a été publié pour la première fois en 1922. Ces dates établissent la base du domaine public pour cette édition française originale.

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La Garçonne

Victor Margueritte

Chapitre d'aperçuNOTE DE L'AUTEURAperçu

--Une préface, au 150e mille?

--Une postface, si vous voulez.

--Trois mois après que le livre a paru!

--Eh! oui, le temps que les «chers confrères» aient jeté, à droite et à gauche, leur venin... Pudeurs à retardement dont la bombe attendait, pour fulminer, l'éclat de l'offensant succès!... Et le temps aussi que s'apaisât le concert des indignations plus ou moins feintes, le tolle des hypocrisies, la rage des haines politiques ou confessionnelles qui ont accueilli ce livre, le trente-septième que j'ai l'honneur de signer, et où, sous l'historien, quelques bonnes âmes ont affirmé ne voir qu'un pornographe, oeuvrant par lucre... Coup classique, et qui ne fut pas épargné à Zola.

--Mais si, pour une raison ou une autre, on n'a pas suffisamment compris ce que vous souhaitiez faire entendre, la faute ne vous incombe-t-elle pas en quelque mesure?

--Sans doute. Encore que je ne me flatte pas de désarmer, jamais, certains partis-pris! Mais peut-être aussi aurais-je dû, par quelque avant-propos, avertir de mes intentions le lecteur pressé. Le cinéma l'a gâté. C'est un fait: la trépidation, la dispersion de l'existence quotidienne nuisent au recueillement et à la méditation sans lesquels il est impossible qu'un jugement motivé se forme. On ne lit plus, on parcourt. Que dis-je, on court, d'une page à l'autre! le cent à l'heure... Souffrez donc, cher lecteur, que je passe à l'écran quelques éclaircissements complémentaires...

Tout d'abord, et comme vous, je sais parbleu bien qu'il y a chez nous des mères et des filles admirables, toute une société féminine qui travaille et qui peine. Je l'ai peinte déjà, et la peindrai encore.

Ai-je besoin d'affirmer, au surplus, que jamais je n'ai prétendu proposer Monique Lerbier comme le type actuel de la jeune fille, de la jeune femme française? Et suis-je responsable si des critiques hostiles généralisent?

Non. J'ai peint, avec ce tout petit monde de lucre et de vanité qu'on est convenu d'appeler «le monde»,--peut-être parce qu'hélas! il en fait encore la loi?--quelques types de ces émancipées dont la guerre a précipité le foisonnement dans tous les pays.

C'est, en revanche, de parti-pris, que j'ai situé ma garçonne dans le milieu de débauche et d'affaires qu'on voit à Paris, parce que ce microcosme est le plus représentatif de l'amoralité ou, si vous préférez, de la pourriture contemporaine.

--Soit! mais quelle nécessité de vous étendre sur des tableaux de dégradation et de vice? C'est donner prétexte à dire que vous vous y êtes complu.

--A dire, ou à médire? Ce n'est pas seulement pour le peintre de moeurs un droit, c'est un devoir que de retracer,--jusqu'à en donner le dégoût, comme à Monique,--le spectacle des pires turpitudes. Oui, je sais, il y a l'objection: «--Prenez garde à l'attirance du danger. On ne tombe pas dans un mal qu'on ignore». Je réponds qu'il vaut mieux, puisque le mal existe, le révéler que le cacher. Son étalage ne fera que rebuter d'avance toute jeune âme, pour peu qu'elle soit saine. C'est le fanal sur l'écueil. Monique, pour y avoir touché, n'a gardé que l'horreur de ces mornes plaisirs, un élan vers le bonheur salubre... Exemple préservateur. Quant aux perverties!...

--Pauvre et pure, votre héroïne n'eût-elle pas mieux démontré cependant, par une laborieuse existence, ces droits à l'indépendance que conquièrent journellement tant d'autres garçonnes,--moins fortunées et plus courageuses?

--Il est vrai. Mais que voulez-vous? C'est de parti-pris, encore, que j'ai fait de celle-ci une fille de riches, riche elle-même. Pourquoi? Parce que sa fortune, comme son éducation, est une des conditions de sa chute. Moins préparée aux vertus du travail que ses soeurs ouvrières ou de petite bourgeoisie, elle est la première victime d'une liberté révolutionnairement conquise. Morale: A la classe soi-disant dirigeante, d'élever mieux ses filles. Et surtout ses fils! Ce sera tout bénéfice pour l'évolution.

Chapitre d'aperçuPremière partieAperçu

Première partie

Table des matières

Dans cette édition

  1. 01Full text
  2. 02NOTE DE L'AUTEUR
  3. 03Première partie
  4. 04I
  5. 05II
  6. 06III
  7. 07IV
  8. 08V
  9. 09VI
  10. 10VII
  11. 11Deuxième partie
  12. 12I
  13. 13II
  14. 14III
  15. 15IV
  16. 16V
  17. 17VI
  18. 18Troisième partie
  19. 19I
  20. 20II
  21. 21III
  22. 22IV
  23. 23V
  24. 24VI

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